MACRON à Amiens : une pure opération de Com

Publié le par FSC

Il s'agissait pour lui de tenter de faire oublier l'idée qui s'impose : il est le président des riches.

Toutes les mesures qu'il a pris et qu'il entend mettre en oeuvre : code du travail, fiscalité, APL, CSG montrent en effet que Robin des Bois à l'envers il prend aux pauvres pour donner aux riches.

Les médias participent à cette mise en scène y compris en présentant sa visité à Whirlpool comme une sorte de match revanche entre Macron et François Ruffin qui n'en peut mais se trouve embarqué dans une personnalisation du combat syndical.

Tandis que le rassemblement CGT au même moment Place Gambetta est complétement passé sous silence ainsi que celui de la CGT Interim, car ils mettent en cause l'ensemble de la politique du pouvoir.

Faisons voler en éclat ces manipulations de l'opinion en développant partout la convergence des luttes, notamment à partir du 10 octobre prochain.

______________

Le compte-rendu de la journée selon 20 minutes :

Macron à Amiens: Cinq mois après la présidentielle, un retour au bercail très contrôlé

Cinq mois après une visite plus que houleuse sur le site de Whirlpool dans l’entre-deux tours de la présidentielle, Emmanuel Macron était de ce retour ce mardi dans sa ville natale. Le président avait promis le 26 avril dernier de revenir voir les salariés du groupe d’électroménager à Amiens. Promesse tenue, dans un contexte un peu plus favorable et avec une organisation plus contrôlée.

Comité d’accueil et invité surprise

Dès 8h, un comité d’accueil attendait le président de la République au son de « Merci Patron ». Le site de Whirlpool, dont le parking avait été le théâtre d’une passe d’armes en décalé entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron en avril, n’était cette fois-ci pas accessible à la dizaine de membres de la CGT Intérim et du collectif Picardie Debout, rassemblés rue d’Abbeville, à quelques pas de l’entreprise.

Le gros des travailleurs de Whirlpool se trouvait dans les locaux de l’entreprise, pour rencontrer le président dans une ambiance calme. Leur horizon s’est éclairci depuis la signature d’un accord de reprise le 12 septembre, entre Whirlpool et l’industriel picard Nicolas Decayeux, qui prévoit de créer 277 postes salariés, quand ils sont environ 300 à l’heure actuelle, avec 250 intérimaires en quasi-temps plein et une centaine chez le sous-traitant pour les plastiques Prima.

Selfies et discussion avec les travailleurs de Whirlpool

Arrivé, ponctuel, un peu avant 9h30, Emmanuel Macron, n’a fait aucun commentaire à la presse avant de visiter l’entreprise. Histoire, peut-être, de ne pas prêter le flanc à ceux qui, comme le député de la Somme François Ruffin, voient dans ce déplacement un « coup de com' » d’un « président sans ancrage local ».

Le président a passé environ trois heures sur le site, visitant aussi Prima France, le sous-traitant de Whirlpool, accompagné de quatre membres du gouvernement : les ministres Jacques Mézard et Elisabeth Borne et les secrétaires d’Etat Gérald Darmanin et Benjamin Griveaux. «Il a pris le temps, il a pas fait une visite à l’arrache», commente a posteriori le délégué CFDT Patrice Sinoquet.

Pour éviter tout couac, la visite du chef de l’Etat a été bien préparée. Des journalistes présents à Amiens lundi disent avoir vu des membres de l’Elysée en repérage dans la ville natale du président. Ce mardi, un important dispositif de sécurité était déployé dans la ville.

Pour éviter tout couac, la visite du chef de l’Etat a été bien préparée. Des journalistes présents à Amiens lundi disent avoir vu des membres de l’Elysée en repérage dans la ville natale du président. Ce mardi, un important dispositif de sécurité était déployé dans la ville.

 

 

Commenter cet article