La colère monte chez les territoriaux du Havre !

Publié le par FSC

SOURCE : Paris Normandie

Les catégories C de la Ville du Havre maintiennent la pression afin d’obtenir une revalorisation de leur régime indemnitaire. Ils ont, hier, provoqué des dégâts.

    Une façade en partie noircie. Deux lampadaires d’éclairage public pulvérisés et à terre. Peu de temps après l’échange infructueux entre représentants du personnel et direction des services de la Ville du Havre, la mairie et ses abords portaient les stigmates de l’accès de colère des manifestants (dégâts estimés à 25 000 €).

    À l’appel des syndicats CGT et FO des agents territoriaux, près de 250 d’entre eux de catégorie C s’y étaient rassemblés hier en début d’après midi, appuyés par l’union locale CGT, et en présence de Pascal Morel et Yanis Aubert, secrétaires départementaux CGT et FO. But de l’opération : se faire voir et entendre, alors que dans les étages, François Cavard, directeur général des services, présentait une contre-proposition à la délégation.

    Ils n’attendront que quelques minutes avant d’incendier plusieurs dizaines de pneus provoquant l’évacuation des près de 300 personnes et l’intervention d’une vingtaine de sapeurs-pompiers. Ce qu’ils viennent d’entendre a mis le feu aux poudres...

    « Le géant, on va le dépouiller ! »

    « Là-haut, ils se foutent ouvertement de nous ! En guise de proposition, à part une prime d’investissement exceptionnel (PIE) de 200 € dans six mois, ils nous traitent de menteurs. Il n’y a donc aucun dialogue », s’insurge Anthine Bernard pour la CGT. « L’administration veut la guerre ? Elle va l’avoir », renchérit Jean-Michel Becker pour Force Ouvrière. « Puisque le seul moyen de se faire entendre est désormais le rapport de force, on va le dépouiller le géant ! » Menace réelle ou simple provocation ? Nul ne sait mais le contexte est favorable à la confrontation. Déjà, le 24 mai, ils évoquaient, sans finalement passer à l’acte, perturber la Magnifik Parade ouvrant les festivités des 500 ans. Ils envisagent pour l’heure de renouveler (« tous les jours s’il le faut ») l’action dès cet après-midi à 13 h 30.

    Les négociations portent sur le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (Rifseep), et bloquent sur celle de l’indemnité de fonctions, de sujétions, d’expertise (IFSE) fixe et versée mensuellement. Les deux organisations réclament une revalorisation uniforme de 30 % pour l’ensemble des catégories (A, B et C). « Elle s’élève à 32 % pour une catégorie A + alors que l’on ne nous propose que 12 % pour les catégories C », insiste Nadia Pisiaux (CGT). Ils réclament une augmentation de 270 € par mois. « Juste en guise de rattrapage de pouvoir d’achat après le gel des salaires supporté depuis 2010. »

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