Ruffec : TGV bloqué en gare pour la survie du territoire !

Publié le par FSC

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SOURCE  : Sud Ouest

A l’arrivée du TGV, vers 19 h 13, ils étaient près de 150 usagers et élus, maires de communes limitrophes, conseillers départementaux et député, à l’attendre sur le quai. Très rapidement, le cortège mené par Bernard Charbonneau, maire de Ruffec, et Christophe Mauvillain, s’est glissé devant la locomotive de tête apposant une nouvelle fois la banderole "Maintien TGV et gare de Ruffec Survie du territoire".

L’émotion était palpable. Aussi bien chez les usagers que chez les représentants du peuple. "On ne baisse les bras. On espère  toujours le rétablissement de cette desserte à compter du 2 décembre", témoigne Didier, habitant de Verteuil, venu avec son petit fils. Les flash ont crépité dans tous les sens.

Incident sur le quai

Jusqu’à ce que des éclats de voix se fassent entendre. L’attitude d’un contrôleur, bras croisés, visiblement allergique aux drapeaux de la CGT (il y en avait quelques uns), a déclenché la colère de Bernard Charbonneau, qui s’est éloigné de la locomotive où les élus s’étaient rassemblés.

"Tu parles au maire de Ruffec, pas à la CGT", lui a répondu le premier magistrat, venu le rejoindre sur le quai. "S’il n’y a pas de train, tu n’auras pas de boulot. Et si tu as ton statut, c’est parce qu’il y a des gens comme ça qui se sont battus pour. N’oublie pas ton histoire ", a ajouté le conseiller départemental communiste Patrick Berthault.

L’incident a quelque peu prolongé le blocage. A 19h41, le TGV s’est finalement ébroué

une fois la voie dégagée. Les passagers, dont beaucoup étaient sortis, ont salué les manifestants derrière les vitres. Même si certains, moins tolérants, ont fait des signes peu amènes. En jeu "la survie des petits territoires qu’on fait mourir", ont rappelé les uns et les autres, en "cette période euphorique sous le signe de la grande vitesse", un jour avant la mise en service de la ligne à grande vitesse. "Ce n’est pas un enterrement, mais un point d’étape", a assuré Christophe Mauvillain. "Pas un adieu, mais un au-revoir" ont dit tous les manifestants. 

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