CFDT ambigüe ?

Publié le par FSC

Ambiguë la position de la CFDT?

Que Nenni !

Laurent Berger l'exprime en long, en large  et en travers!

Par exemple lorsque le 31 mai 2016 il s'exclame s'agissant de la lutte contre la loi El Khomri qu'il soutient :

"Il y a une dérive. La CGT se fait déborder par des courants gauchistes", dit-il. "Pour notre part, nous avons décidé de ne pas nous laisser embarquer. Nous assumons que le monde change, que cela nous plaise ou non."

Accusant la CGT de traiter les salariés comme des "mineurs" !

Attitude qu'il confirme à présent dans les contre-réformes Macron en refusant d'agir contre elles et en désignant les manifestations comme inutiles et dépassées.

Marylise Léon, secrétaire nationale en charge de l'industrie déclarant de son côté « Se mettre dans le camp de la rue, c'est se marginaliser, renoncer à peser » relayant ainsi les déclarations de Macron selon lequel "La démocratie ce n'est pas la rue".

La CFDT prétend peser sur les orientations du pouvoir (en fait le démantèlement de tous les conquis) par la concertation, le dialogue social sans dans les faits faire appel à la mobilisation des travailleurs, appuyée en ce sens par le patronat et l'oligarchie capitaliste.

Rien d'ambiguë donc dans cette attitude.
La CFDT par exemple ce 24 octobre au cours de la réunion intersyndicale nationale s'est comporté en diviseur s'efforçant de regrouper autour d'elle les syndicats réformistes (UNSA, CFTC, FAGE étudiante) pour se mettre en travers du développement de l'action et nourrir la campagne médiatique sur la division syndicale.

Avec l'objectif notamment d'isoler la CGT.

Il ne s'agit donc pas d'un faux pas passager, mais de divergences profondes sur les nécessités du combat contre une agression majeure contre le monde du travail.

Divergences qui rend totalement obsolète la recherche d'un "syndicalisme rassemblé" de sommet qui ferait l'économie de la bataille auprès des travailleurs pour la recherche d'une véritable unité sans la moindre concession à un syndicalisme qui "assume que le monde change", c'est-à-dire en fait qui accepte la domination patronale et oligarchique en se contentant des miettes que les maîtres veulent bien consentir !

REMARQUE INCIDENTE :

A l'international la CFDT se préoccupe Oh Hasard de la situation syndicale ... à Cuba et on apprend  que :

"La CFDT a organisé le 20 octobre à Bruxelles dans les locaux du Comité économique et social européen un séminaire sur le monde du travail à Cuba. Faire connaitre le mouvement syndical indépendant cubain, promouvoir la plainte de ce mouvement auprès de l’OIT contre le régime et préparer une transition vers une démocratique sociale, tels étaient les objectifs de ce séminaire. "

En se donnant donc l'objectif politique d'un changement de régime à Cuba! 

Et pour cela en collaborant avec le patronat européen posant ses conditions au peuple cubain :

"Que peuvent faire l’Europe et le syndicalisme européen pour améliorer la situation des salariés cubains ? Pour sa part, Daniele Basso, conseiller de la Confédération européenne des syndicats (CES) sur les questions des accords commerciaux répond : « En Europe, nous devons faire en sorte que les investisseurs européens à Cuba le fassent dans de manière conforme aux droits internationaux. Et l’accord commercial qui va entrer en application début novembre offre des opportunités aux investisseurs. Nous voulons que ces opportunités soient contrebalancées par des engagements. »

Tiens, tiens!

Pas d'autre priorité en Amérique latine à l'heure de l'ère Trump et de la poursuite du blocus de la grande Ile des Caraïbes et de la répression sanglante de masse contre les syndicalistes colombiens pour ne prendre que ce seul exemple (Plusieurs dizaines d'assassinats de militants et d'associatifs)!

 

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SOURCE : Boursier.com

 
Martinez (CGT) dénonce la position "ambiguë" de la CFDT

L'ensemble des syndicats se sont réunis mardi soir pour tenter de trouver une position commune au sujet des politiques sociales d'Emmanuel Macron et des réformes à venir sur la formation professionnelle, l'apprentissage et l'assurance chômage.

Ils ont échoué à s'entendre sur la proposition de déclaration présentée par la CFDT. Certains syndicats comme la CGT et la CFE-CGC ont jugé que le texte, qui visait à mettre en garde le gouvernement sur les prochaines réformes, était trop complaisant à l'égard de la réforme sur le Code du travail.

Pour Philippe Martinez, la position de la CFDT "est assez ambiguë".

"La CFDT a l'air de critiquer le gouvernement sur un certain nombre de réformes", a dit le leader de la CGT, Philippe Martinez sur LCI. "Critiquer c'est bien, mais il faut agir". Il précise qu'avec ce texte, "on s'arrête au milieu du gué".

La CGT, FO, solidaires et les syndicats étudiants Unl, Udef et Fidl ont décidé d'appeler à une journée de grève et de manifestations le 16 novembre prochain.

C'est la première fois que Force ouvrière, poussée par sa base à manifester avant la ratification des ordonnances à la fin du mois de novembre, rejoindra officiellement le mouvement de contestation.

La CFE-CGC, qui souhaitait une action unitaire sans que cela ne prenne nécessairement la forme d'une manifestation, n'a pas voulu répondre à l'appel, tout comme la FSU.

"Nous, nous comptons sur une mobilisation unitaire mais unitaire totale", a dit mardi Alain Giffard, secrétaire général de la CFE-CGC, à l'issue de la rencontre intersyndicale. "Pour l'instant, je ne pense pas que nous irons le 16 novembre mais c'est bien nos instances qui vont le décider."

Philippe Martinez a bon espoir de voir ces deux centrales se rallier à son mouvement.

"On ne désespère pas que d'autres se joignent à nous très rapidement", a-t-il dit. "Plus on est nombreux dans les instances syndicales à poser des questions et à proposer d'agir ensemble, plus ça donne confiance et plus il y a des chances de réussite".

 

(Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse)

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