Contre la loi travail 2, la Martinique donne le ton dès le 22 juin !

Publié le par FSC

SOURCE : France Antilles

 

Quatre centrales veulent créer un rapport de force contre l'offensive du gouvernement suite à la réforme du Code du travail. Rendez-vous est donné pour une mobilisation. Ce sera le 22 juin.

Les syndicats CDMT, CSTM, ASAM ont annoncé, à l'occasion d'une conférence de presse, une grève générale reconductible pour le 22 juin. Une mobilisation motivée par le besoin de créer un rapport de force à l'heure de « multiples attaques » se profilant pour les travailleurs notamment contre le Code du travail. « Au bout de quatre réunions, nous avons pris la décision qu'il fallait faire quelque chose » , a sorti d'emblée le secrétaire général de la CSTM Bertrand Cambusy. La CGTM/FSM, absente face aux médias, s'est déjà montrée partie prenante. D'autres organisations ayant pris part à ces séances de travail ne sont pas fermées à cette proposition de rassemblement émanant de la CDMT : elles vont consulter leur base. Même si cela n'a pas été dit, la proximité de la manifestation avec la période des vacances pourrait être un élément contribuant à faire hésiter ces centrales. Mais pour les responsables qui se sont engagés dans la bataille, pas question d'attendre.
« Personne ne comprendrait que pas une seule organisation syndicale ne réagissent contre ces coups à venir du gouvernement » , explique le leader de l'Union syndicale autonome (USAM) Manuel Galap. D'autant, rappelle-t-on, que le nouveau président Emmanuel Macron a décidé de procéder aux ordonnances très rapidement pour réformer le Code du travail, la seule instance, « seule protection des salariés face au patronat » .

DES « SUBTERFUGES... »

À entendre les leaders successifs, l'initiative constitue une réelle menace pour le monde des travailleurs, puisqu'elle prévoit par exemple la diminution des indemnités aux prud'hommes. La répression anti-syndicale à travers « l'offensive contre les salariés protégés » dans les entreprises, une question soulevée par Franck Raymond, leader de la CDMT, la suppression des 35 heures, des heures supplémentaires, la non-ouverture des négociations annuelles, le harcèlement au travail... sont autant de « subterfuges » utilisés par les employeurs.
La toute dernière étant la déclaration d'inaptitude au travail visant des salariés après un départ en congé maladie et qui conduit quelquefois à un licenciement en cas d'impossibilité de le reclasser dans un nouveau poste.

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smp 21/06/2017 19:36

Salut aux camarades de Martinique. il est vrai que la déclaration d'inaptitude fait très souvent suite à la détérioration des conditions de travail (au sens du harcèlement mais aussi plus que ça) le filou en profite pour licencier, mais il est obligé de rechercher tous moyens de reclassement quand bien même le travailleur serait inapte à tous poste de travail. ça aussi aux prud'homme des conseillers ouvriers de dernières rencontre ne font pas leur boulot alors qu'ils doivent rechercher vraiment si il y a eu réellement tentatives de reclassement. les lois réactionnaires macron et el khomri (pas seulement elles) ont laminé les droits des travailleurs protégeant des truands sociaux. aujourd'hui les luttes hors cadre juridique sont de plus en plus d'actualité et se sont elles les plus efficaces.