Maintenant ce sont des militants et responsables UNSA qui appellent à leur tour à participer au 21 septembre!

Publié le par FSC

Ce qui ci-après est particulièrement mis à mal dans l'argumentation fournie par Laurent Berger ou Jean-Claude Mailly c'est qu' une véritable concertation aurait eu lieu qui aurait permis aux organisations de faire prendre en compte certaines de leurs "lignes rouges" et qu'il suffirait donc de continuer dans cette voie, sans une puissante intervention des travailleurs pour "corriger" les insuffisances ou limites des ordonnances.

Un démenti cinglant infligé à ce positionnement pour justifier l'injustifiables MM. berger et Mailly !

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Les textes des ordonnances visant à réformer le code du travail sont maintenant connus.
Ils sont porteurs d’une terrible régression sociale.

Nous en voulons pour exemple la suppression des délégués du personnel créés en 1936 ou encore celle du CHSCT, instance en charge de la sécurité et des conditions de travail. Le maintien très théorique de leurs missions au sein d’une instance privée de moyens n’est qu’un leurre.
Au travers de mesures techniques complexes inspirées pour l’essentiel des propositions du patronat, c’est le contrat de travail de chacun et les droits individuels et collectifs de tous qui sont remis en cause.
Contrairement aux affirmations gouvernementales, ces mesures vont fragiliser les salariés actuels et futurs sans aucunement favoriser les créations d’emploi ou diminuer le chômage.
Aujourd’hui, le dialogue social est une réalité dans notre Pays. Il n’en sortira pas renforcé avec des organisations syndicales qui n’auront plus les moyens d’assurer des négociations équilibrées dans l’ensemble des entreprises, notamment les petites et les PME.
La phase de concertation en « trompe l’œil » est terminée : les principales propositions des différents syndicats ont été ignorées. Le Gouvernement est resté inflexible sur ses positions. Pourtant, il existe un socle de règles de droit auxquelles on ne peut renoncer. Ce socle est non négociable !
Seule une mobilisation unitaire pour le retrait ou la modification des ordonnances peut maintenant amener le Gouvernement à écouter, tenir compte des propositions et finalement respecter les syndicats et les salariés.
L’heure n’est plus aux divisions stériles et souvent artificielles.


Nous appelons l’ensemble des salariés et l’ensemble des organisations syndicales à faire du jeudi 21 septembre une grande journée de mobilisation unitaire ou chacun, dans la diversité de ses engagements et convictions, demandera le retrait ou la modification des ordonnances.

Premiers signataires :


Gilles DESSEIGNE ( Secrétaire Général UNSA BANQUES ASSURANCES) ,

Anne-Juliette TILLAY (UNSA BANQUES ASSURANCES) ,

Eric SCHERRER ( SECI-UNSA-Commerce),

Alain CLAIR ( Fédération UNSA Spectacle et Communication,)

Lamia MERAD, Hervé LOPVET, Hélène REYNIER ( Délégués UNSA Crédit Coopératif) ,

Souad BENABDALLAH et Michel THOBOIS ( UNSA LCL ) ,

Stéphane QUENNET ( Président UNSA BRED Banque Populaire),

Catherine Le GARGASSON ( UD UNSA 94) ,

Véronique BESNARD (UNSA BRED Banque Populaire) ,

Martine LAGUERRE (UNSA CASINO-Commerce),

Florence BOURG (UNSA MARIONNAUD-Commerce),

Georges DAS NEVES (UNSA-Printemps)

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