Premières réactions face à la casse envisagée du service public ferroviaire

Publié le par FSC

Et bien sûr comme le sieur Spinetta ce matin sur France Inter c'est en prétendant défendre le service public qu'ils prétendent mettre en oeuvre les mesures de démolition tournant le dos résolument à l'égalité de traitement des citoyens quelle que soit la situation, la région, le département.

C'est la même démarche s'agissant de la contre-réforme annoncée du système de santé.

Car la privatisation, la loi de la rentabilité, la mise en concurrence sont structurellement incapables d'assurer cette égalité.

Le combat qui doit s'engager exige la convergence impérative des luttes, la mise en mouvement ET des salariés des entreprises et secteurs concernés ET les usagers, c'est-à-dire l'immense majorité de notre peuple.

La bataille d'idées va faire rage avec du côté pouvoir/média la tentative de faire passer leur casse et leurs régressions pour des mesures de sauvegarde et la preuve de leur "éclatante modernité".

 

UNE POLITIQUE ANTI-FERROVIAIRE

 

Le rapport Spinetta a été officiellement présenté le 15 février 2018. Les préconisations qu’il contient, si elles étaient retenues, porteraient un coup sérieux aux cheminots, aux usagers, aux chemins de fer français.

Ce rapport, commandé par le gouvernement, constitue la 4ème mauvaise proposition après le projet de loi Maurey/Nègre, les assises des mobilités et le rapport Duron. Les professionnels du service public ferroviaire que sont les cheminots, et les usagers qui, eux, en sont les premiers utilisateurs, n’ont donc, pour l’heure, pas été entendus.

Ce rapport vient confirmer la politique anti-ferroviaire du gouvernement et de la direction SNCF.

Depuis plusieurs mois, la Fédération CGT des cheminots pose la question : « POURQUOI veulent-ils en finir avec le train public ? » Ce rapport répond à la question « COMMENT veulent-ils en finir ? »

 

QUELS SONT LES GRANDS AXES DU RAPPORT SPINETTA ?

 

- Ouverture à la concurrence,

 

-Transfert obligatoire des cheminots vers les entreprises ferroviaires qui remporteraient un appel d’offres,

 

- Possibilité de mettre un terme aux recrutements à Statut,

 

- Filialisation du Fret SNCF,

 

- Fermeture des lignes jugées non rentables et concentration des moyens sur les métropoles,

 

- Transformation des EPIC Mobilités et Réseau en Sociétés Anonymes,

 

- Amplification de l’externalisation des fonctions dévolues à l’EPIC de tête.

 

Au-delà des attaques contre les conditions sociales des cheminots qui sont inacceptables, ces préconisations constituent une attaque inédite contre le transport ferré public et contre celles et ceux qui, au quotidien, font le choix du train, quel que soit la région ou le territoire.

 

La Fédération CGT des cheminots redit que d’autres choix sont possibles et nécessaires, tant sur l’organisation de l’entreprise publique, son désendettement, son efficacité et son fonctionnement, permettant de répondre aux besoins des populations.

 

Il faut maintenir et développer le service public ferroviaire, pas le saborder.

 

Le gouvernement s’apprête donc à confisquer à la Nation son entreprise publique ferroviaire.

 

Par le passé, de nombreux rapports ont fini dans les archives des ministères. Il reste encore de la place dans les armoires et sur les étagères.

C’est donc avec conviction et détermination que la Fédération CGT des cheminots abordera les rencontres prévues avec le ministère dans les jours et semaines à venir.

 

Si d’aventure, le gouvernement décidait de reprendre ces mauvaises propositions et tentait le passage en force, la Fédération CGT, avec les cheminotes et les cheminots, mettrait tout en œuvre afin d’envisager un autre avenir pour le service public ferroviaire que celui tracé par la direction de la SNCF et le gouvernement.

 

« La SNCF, certains veulent la descendre, nous, on la défend ! »

 

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SOURCE : le site ça n'empêche pas Nicolas

 

Le sabotage organisé de la SNCF

par Macron et l'oligarchie est plus efficace que par les explosifs

Le gouvernement Macron se croit aujourd'hui en mesure de sortir la grosse artillerie contre la Société Nationale des Chemins de Fer français, contre le statut "national" de celle-ci, pour la liquidation de celui des cheminots. Cette offensive mortelle pour le rail français vise à la privatisation de ce bien nationalisé par le gouvernement du Front Populaire pour le livrer, non seulement aux intérêts marchands mais bradés aux sociétés étrangères.comme prévus par les traités dans le cadre de l'Union européenne.

