Chez GE Alstom Power System, la CGT conteste le gel des salaires annoncé par la direction

Publié le par FSC

Pour rappel Alstom a été bradé (partie nucléaire) à l'américain GE avec l'approbation d'Emmanuel Macron alors ministre.

VOIR : 

http://www.frontsyndical-classe.org/2017/09/comment-le-ministre-de-l-economie-e.macron-a-vendu-alstom-aux-americains.html

 

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SOURCE : L'Est Républicain

Avant la dernière des trois journées de négociations, prévue aujourd’hui. Le syndicat propose une augmentation générale de 2,5 %.

« On ne prend pas en considération les sacrifices des salariés ! » s’écrie ce délégué CGT.

Le syndicat a battu le rappel à l’occasion des négociations annuelles obligatoires (NAO) chez GE Alstom Power System (autrement dit les salariés d’Alstom repris par GE lors du rachat).

Chacune des équipes des trois tournées, à 3 h, 9 h et 12 h 30, a débrayé, arrêtant le travail pendant trente minutes à une heure en guise de protestation.

Les deux premières réunions de NAO se sont déroulées à La Défense le 30 janvier et le 9 février.

« La troisième est prévue mercredi 14 février. Nous avons demandé qu’elle se tienne à Belfort, puisque nous sommes centre de décision nucléaire » lance Karim Matoug, délégué syndical central. À la veille de ce nouveau rendez-vous avec la direction, le syndicat tenait donc à mettre la pression, sans trop d’illusion.

Cahier de revendications

« Ce que nous n’acceptons pas, c’est l’annonce du gel des salaires, alors que GE a fait des bénéfices et que le carnet de commandes est plein », explique Saïd Bersy, délégué central adjoint.

Et ce n’est pas la prime de 307 € net proposée par la direction qui va l’apaiser : « C’est une surprime d’intéressement, c’est tout. Un “one shot” qui n’a rien à voir avec une augmentation générale de salaire. »

Quant à Cyril Caritey, secrétaire du syndicat, il ajoute : « La direction justifie le gel des salaires par le fait que Belfort n’a pas atteint l’objectif de rentabilité fixé. Mais c’est faux. C’est le résultat d’un simple jeu d’écritures. Par exemple, la comptabilité de la fabrication d’aubes à Bourogne est établie en Suisse pour des raisons d’optimisation fiscale. »

Le syndicat a donc rédigé un cahier de revendications, avec pour pilier une augmentation globale de 2,5 % et plusieurs autres points, de la reconnaissance du préjudice anxiété amiante à la revalorisation des tickets restaurant.

Quant aux autres syndicats, ils n’ont pas appelé à une quelconque action.

Du côté de GE, on commence par rappeler que le groupe va se séparer de 12 000 salariés dans le monde pour sa seule activité Énergie, mais que la France sera épargnée en raison des accords passés après le rachat d’Alstom. Concernant les revendications de la CGT, l’industriel lâchera-t-il du lest ? Son porte-parole belfortain indique : « Il y aura sans doute de la part de la direction quelques propositions qui iront dans le sens des salariés. » À suivre.

 

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