CGT Seine Maritime : le 12 septembre ... et après pour parvenir au blocage de l'économie !

Publié le par FSC

 

SOURCE : Normandie.fr

Réunie hier en assemblée générale au Trait, l’Union départementale de la CGT dénonce sans surprise les orientations de la loi Travail et appelle à une mobilisation massive le 12 septembre. Mais après ?

     

    «Nous sommes en guerre, il faudra amplifier le mouvement après le 12 septembre », lance devant 230 militants CGT un délégué à midi pile, tandis que le Havrais Édouard Philippe planche déjà en conférence de presse pour annoncer à la Francele contenu des fameuses ordonnances (lire également en page 40).

    Dire que l’ambiance était au combat hier au Trait pour la centrale de Montreuil, relève de l’euphémisme même si la précédente mobilisation contre la loi El Khomri s’est terminée en échec. « Justement, il faut tirer le bilan de cet échec, sensibiliser et mobiliser dans les entreprises, si on veut, comme certains d’entre nous, aller vers la grève générale », relance un militant de l’UL d’Elbeuf. « La mobilisation du 12 septembre n’est pas une fin en soi. Il faut en arriver au blocage de l’économie », rajoute un autre délégué tandis que certains honnissent déjà « les sociaux traîtres de FO ».

    Le 12 septembre, une journée test

    Pour la grande majorité, ces ordonnances sont la traduction concrète d’un « patronat qui veut mettre à genoux le monde du travail », en rompant avec la norme du CDI, en faisant de la « précarité » la règle et, au Trait, personne ne croit qu’une flexibilité accrue sera un levier contre le chômage de masse.

    Mais tout l’enjeu pour le syndicat, chapeauté par Philippe Martinez, est de susciter une mobilisation longue susceptible « de créer un rapport de force extrêmement important pour faire reculer le gouvernement. Des journées comme le 12, il en faudra un certain nombre », détaille un militant de Renault-Cléon.

    « C’est avec les salariés qu’on va préparer les suites de cette journée », estime pour sa part Nathalie Verdeil (de la commission exécutive confédérale). « Quatre-vingt-cinq syndicats, du public et du privé, sont présents aujourd’hui, ça reflète nos ambitions », scande à la tribune Pascal Morel (patron de l’union départementale). « La mobilisation du 12 n’est qu’un point d’étape, nous sommes dans la continuité de la lutte contre les lois El Khomri. On décidera d’une nouvelle date de mobilisation mardi, qui va s’appuyer sur le contenu des ordonnances. Cette loi travail XXL est un point d’attaque, mais il y a aussi les remises en cause de la Sécu, de la formation, des contrats aidés qui vont précariser les plus fragiles et les collectivités. »

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    Les points chauds dans le département

    Ce matin, à Dieppe, deux militants CGT sont poursuivis devant le tribunal correctionnel pour un incident survenu dans une manifestation au printemps dernier. Une manifestation est prévue. « Il s’agit de défendre les libertés syndicales », détaille Pascal Morel. Le syndicat proteste aussi contre une décision de justice condamnant un militant pour un incident au Havre qui lui a valu notamment le paiement de 15 000 € de dommages et intérêts. Le parquet, estimant la sanction trop légère, a fait appel.

    Les territoriaux du Havre qui seraient confrontés à un projet d’individualisation des salaires. « C’est un laboratoire pour le gouvernement d’Édouard Philippe et si ça passe au Havre ça passera partout », pronostique la CGT.

    Les ambulanciers du Smur du CHU de Rouen, toujours en grève.

    La société Vortex à Saint-Jacques-sur-Darnétal où suite à un mouvement de grève à la mi-août un calendrier de négociations urgentes a été mis en place.

    Le conseil départemental où de nombreuses actions de faible intensité ont été déclenchées.

     Benoît MARIN-CURTOUD
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