La menace qui se concrétise aujourd'hui état prévue de longue date. 

Elle n'avait provoquée que de timides condamnations de la part des syndicats de cheminots.

Pourtant, les moyens accordés à la SNCF se sont fondus au fil des ans : infrastructures laissées à l'abandon, gares fermées, réseau ferré à l'abandon, ponctualité en déshérence,  personnel en constante réduction, droits sociaux de celui-ci  réduits en peau de chagrin, les usagers et de la population,  pris en otages par cette politique de sabotage programmée.

Ce matin encore, le gouvernement Macron annonce de nouvelles fermetures de gares et la suppression de lignes sur des parcours jugés "non rentable" ! La notion de profit, au détriment de l'intérêt des usagers  est ainsi assumée par le pouvoir de l'oligarchie.

Et face, les syndicats médusés, réduits à des mouvements sporadiques sans lendemain, n'organisent pas la riposte d'ensemble au niveau du danger. Jamais le moindre mot d'ordre global pour défendre,  en lien avec les usagers, la SNCF, bien de la Nation, face à son sabotage permanent en vue de la larguer au privé et aux appétits européens.

Depuis 1995, et la magnifique lutte victorieuse des cheminots, aucune action globale n'a été menée à la SNCF pour le maintien et le développement du réseau ferré français. Peut-être à l'automne 2007, une grève massive et unitaire des cheminots, si elle avait été menée à son terme,  aurait pu enclencher la riposte victorieuse aux menaces mortelles qui déjà menaçaient les chemins de fer français. Mais la démarche solitaire et combien inopportune de Bernard Thibault mit fin prématurément à la colère cheminote en négociant à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy.

Mais le drame, c'est le refus des Fédérations syndicales de porter le conflit au niveau de l'intérêt national en organisant la résistance frontale nationale et patriotique à la soumission des autorités françaises, de droite comme du PS, à la dictature exercée par l'Union européenne sur notre pays.

Le refus de ce combat, y compris celui de la CGT, pèse lourd aujourd'hui dans cette phase accélérée de démantèlement des services publics, de la SNCF en particulier.

Mais il n'est jamais trop tard pour organiser la résistance contre la dictature de l'oligarchie...

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SNCF : un rapport "décoiffant" envisage la fin du statut de cheminot

 

Fin du statut de cheminot, SNCF transformée en société privée : un rapport de l'ex-PDG d'Air France Jean-Cyril Spinetta, remis ce jeudi 15 février à la ministre des Transports, préconise un big-bang dans le monde du train.
 

Terminus, tous les cheminots descendent. Tel est l'objectif, à terme, d'un rapport consacré à la SNCF remis ce jeudi 15 février à la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Son auteur, Jean-Cyril Spinetta, ex-PDG d'Air France, préconise rien de moins que de transformer l'établissement public en société privée. Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, cela permettrait d'abandonner le recrutement de cheminots, ces fonctionnaires aux conditions de travail et de retraite dérogatoires au droit commun.

Plusieurs syndicats, comme la CGT, Sud-Rail et l'Unsa, refusent la libéralisation et souhaitent au contraire que le "monopole de la SNCF" soit "confirmé pour améliorer le service public", selon l'AFP. Reste à connaitre la situation des fonctionnaires qui seraient transférés dans les entreprises privées qui succèderont à la SNCF : conserveront-ils leur statut actuel et l'ensemble de leurs avantages ? Tous les syndicats le réclament.

Cette proposition d'un big-bang du train français a été largement soufflée par l'Union européenne. Au nom de la concurrence, la Commission européenne réclame depuis 2010 que la SNCF devienne une société privée, afin qu'elle ne puisse plus bénéficier des garanties de crédit de l'Etat. Bruxelles a donc appelé l'Etat à transformer la SNCF en société anonyme d'ici à 2023.

Le rapport Spinetta devrait également émettre des préconisations sur la reprise de la dette de 50 milliards d'euros de la SNCF par l'Etat. Selon Les Echos, il pourrait également demander la révision à la baisse du nombre de gares TGV. Ces propositions, qualifiées à l'avance de "décoiffantes" par la ministre ne sont pas vouées à mourir dans un tiroir : le gouvernement prévoit une loi d'orientation sur les transports, dès ce printemps. Ce qui promet de beaux débats.

 

 

 

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