FSU : Résister ou collaborer ?

Publié le par FSC

Les élections présidentielles et législatives qui viennent de s'achever ont consacré un « coup d'état » du monde des affaires qui a pris directement le contrôle des institutions en se passant des appareils politiques qui le servaient jusque-là : appuyé sur sa maîtrise de l'économie, de la haute administration et de l'appareil médiatique, il gouverne maintenant directement le pays en la personne d'E. Macron, petit banquier d'affaires qui se rêve déjà en monarque, et de ministres et députés tous liés aux conseils d’administration des plus grands groupes privés et aux « think tank «  néo-libéraux.

Cette oligarchie a une « feuille de route » très claire : arrimage à l'UE et « saut fédéral » européen, défense européenne dans le cadre de l'OTAN et politique de guerres impérialistes, casse définitive de ce qui reste des acquis issus des luttes populaires (droit du travail et conventions collectives) et en particulier du CNR (retraites, sécu, services publics et statuts…), menaces sur les droits démocratiques les plus élémentaires (intégration de l'état d'urgence dans la loi normale).

Concernant le champ plus spécifique de la FSU, l'actuel gouvernement, n’a d’yeux sur tous les plans – institutionnel, linguistique, culturel... – que pour les « modèles » allemand ou anglo-saxon, où dominent le tri social précoce, la concurrence entre établissements publics, la faiblesse des droits syndicaux, la tyrannie des chefs d’établissement, le triomphe de l’enseignement privé payant sur l’école publique ghettoïsée, la baisse des exigences disciplinaires pour le plus grand nombre, l’immixtion permanente des autorités politiques, patronales, parentales, voire religieuses, le conformisme idéologique diabolisant l’idée de lutte sociale et faisant de l’ « entreprise » et de la sacro-sainte Europe le socle d’une nouvelle religion d’Etat.

Face à cette situation, la direction de la FSU se trouve devant un choix : continuer à essayer de peser au coup par coup face à un ennemi de classe décidé à passer en force et, au final, accompagner les régressions, ou bien s'engager dans la construction du rapport de forces nécessaire pour rouvrir des perspectives de changement progressiste. De manière plus lapidaire : collaborer ou résister.

Sauf à tout perdre, jusqu’à l'honneur, c'est dans la voie de la Résistance qu'il convient de s'engager, en renouant avec les espoirs soulevés par la fondation de la FSU et avec les fondamentaux historiques du mouvement ouvrier et syndical, en faisant le lien entre toutes les contre-réformes pour construire la convergence des luttes, en développant l'unité interpro et intersyndicale avec notamment la CGT et son appel à la grève du 12 septembre contre la régression sociale sauce Macron.

Les militants FSU du Front Syndical de Classe

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