REVUE de PRESSE des LUTTES :

Publié le par FSC

Notre camarade Jo Hernandez nous communique :

Comme toujours, la période estivale est le moment où pleuvent les mauvais coups. Ceux qui ont voté pour Macron et qui lui ont donné une majorité à l’Assemblée nationale devraient le regretter. La rentrée de septembre ne sera pas placée sous le signe de la prise en compte des besoins sociaux, de la lutte contre le chômage ni du progrès social.

Cette rentrée sera marquée par  l’accaparement des richesses du pays qui seront distribuées  aux banques, aux actionnaires et aux 10 plus grandes fortunes de France qui cumulent à elles seules 186 milliards d’euros, soit près de 50 fois ledit « trou de la sécurité sociale » et aux 100 plus riches Français qui détiennent 320 milliards d’euros. C’est dans ces coffres qu’il faut aller piocher pour réduire la dette de notre pays et non dans les poches des travailleurs-euses, des retraités et des veuves de retraités qui, en grande majorité, n’ont pas pu partir en vacances et qui ont tant de mal à boucler les fins de mois.

Trois mois après son élection, Macron, son gouvernement et ses députés godillots montrent leur vrai visage. Ils n’ont aucune pudeur à s’attaquer aux plus pauvres : prélèvement de 5 € sur les aides au logement de 6,5 millions de ménages dont 800 000 étudiants.

Cette période estivale a été aussi l’occasion pour le gouvernement Philippe de poursuivre le démantèlement du Code du travail qui s’inscrit dans les objectifs de l’Union européenne au détriment des salarié-es, particulièrement des jeunes et des précaires. Ce démantèlement se produit avec  un simulacre de négociation syndicale et en utilisant  un procédé autoritaire, les ordonnances, qui réduit  l’Assemblée nationale à  une chambre d’enregistrement avec une majorité de godillots « en marche ».


Les en cours :

  • chez Aigle Azur du 1er août au 31 octobre 2017
  • au centre de loisirs de Thouars depuis le 31 juillet 2017
  • chez Vueling à Orly du 30 juillet au 6 août 2017
  • chez Air France à Roissy du 29 juillet au 6 août 2017
  • dans les bureaux de Poste d’Essonne depuis le 27 juillet 2017
  • d’un restaurant Hippopotamus à Paris depuis 12 juillet 2017
  • des ambulanciers du Jura depuis le 19 juin 2017
  • des bus Citéline à Thionville dès le 12 juin 2017
  • à l’hôpital d’Annecy depuis le 29 mai 2017

Vous êtes en luttes ? faites le savoir avec www.initiative-communiste.fr

Les grèves à venir :

  • à la Cité Royale de Loches le 3 août 2017
  • des bus CTRL à Lorient dès le 4 août 2017
  • au Centre Hospitalier du Val-d’Ariège dès le 1er septembre 2017
  • Turenne à Sedan le 4 septembre 2017
  • au collège Maria-Casarès à Rillieux-la-Pape dès le 4 septembre 2017
  • des pilotes d’Air France du 9 au 12 septembre 2017
  • générale et nationale le 12 septembre 2017

Revue de presse des luttes

Thouars : les animateurs du centre de loisirs de Fleury ont obtenu gain de cause

Source : France Bleu

Après cinq jours de grève, la quinzaine d’animateurs du centre de loisirs de Fleury à Thouars vont reprendre le travail lundi. La mairie a accédé à la plupart de leurs demandes.

Dès lundi, les enfants pourront à nouveau être accueillis au centre de loisirs de Fleury à Thouars. Les animateurs vont reprendre le travail après l’accord trouvé avec les élus ce vendredi midi, à l’issue d’une cinquième réunion et d’une semaine de grève.

Une rémunération revue à la hausse

L’une des principales revendications des grévistes portait sur le salaire. “Tous les emplois, que ce soit animateur professionnel ou stagiaire BAFA, seront maintenant rémunérés sur la base du SMIC”, explique Anaïs Pointecouteau, responsable pédagogique dans le centre. Les contrats seront donc de 35 heures hebdomadaires au SMIC et non plus 29 heures.

Au-delà sur l’année, la mairie s’est engagée à revoir les statuts des animateurs embauchés pour les mercredis. Ils seront dorénavant en CDD. Les changements n’entreront en vigueur qu’à la rentrée, après le conseil municipal.

