La réforme fiscale prévue par Macron : les 7 milliards d'euros de l'état restitués aux 0,01% les plus riches du pays !

Publié le par FSC

Et l'on viendra nous dire que la lutte des classes n'existe pas !

Que le macronisme n'est pas le dernier avatar politique de la domination d'une infime minorité qui fait prévaloir ses intérêts privés sur l'intérêt général de l'immense majorité de la population.

C'est d'ailleurs cette situation qui rend compte de la nécessité pour cette minorité de manipuler l'opinion et de pratiquer le mensonge permanent et la trituration sémantique en prétendant faire dire aux mots le contraire de la réalité qu'ils sont destinés à masquer.

Du type : le Contrat à durée Indéterminée (CDI) , référence obligée aux conquis sociaux du passé, se métamorphosant en contrat indéterminé de projet ou de chantier, monstre contradictoire destiné à voiler la mise en place d'une précarité généralisée livrant les travailleurs au bon vouloir patronal!

L'article ci-après d'Emmannuel Lévy de Marianne illustre d'une certaine manière cette attitude permanente, et sous couvert de justice fiscale c'est un somptueux cadeau aux plus riches qu'il est prévu de mettre en place :

 

Le Président veut accélérer la réforme de la fiscalité de l’épargne et du patrimoine. Ses deux mesures, sur l’ISF et les revenus mobiliers, coûteraient 7 milliards, selon les calculs de l'OFCE... dont près de la moitié serait captée par quelques milliers de foyers fiscaux les plus riches ! Edouard Philippe avance un chiffre inférieur.

Cédant aux pressions conjuguées de ses amis économistes réunis à Aix, des plus libéraux parmi les députés LREM, et de représentants des hauts patrimoines, Emmanuel Macron aurait décidé, le 9 juillet d’enclencher dès 2018 deux réformes de la fiscalité inscrites à son programme : le cantonnement de l’ISF aux seuls biens immobiliers et le prélèvement forfaitaire unique (PFU), une taxe à 30% sur les revenus des valeurs mobilières. La philosophie économique sous-jacente de cette politique est de favoriser les actifs au détriment des inactifs, ce qui explique le basculement des cotisations chômage et maladie des salariés vers la CSG (payée par tous, donc les inactifs), et l’argent qui prend des risques par rapport à celui qui se protège. D’où le traitement privilégié dont bénéficierait l’épargne investie en actions et obligations. Les deux mesures cumulées, si elles étaient complètement implémentées, devraient coûter respectivement 4 milliards d’euros (PFU) et 3 milliards d’euros (ISF).

Nous avons tenté de savoir à qui iraient en priorité ces 7 milliards d’euros. La réponse est sans appel : pour les 0,01% les plus riches du pays, les deux mesures phares d’Emmanuel Macron signifieraient l’exonération de l'ordre de 1 million d’euros d'impôt en moins par ménage.

Le prélèvement forfaitaire unique : 1,3 milliard pour 2 830 ménages

Présenté comme neutre pour les finances publique lors de la campagne, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) devrait coûter au final pas loin de 4 milliards d’euros aux caisses de l’Etat, selon un rapport de l’OFCE, qui vont rester dans les poches de certains contribuables. Pour sa première année de mise en oeuvre en 2018, le premier ministre a opté pour une version allégée à 1,5 milliard d'euros. Pour en mesurer la véritable ampleur, Marianne raisonne sur son application pleine et entière.

Dans la note de l’OFCE on peut ainsi lire que: «seuls les ménages appartenant au dernier centile de niveau de vie, les 1 % les plus aisés, devraient voir leur niveau de vie s’accroître en moyenne de 4 225 euros, soit un gain de pouvoir d’achat de 3,1 %, alors que le gain moyen pour les ménages appartenant aux 9 premiers déciles de niveau de vie serait de 0,3 %, soit un gain moyen par ménage de l’ordre de 55 euros (133 euros en moyenne si l’on ne considère que les bénéficiaires de la réforme).» Mais en réalité la culbute est encore plus intéressante pour les riches parmi les riches, la tête d’épingle de la distribution, c’est à dire les 0,01% des ménages. Dans cette catégorie,un couple avec deux enfants dispose d’un revenu mobilier de 3,4 millions d’euros sur les 6,3 millions d’euros de revenus global annuel. Pour eux, l’économie d'impôts avec le prélèvement forfaitaire unique serait considérable, proche de 450 000 € selon les calculs de Marianne,sur la base des données de l’OFCE. Le gain de pouvoir d’achat pour cette petite famille des très beaux quartiers approcherait les 7 %. De quoi acheter au petit dernier un petit deux pièces dans les plus beaux quartiers de Paris, et ce tous les ans…. A eux seuls, ces 2 830 ménages capteraient plus du tiers des 4 milliards que coûte la réforme, soit 1,3 milliard d’euros. En 2018, cette somme devrait être limité à un demi milliard.

L’ISF : 2 milliards pour 3 400 ménages

Taper sur la rente immobilière! L’idée n’est pas neuve: l’argent investi dans la pierre, c’est autant qui ne contribue pas au financement de l’économie réelle. Voilà ce qu’a martelé Emmanuel Macron afin d’imposer d’abord dans les esprits sa réforme de l'Impôt sur la Fortune. Objectif: exclure de cet impôt tout ce qui n’est pas immobilier, comprendre les valeurs mobilières, actions et obligations, en premier lieu. Coût de la mesure? 2 milliards selon les données d’En marche, sans doute 50% de plus, selon Christian Eckert, alors secrétaire d’Etat au Budget. Qui profiterait de cette nouvelle formule de l’ISF? Les plus riches, encore une fois, car ils sont ceux dont la richesse dépend le moins de leurs propriétés immobilières.

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