La modernité macronienne : la guerre aux chômeurs !

Publié le par FSC

Derrière l'emphase compassionnelle la dure réalité des choix de classe.

Derrière  la proclamation solennelle de la lutte contre le chômage, la stigmatisation des chômeurs :

CASTANER comme porte-parole alors du gouvernement, parlant des allocations chômage :

«C'est une forme de liberté. Mais la liberté, c'est vers quelque chose. Ce n'est pas de se dire: “Finalement, je vais bénéficier des allocations-chômage pour partir deux ans en vacances”».

Deux ans en vacances avec une allocation moyenne nette de 847 euros comme le rappelle Benjamin Amar de l'Union départementale CGT du Val de Marne !!!!

44% seulement des sans emploi étant par ailleurs couverts par lesdites allocations!

Et Macron lui-même parlant des "multi récidivistes du refus" !

Mesures envisagées et révélées par le Canard enchaîné  et que Challenge résume ainsi :

Le gouvernement envisage de durcir certaines sanctions dans le cadre de la future réforme de l'assurance chômage, assure le Canard enchaîné daté du 27 décembre, citant une note confidentielle du ministère du Travail.

Actuellement, en cas de recherche d'emploi insuffisante ou de refus de formation, un chômeur peut voir son allocation réduite de 20% pendant deux à six mois. En cas de manquement répété, l'allocation baisse de moitié pendant deux à six mois, voire est supprimée définitivement.

En cas de refus à deux reprises d'une offre raisonnable d'emploi, l'allocation est suspendue pendant deux mois. Si le refus se répète, elle peut être supprimée pendant deux à six mois, voire définitivement. Selon la note citée par l'hebdomadaire satirique, une recherche insuffisante, un refus de formation ou un refus de deux offres d'emploi jugées raisonnables, entraînerait une réduction des allocations de 50% pendant deux mois. En cas de récidive, elles seraient supprimées pour une durée de deux mois.

En outre, chaque demandeur d'emploi devra remplir un "rapport d'activité mensuel", listant l'ensemble des démarches effectuées pour favoriser son retour à l'emploi, selon cette note rédigée par Antoine Foucher, directeur de cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et ancien cadre du Medef. Pierre Gattaz, numéro un du Medef, avait suggéré en octobre un contrôle "journalier", "hebdomadaire" ou "mensuel" des demandeurs d'emploi, suscitant un tollé.La négociation sur la réforme de l'assurance chômage doit débuter le 11 janvier et s'achever mi-février.

Aucun hasard donc dans tout cela, les négociations entre "partenaires sociaux" où le partenariat pouvoir macronien/MEDEF est déjà en place, ne servant qu'à couvrir une offensive qui se poursuit contre le monde du travail et les conquis sociaux!

Le débat sur LCI de novembre dernier :

 

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