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Fonction publique : la CFDT s'interroge sur la méthode

Publié le par FSC

Le procédé est très habituel : lorsque la droite est en parfait accord avec les mesures de Macron sur le terrain économique, alors pour faire semblant de s'opposer, elle proclame urbi et orbi que ça ne suffit pas, que la manière de procéder n'est pas la bonne ...

La CFDT et Laurent Berger pratiquent à l'identique : Comme les mesures annoncées par le premier ministre et Gérald Darmanin heurtent de plein fouet les intérêts des fonctionnaires et du service public alors il faut masquer les convergences du syndicat et son accord avec les "nécessaires réformes" et donc faute d'en mettre en cause le contenu s'en prendre à la forme, à la méthode ...

Pas sûr cependant que les salariés de la fonction publique se laissent prendre à ces manoeuvres, pour peu également que les autres organisations et la CGT en particulier n'hésitent pas à mettre les points sur les i et à s'en expliquer avec les travailleurs, car l'enfumage va certainement se poursuivre!

 

 

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SOURCE : Libération

 

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a réclamé «des clarifications» et fustigé un «gros problème de méthode» du gouvernement, après l’annonce de pistes de réforme dans la fonction publique, dans une interview publiée samedi dans Le Monde.

«Ils y vont fort», a-t-il réagi, à propos de ces pistes annoncées jeudi, dont un plan de départs volontaires et le recours à davantage de contractuels.

Une concertation avec les syndicats a été annoncée dans la foulée, qui va se dérouler sur l’ensemble de l’année.

«Il y a un gros problème de méthode : c’est très étonnant d’annoncer une concertation sur toute l’année 2018 et de donner dès à présent une partie des conclusions», a réagi M. Berger, qui a réclamé que le gouvernement organise «très vite» une rencontre avec les syndicats.

Sur le fond, la CFDT critique le souhait du gouvernement de proposer une «rémunération plus individualisée». Actuellement, la rémunération des fonctionnaires repose sur un socle commun et des primes et promotions.

«Il faut dire quelle est la part de la rémunération collective et quelle est la part de l’individuel», a estimé M. Berger, qui craint que cette mesure n’entraîne «des disparités liées aux marges budgétaires des employeurs plus qu’en fonction de l’investissement au travail».

Sur le recours à davantage de contractuels, le leader syndical s’interroge aussi : «ça veut dire quoi ? Pour qui ? Comment ? Tout cela mérite des éclaircissements, car il y a des craintes de profonds bouleversements pour les agents».

À propos de la piste du plan de départs volontaires, Laurent Berger a jugé le «terme inapproprié», soulignant que tout départ devait se faire sur la «seule base du volontariat et de manière sécurisée».

Il a expliqué que la CFDT n’était «pas opposée à des évolutions» mais qu’il était «urgent de dire clairement de quoi on parle», relevant que toutes les dernières politiques ont été conduites «sous l’angle budgétaire».

«Les agents de l’État souffrent parfois de conditions de travail très dures, mais surtout de non-reconnaissance, qui est terrible», a insisté le numéro un de la CFDT. «Être considéré comme un coût en permanence donne un sentiment de mal-être», a-t-il ajouté.

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