VILLEJUIF : la politique anti-syndicale du maire LR

Publié le par FSC

SOURCE : Le Parisien

Les syndicats ont organisé ce samedi les portes ouvertes de la Bourse du travail qu’ils sont sommés de quitter. La municipalité veut vendre les lieux pour financer une future école.

Ils avaient jusqu’à ce samedi soir pour libérer les locaux. Leurs locaux, ceux où les salariés en difficulté pouvaient depuis 1963 venir prendre conseil auprès des syndicats. La Bourse du travail de Villejuif avait ouvert ses portes au public ce samedi matin. Un symbole pour les syndicats qui doivent quitter leur QG historique.

« C’est tout un pan de l’histoire sociale de Villejuif qui va disparaître quand le maire aura tout démoli, s’insurge une retraitée, en montrant du doigt la permanence du PCF située en face, sur la rue Jaurès. Il faut faire des économies soit, mais pas sur le dos des travailleurs, on dirait que la municipalité veut faire oublier le passé politique de la ville rouge ! »

La vente du lieu servira à financer l’école des Réservoirs

Le maire Franck Le Bohellec (LR) entend vendre le bien communal, pour financer la future école des Réservoirs. « Il y a eu beaucoup de réunions sur le sujet, nous n’avons rien à dire de plus. Le maire demande la mise en application de la décision de justice car personne n’est au-dessus des lois », se défend la ville.

 

Environ 80 personnes ont franchi le pas de la porte ouverte sur la rue. Certains pour la première fois, la plupart comme ils le font depuis de longues années. « On a eu des curieux, qui demandaient ce qui se passait, et les militants pour réaffirmer notre mobilisation », explique Ahmed El Hoummass, secrétaire général de l’union locale CGT.

Dans le local, des panneaux rappellent la naissance et le rôle des Bourses du travail nées en 1887 en France.

Un peu plus tôt, comme tous les samedis, des militants bénévoles donnaient encore des cours d’alphabétisation. « Ça sert à ça aussi, une bourse du travail, une année on a accueilli les ouvriers du chantier d’en face qui venaient manger au chaud plutôt que sur le trottoir », raconte Cédric Quintin, secrétaire général de l’union départementale CGT.

 

 

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