Santé : haro sur les malades !

Publié le par FSC

Le caractère de classe de la politique initiée par Macron et son gouvernement s'accentue sur tous les terrains.

Partout il s'agit de s'en prendre à ceux d'en bas pour donner aux plus riches.

C'est vrai pour la fiscalité avec la suppression de l'Impôt sur la fortune couplée à l'augmentation de la CSG pour les retraités à plus de 1200 euros par mois, la diminution de l'APL ...

C'est vrai à présent pour les mesures de restrictions budgétaires annoncées par la ministre de la santé qui toutes visent à réduire les dépenses de santé au dépens des malades et du fonctionnement des institutions de santé comme les hôpitaux!

Comme la soit-disant lutte contre le chômage vise en priorité les droits des chômeurs considérés non comme des victimes mais comme des responsables des fameux déficits qu'il faut absolument réduire pour à la fois plaire à l'Union européenne, à Angela Merkel et à l'oligarchie qui guette l'ouverture au privé des secteurs d'activité qui échappent encore à la prédation capitaliste!

Pas d'autre voie pour les travailleurs que la résistance et la construction d'une authentique unité de combat contre cette politique et pour une issue anti-oligarchique à la crise que nous traversons!

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SOURCE : Le Parisien

Sécu : «30% des dépenses ne sont pas pertinentes», estime Buzyn

La ministre de la Santé estime qu’il est possible de réduire les dépenses de l’assurance maladie «sans toucher à l’égalité des chances». Sur la généralisation du tiers payant, elle ne s’engage sur aucune date.

Dès mardi, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn défendra devant l’Assemblée le projet du budget de la sécurité sociale (PLFSS). Dans le Journal du dimanche, elle revient sur plusieurs pistes pour réduire de 3 milliards d’euros le déficit global.

«Jusqu’à présent, dénonce-t-elle, nous n’avons pas fait assez de réformes structurelles pour le limiter. Le vote du premier PLFSS du quinquennat nous permet de lancer une révolution en douceur ». Selon Agnès Buzyn, «il y a une marge de manoeuvre énorme sans toucher à l’égalité des chance : 30% des dépenses de l’assurance-maladie ne sont pas pertinentes ».

Plus d’ambulatoire. La ministre confirme qu’elle souhaite «favoriser l’ambulatoire », en fixant l’objectif pour 2022 en chirurgie que «sept patients sur dix entrant à l’hôpital le matin en sortent le soir ». « Nous allons fermer les lits qui ne servent à rien ou les réorienter vers de nouveaux besoins » et « lutter contre les opérations inutiles ou les actes réalisés deux fois », dit-elle.

 

Des « bonus » pour certains hôpitaux. Agnès Buzyn estime que les hôpitaux pourraient en outre « économiser un milliard d'euros en mutualisant certaines dépenses, comme les achats de médicaments ».

Elle souhaite aussi réformer le financement des hôpitaux en créant des « modes de tarification centrés sur la pertinence des soins », par exemple en octroyant « un bonus, un intéressement dès lors qu'ils répondront aux objectifs de qualité, de pertinence et d'efficience ».

La généralisation du tiers payant, c’est pour quand ? La ministre de la Santé reste très floue sur le sujet. Elle avait annoncé au début de l’été la suspension du tiers payant avant d’en réaffirmer le principe en expliquant que le gouvernement le généraliserait en douceur. Cette mesure votée sous le quinquennat précédent a pour but d'éviter à tous les patients d'avancer les frais lorsqu'ils consultent et est déjà obligatoire pour certains (femmes enceintes, les bénéficaires de la CMU, les affections longue durée...) . «Nous devons poursuivre nos efforts pour en assurer une application effective partout », explique la ministre. « Aujourd’hui nous ne sommes pas prêts techniquement à l’étendre », ajoute-t-elle sans donner de date. Le gouvernement avait promis de généraliser le tiers payant en 2018.

Chasse aux fraudeurs. Agnès Buzyn entend renforcer la lutte contre les fraudes à l'Assurance maladie. « Il faut cesser d'être laxiste avec ceux qui abusent d'un système généreux », affirme-t-elle, en pointant notamment la hausse des arrêts de travail. « Jusqu'à quand l'assurance-maladie palliera-t-elle les défaillances du management au travail ? », interpelle Agnès Buzyn.

La Sécurité sociale « multiplie les contrôles en croisant les fichiers informatiques » et en 2016, la fraude détectée sur les cotisations et les prestations « s'est élevée à 1,2 milliards d'euros et le chiffre ne cesse de croître », précise-t-elle.

 

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