Hôpital San Salvadour(83) : les agents hospitaliers donnent l’alerte !

Publié le par FSC

SOURCE : La Marseillaise

L’intersyndicale (CGT, FO et Sud) de l’hôpital San Salvadour dénonce la maltraitance dont sont victimes les personnels et expose les revendications salariales. Le préavis de grève arrive à échéance ce jeudi 03 juillet et les actions devraient démarrer après la réunion sur le dialogue social si la direction ne parvient pas à désamorcer le conflit.

Pas de trêve estivale pour le personnel hospitalier de San Salvadour qui se tient prêt à la mobilisation, à l’appel de l’intersyndicale réunissant la CGT, FO et Sud : « Pour déjouer les manœuvres des directions de l’AP-HP et locales. » Le ton est donné et le ras-le-bol palpable.

« Pendant que les personnels s’échinent à travailler dans les pires difficultés, les tentatives autoritaires de Hirsch et des directions locales sont porteuses d’aggravation de l’absentéisme, d’aggravation de la dégradation des conditions de travail, d’aggravation de la souffrance au travail. » On ne peut faire plus explicité.

L’intersyndicale parle même de véritable maltraitance dont serait victime le personnel. Et qu’on ne viennent pas les chatouiller avec l’opération « bienveillance » mise en place localement, au risque d’en prendre pour ses frais : « Ce n’est qu’un leurre, un véritable enfumage ! » rétorquent les militants syndicaux qui n’ont pas pour autant rompu le dialogue avec la direction.

Un nouvel appel du pied lancé d’ailleurs lors de l’émission du préavis de grève pour trouver « une solution satisfaisant les personnels concernés » n’a pour l’heure visiblement pas été entendu.

Il faut dire qu’au registre des doléances figure l’arrêt définitif de la mise en place des cycles dits « cycles Vogler » : « C’est le nom d’un cabinet de consulting qui dans le monde hospitalier a créé un cycle de travail qui respecte le bien-être des directions mais pas celui des personnels », explique Jérôme Juignet, le secrétaire adjoint du syndicat CGT. Avec, parmi les joyeusetés au programme : la possibilité de scinder les deux jours de repos consécutifs.

Pour mettre un terme aux suppressions de postes et des décisions coercitives

L’intersyndicale réclame en revanche, le maintien des cycles mis en place lors de l’application des 35 heures, en les améliorant si besoin. « Ce sont les seuls qui permettent une conciliation de la vie privée et de la vie professionnelle », poursuit Jérôme Juignet.

Et pour rester en phase avec ce que l’on nomme le dialogue social, les syndicats demandent « une prise en compte réelle des roulements alternatifs proposés par les équipes ».

Et puis, comme partout ailleurs, les personnels hospitaliers de San Salvadour souhaitent que soit mis un terme une bonne fois pour toute aux suppressions de postes.

Que cela soit celles annoncées liées à l’« efficience » ou à la mise en place de la nouvelle organisation du temps de travail. Comme de toutes les autres. Leur condition de travail sont déjà suffisamment dégradées comme ça.

Ils demandent également un management bienveillant. Avec, entre autres, « l’arrêt des rappels intrusifs au domicile des agents sur congés ou repos », des remises en cause du temps de pause repas et des prises de décisions coercitives à l’encontre des personnels. Mais au contraire plus de place à la négociation et à la concertation. Pas plus.

Thierry Turpin

 

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