Egletons, Corrèze : les GM&S accueillis à coup de gaz lacrymo lors de la visite de Macron !

Publié le par FSC

Macron veut bien se donner à voir en compagnie des salariés à condition bien sûr que ces rencontres servent sa communication politicienne.

Confronté aux luttes de travailleurs qui défendent et leur sort et leur dignité il préfère faire donner la matraque.

Limites d'une démarche adossée à une politique en totale contradiction avec les intérêts du peuple!

Et il a laissé éclater son mépris de classe en osant déclarer à cette occasion : 

«Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes».

A Amiens d'ailleurs il n'avait pu s'empêcher d'incriminer les Goodyear en les rendant en quelque sorte responsable de la fermeture de l'entreprise qui n'aurait pas trouver de repreneur en oubliant que nombre d'entreprises ont fermé bien que les salariés aient accepté les mesures de régression imposées par le patronat.

 

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SOURCE : Europe 1

Les salariés de l'entreprise voulaient interpeller le chef de l'Etat sur les conditions de reprise par le groupe GMD. 

Une grosse bousculade a opposé mercredi des salariés de l'équipementier automobile creusois GM&S aux forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogène, à Egletons, en Corrèze, avant une visite d'Emmanuel Macron consacrée à la formation et à l'apprentissage. 

Gaz lacrymogène. Des salariés et des anciens employés licenciés de l'équipementier de La Souterraine (Creuse), ainsi que des élus creusois, qui souhaitaient se rapprocher du lieu où Emmanuel Macron doit effectuer sa visite, se sont heurtés peu après 15 heures à un barrage de gendarmes mobiles. Ces derniers ont fait usage de gaz lacrymogène pour les repousser. Les manifestants ont ensuite regagné dans le calme le rond-point où ils s'étaient initialement rassemblés, à environ 400 mètres du lieu de la visite.

Les représentants de la CGT et les élus présents ont regretté le refus d'Emmanuel Macron de les rencontrer en marge de cette visite à l'Ecole d'Application aux métiers des Travaux Publics d'Egletons. L'Elysée a de son côté précisé avoir proposé un entretien avec Benjamin Griveaux, le secrétaire d'Etat chargé du dossier au ministère de l'Economie, et le préfet de la Creuse, mais les manifestants ont refusé.

156 emplois supprimés. Deuxième employeur privé de la Creuse avec 276 salariés, GM&S a été placé en liquidation fin juin, au terme de plusieurs mois de manifestations, blocages et tractations, qui en ont fait un dossier social chaud des derniers mois du gouvernement Cazeneuve, puis des premiers mois du gouvernement Philippe. Le tribunal de commerce a validé le 7 septembre la reprise du site par l'entreprise GMD (Groupe Mécanique Découpage), spécialisée dans l'emboutissage, la plasturgie et la fonderie, avec à la clé la suppression de 156 emplois.

Mais les salariés avaient voté la continuation de leurs actions, avec pour mot d'ordre "plus de salariés repris" et une "prime supralégale" pour les salariés licenciés.

 

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