Autre engagement des élus : les animateurs auront le droit à deux jours rémunérés pour cette semaine de grève. “C’est une satisfaction pour les animateurs, raconte Anaïs Pointecouteau. On a réussi à se faire comprendre par la municipalité”.

Grève des personnels d’Air France du 29 juillet au 6 août 2017 : perturbations à Roissy

Source : correspondant local

Le syndicat FO (Force ouvrière) a lancé un appel à la grève des salariés (personnels au sol) de la compagnie Air France du samedi 29 juillet au dimanche 6 août à l’aéroport de Roissy. Cet appel a été lancé afin de dénoncer une “hausse massive des agressions” envers le personnel d’Air France.

Vueling France: le personnel de cabine en grève dès dimanche à Orly

Source : Le Point

Les hôtesses et stewards (PNC) français de Vueling opérant depuis l’aéroport parisien d’Orly ont été appelés par FO à faire grève pendant une semaine, du 30 juillet au 6 août inclus, pour leurs conditions de travail et leurs salaires.

Le SNPNC/FO, unique syndicat représentatif des PNC, “dénonce les conditions de travail et de rémunération en vigueur sur la base française” de Vueling à Paris, indique-t-il dans un communiqué.

Le préavis de grève s’adresse aux 65 hôtesses et stewards sous contrat français qui opèrent à Orly, a précisé à l’AFP un représentant syndical.

Il y a eu “quatre réunions (de négociation), dont la dernière a été faite aujourd’hui”, mais “la direction ne nous entend pas”, a-t-il affirmé.

Le SNPNC réclame l’établissement d’une “grille de rémunération selon l’ancienneté et couvrant toute la carrière” des PNC, “l’utilisation d’hôtesses et de stewards ayant un contrat français en cas de pic d’activité”, “l’attribution de CDI en fonction d’une liste de séniorité et non plus en fonction de la nationalité”, ainsi qu’une “prime et une augmentation de salaire”.

“Nous confirmons que des négociations sont en cours avec nos membres d’équipage de notre base de Paris”, a indiqué la direction de Vueling, contactée par l’AFP, précisant qu'”une réunion a eu lieu aujourd’hui avec les seuls membres d’équipage basés à l’aéroport d’Orly”.

“Nous regrettons qu’un préavis de grève ait été déposé et allons continuer les négociations afin d’éviter ce scénario”, a conclu la direction.

La compagnie espagnole Vueling, basée à Barcelone, est une filiale low-cost moyen-courrier appartenant au groupe IAG, la maison mère d’Iberia.

Paris : la grève des bibliothèques le dimanche continue

Source : Le Parisien

Le mouvement de grève des bibliothécaires parisiens, qui protestent notamment contre les conditions d’ouverture le dimanche, se poursuit. Le 12 février, trois des six médiathèques ouvertes le dimanche (Marguerite-Duras dans le XXe et Hélène-Berr dans le XIIe, mais aussi Marguerite-Yourcenar dans le XVe), sont restées fermées. Ce lundi, l’intersyndicale CGT-FO-SUPAP-UCP-UNSA a annoncé avoir déposé un nouveau préavis pour dimanche prochain.

« La Ville attend que le mouvement se durcisse. Elle joue le pourrissement de la situation », déplore Bertrand Pieri, délégué CGT pour la culture. L’intersyndicale – qui souhaite « rencontrer directement Bruno Julliard, premier adjoint d’Anne Hidalgo » – met en avant deux revendications. Les mille bibliothécaires travaillant dans les soixante bibliothèques parisiennes demandent d’abord la revalorisation des primes de la filière culture, « les plus basses de l’administration parisienne, de l’ordre de 150 à 200 € mensuels », selon Bertrand Pieri. D’autre part, les syndicats réclament la création d’ « au moins deux postes » à la médiathèque Hélène-Berr où travaillent 38 bibliothécaires. L’ouverture le dimanche de cet établissement depuis le 22 janvier, a nécessité le recours à sept étudiants vacataires.

Au cabinet de Bruno Julliard (PS), on souligne que « la concertation menée depuis plusieurs semaines, a abouti à une augmentation moyenne de 47 % de la prime des agents d’ici à 2020 ». Quant à l’ouverture le dimanche, « c’est un engagement de campagne d’Anne Hidalgo », rappelle-t-on à l’Hôtel de Ville où l’on assure que « la concertation permettra d’adapter de manière optimisée les effectifs à l’organisation du travail ».

