Laurent Berger au secours de la réaction internationale contre le Vénézuela !

Publié le par FSC

Dans la plus pure tradition social-démocrate de courroie de transmission des intérêts impérialistes, Laurent Berger en appelle à la Confédération Syndicale Internationale pour qu'elle intervienne dans la crise vénézuélienne.

En attribuant la responsabilité de la situation au seul gouvernement actuel.

En faisant silence sur les actes de barbarie de manifestants présentés comme de purs pacifistes et les actes de guerre contre les institutions légales vénézuéliennes couvertes et justifiées par les organes de propagande occidentaux.

Comme on le sait la CFDT "ne fait pas de politique" : elle intervient juste à "bon escient "pour s'agissant du plan international appuyer les tentatives de déstabilisation des pouvoirs qui sont dans le colimateur de l'oligarchie internationale

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Extrait de la lettre de L. Berger aux dirigeants de la csi

"Le gouvernement vénézuélien a fait échouer toutes les tentatives de médiation internationale et s’enferme dans la répression et l’affrontement. Il nie la gravité de la crise humanitaire et refuse obstinément d’ouvrir un canal humanitaire qui viendrait soulager les souffrances de son peuple. Le refus de tout dialogue s’est cristallisé dans son attitude à L’OEA, en annonçant son retrait de l’organisation et en quittant le sommet de Cancun.

Un nouveau pas vers l’aggravation du conflit a été franchi quand il a annoncé la convocation d’une Assemblée Constituante pour le 30 juillet prochain. Cette convocation viole la Constitution Bolivarienne puisque celle-ci prévoit qu’une telle assemblée ne peut être convoquée qu’avec l’aval du peuple vénézuélien moyennant un référendum. Par sa façon de procéder, notamment en ce qui concerne le mode de désignation des représentants dans cette Constituante, il est clair qu’il s’agit d’une manœuvre du gouvernement pour conserver le pouvoir et bafouer l

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Chère Sharan et cher Victor, le syndicalisme international ne peut rester silencieux devant la situation dramatique du Venezuela, devant le déchaînement de la violence et de la répression, devant les souffrances des travailleurs, devant l’attitude inacceptable du pouvoir vénézuélien. La CSI et la CSA doivent soutenir ses affiliées vénézuéliennes (ASI et CTV) dans leur combat pour la justice et la démocratie. Dans le prolongement du communiqué de la CSA du 13 avril dernier, nous pensons que la CSI et la CSA doivent intervenir dans le débat public pour favoriser un dialogue constructif en vue d’une sortie politique à la crise. Tout retard se traduit par de s souffrances et des morts.

Au Venezuela comme au Brésil ou dans d’autres partie du monde, c’est l’organisation d’élections démocratiques au suffrage universel qui permettra de surmonter la crise politique."

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Mais manifestement Laurent Berger n'a pas entendu parler de la violence extrême des manifestants "pacifiques" dont il se fait le défenseur !

Voir le témoignage ci-après :

 

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INFORMATION article récent du Grand soir du journaliste Thierry Deronne, présent sur place


Venezuela : comment les médias internationaux incitent à tuer

 

Lorsqu’on fait le bilan de cent jours d’insurrection de la droite au Venezuela, on voit émerger comme pièce essentielle du dispositif la « zone grise » du pouvoir médiatique : combien de pigistes, de webmasters, de « spécialistes internationaux » qui ne voyagent plus depuis le rachat de leur journal par la Bourse et qui relaient l’AFP ou Reuters, combien de « fonctionnaires gris » de l’« actu » à demi inconscients de ce qui se passe ou simplement conformistes et désireux de faire carrière, auront-ils contribué à donner l’onction de manière permanente et automatique à des assassins ?

En cent jours de violences, huit personnes ont été lynchées et brûlées vives par les « manifestants pacifiques », certaines parce qu’elles tentaient de traverser de barricades montées pour empêcher la circulation, d’autres parce qu’elles ont été confondues avec des « infiltrés chavistes » (2). La plupart des assassins reste en liberté vu les défaillances ou la lenteur de la Justice vénézuélienne, voire à cause de la proximité de certains juges avec le projet politique que les États-Unis baptisent « gouvernement de transition ». Les auteurs ou organisateurs d’exactions deviennent, grâce aux médias, des dissidents politiques (3). Par contraste, en ce qui concerne la minorité de victimes blessées ou assassinées par des membres des forces de l’ordre ayant désobéi aux ordres de ne pas tirer – on observe l’arrestation et le jugement immédiat des responsables.

« Que se passerait-il », interroge le journaliste uruguayen Aram Aharonian, codirecteur de l’Observatorio en Comunicación y Democracia, « si des fondamentalistes religieux qui posent des bombes et mènent des actes terroristes en Europe, étaient présentés par les médias hégémoniques comme des patriotes sensibles et héroïques ? »

Il y a un effet de « commande médiatique » de la violence et du massacre subis par les vénézuéliens. La droite locale s’appuie sur l’uniformisation du champ médiatique et a bien compris la plus-value de chaque mort à venir : il sera automatiquement attribué par les grands médias au gouvernement à abattre.

Thierry DERONNE. Venezuela, 6 juillet 2017.

 

 

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