Dans l'Aude aussi la convergence PUBLIC / PRIVÉ

Publié le par FSC

SOURCE : La Dépêche

 

La manifestation du 10 octobre prochain (grève des fonctionnaires) sera certainement l'une de ses dernières en qualité de secrétaire général de l'UD CGT. Après trois mandats de trois ans, Alain Rousseau passera la main lors du congrès de Capendu, les 16 et 17 octobre. Mais ce ne sera pas sa dernière manifestation comme militant convaincu de longue date, lui qui, depuis l'âge de 18 ans, a été de tous les combats. «J'ai commencé à militer le 12 mars 1979, lorsque je suis rentré chez les cheminots à Versailles. Mais à 56-57 ans, il faut laisser la place aux jeunes. Il faut du renouvellement. Et je passerai la main lors du congrès auquel participera Philippe Martinez», explique-t-il.

Quoi qu'il en soit, si l'appel à la mobilisation du 10 octobre (*) est l'œuvre de plusieurs organisations syndicales (CGT, Solidaire, FSU, UNSA, FO, CFDT), — «la CFE-CGC et la CFTC n'ont pas répondu» — c'est au nom de la CGT qu'il a souhaité aborder ce rendez-vous.

État, territoriaux et santé

«Cette manifestation concerne les trois versants de la fonction publique : santé, territoriaux, État. C'est historique. Il y a dix ans que toutes les organisations syndicales ne s'étaient pas mises d'accord pour appeler à la mobilisation», poursuit-il. Il ajoute : «La CGT Aude n'appelle pas seulement les fonctionnaires à se mobiliser, mais l'ensemble des salariés du public et du privé. Chaque citoyen de l'Aude est concerné par ce que prépare le gouvernement pour la fonction publique, d'autant que chacun est un utilisateur des services publics. Forcément, l'incidence sera ressentie par tout un chacun».

Après les mobilisations du mois dernier, Alain Rousseau espère que celle des fonctionnaires mobilisera autant que celle du 10 septembre contre la réforme du code du travail, et celle des retraités, le 28 septembre. «Cette fois, pour la défense et la reconquête des services publics, on sent que ça bouge. On a reçu des préavis, on nous appelle pour des renseignements, tant du privé que du public, comme pour le 12 septembre où on a quantifié 39 appels à la grève. En tout cas, vu le contexte, on sent que ça peut partir à tout moment. D'autant que si les ordonnances passent et si la casse se poursuit, ce sera très dur pour les salariés. Maintenant, comme en 1995 quand on peinait à mobiliser, ça peut partir d'un jour à l'autre. Aujourd'hui, seul le rapport de force est important, le nombre de personnes dans la rue. Les salariés doivent reprendre la parole face à un gouvernement qui a choisi un projet d'austérité en faveur des riches».

 Le 10 octobre, à 10 heures, à Carcassonne,

devant la cité administrative,

et à 10 h 30, à Narbonne, devant la sous-préfecture.

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