Centre de loisirs : le piquet de grève est planté

Source : La nouvelle république

Les animateurs du centre de loisirs de Thouars se sont mis en grève hier matin. Ils ne décolèrent pas quant au type de contrat qu’ils ont signé avec la Ville.

 

La pilule ne passe pas. « On n’est pas là pour faire les rigolos, ça nous tient à cœur », insiste Pol Fouquet, animateur au centre de loisirs Fleury. Lui et ses 14 jeunes collègues ont établi leur piquet de grève hier matin devant les grilles de la structure thouarsaise, bien décidés à camper sur place jusqu’à ce que des décisions précises soient actées.

ne semaine après avoir rencontré la municipalité pour faire part de ses doléances et deux jours avant une seconde réunion prévue à l’hôtel de ville, l’équipe d’animation passe donc la vitesse supérieure. « Cela aurait été plus simple si ça avait été réglé directement, puisque là on embête les parents. Mais on pense à nous et aux années à venir », souligne Anaïs Pointecouteau.

Ne pas être considérés comme ” des amateurs ”

Rappelons que la grogne est relative au Contrat d’engagement éducatif (CEE) qu’ils ont signé début juillet avec la Ville.

Les animateurs estiment que le montant du salaire, qui leur a été communiqué deux jours avant la prise de poste, est insuffisant car inférieur au SMIC

On ne peut pas dire que parce que c’est un job d’été, c’est précaire. On a notre Bafa, certes c’est un diplôme non professionnel, n’empêche qu’il est quasiment obligatoire pour être embauché. Certains d’entre nous ont des diplômes de type licence en animations. On passe du temps à se former, il ne faut pas l’oublier. On voudrait ne plus être considérés comme des amateurs »

L’équipe a contacté les animateurs d’août qui n’ont pas encore signé le CEE pour les sensibiliser à la question.

Ce contrat est mis en place pour la première fois par la commune. « Comme toutes les collectivités, nous sommes soumis à des contraintes budgétaires importantes et nous essayons de concilier services publics et maîtrise des coûts », argue Philippe Cochard, adjoint à l’éducation. « Qu’ils ne soient pas satisfaits du salaire, je veux bien l’entendre, mais il n’y a que 2 euros de différence par rapport aux autres années ».

Si la commune affirme réfléchir à des alternatives, elle avoue ne rien pouvoir mettre en place avant septembre, soit à l’issue du prochain conseil municipal. Les jeunes ont finalement été reçus par les élus dans l’après-midi. « Ils ont carrément essayé de nous culpabiliser parce qu’on a pris en otage les parents, parce qu’on ne les a pas prévenus, qu’à cause de nous ils ont dû jeter des repas… », raconte Pol Fouquet. La situation demeurait donc inchangée hier soir.

Initialement prévu à 80, le nombre d’enfants accueillis hier a été abaissé à 21. Deux animateurs titulaires (sous CDI avec la Ville) ainsi que deux membres de la direction se sont chargés de leur prise en charge.

Préavis de grève du SPAF du 9 au 12 septembre chez Air France

Source : Boursier.com

La paix sociale ne dure décidément jamais très longtemps chez Air France. A peine le feu vert des pilotes à la création de la nouvelle compagnie à coûts réduits obtenu, que le management doit faire face à un préavis de grève du SPAF, le deuxième syndicat de pilotes au sein du transporteur national.

Dans un communiqué, le syndicat appelle à cesser le travail durant trois jours à compter du 9 septembre minuit. Le SPAF revendique notamment une “revalorisation des grilles de salaires, les pilotes étant laissés pour compte depuis des années; l’annulation de la part la plus agressive de Trust Together à savoir l’abandon de 12 jours de repos annuels; et la sécurisation des facilités de transport attaquées inlassablement ces dernières années”.

“Les pilotes, lassés par la succession des projets qui s’enchaînent sans qu’une stratégie cohérente soit perceptible, ont choisi de laisser Air France suivre un projet de plus (en référence au projet Boost). La direction a interprété cette ligne ‘raisonnable’ comme de la faiblesse, se permettant d’ignorer les demandes légitimes des pilotes”, explique le SPAF, qui se dit ouvert “à toute discussion dont l’issue favorable permettrait d’envisager sereinement l’avenir de la compagnie en ne laissant pas les pilotes une nouvelle fois au bord du chemin”.

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