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Agnès Verdier-Molinié qui fait le tour des plateaux, radios ... prépare l'offensive contre les fonctionnaires

Publié le par FSC

Toutes les contre-réformes sont adossées aux mêmes procédés : des campagnes médiatiques qui matraquent l'opinion sur la nécessité inéluctable du changement face à une situation OU/ET inégalitaire/catastrophique visant à isoler la "cible" de ladite contre-réforme et à dresser l'opinion contre elle.

Diviser les victimes de la politique du capital telle est le mot d'ordre de l'oligarchie et des chiens de garde à son service!

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SOURCE : Capital, Revue au service des privilégiés réels ceux-à et des riches

Alors que le gouvernement entend mettre sur pied un régime unique de retraite, une étude du think tank Ifrap révèle le fossé qui existe aujourd’hui entre les fonctionnaires et les salariés du privé.

On l’attendait pour début 2018, elle n’arrivera finalement pas avant 2019. La réforme des retraites, promise par Emmanuel Macron, risque d’être explosive. Le président souhaite mettre en place un dispositif universel, ce qui signifie notamment un alignement du régime de retraite des fonctionnaires sur celui des salariés du privé. En attendant que le gouvernement présente sa feuille de route au printemps, plusieurs études ont été menées pour faire le point, dont la dernière est publiée ce lundi 12 mars… et elles sont contradictoires.

En 2015, le Conseil d’orientation des retraites (COR) avait estimé qu’une telle réforme aurait pour conséquence d’augmenter de 2,4% la pension des fonctionnaires nés en 1958. Plus de la moitié d’entre eux (53%) ressortiraient gagnants d’un alignement de leur régime sur celui du privé. Ce n’est pas la conclusion d’une étude de l’Ifrap, révélée ce lundi par Le Parisien. Le think-tank libéral, qui se positionne pour un régime unique par points, estime que seulement un tiers des fonctionnaires gagnerait au change. Globalement, leurs pensions seraient réduites de 21% sur le salaire de base, et de 7,7% si on prenait en compte les primes, en appliquant les règles du régime général et des complémentaires Agirc-Arrco.

 

Cette étude de l’Ifrap révèle donc le fossé qui existe aujourd’hui entre le régime général et celui des fonctionnaires. Sur une pension moyenne de 2.321 euros, les employés du service public gagneraient en effet 179 euros par mois supplémentaires en comparaison de ce qu’ils toucheraient si les règles du privé leur étaient appliquées. Le Parisien détaille aussi quatre cas concrets. Par exemple, un professeur certifié bénéficiant d’un salaire brut mensuel de 4.526 euros (primes comprises) toucherait, selon l’Ifrap, 3.104 euros par mois à son départ à la retraite à taux plein à 66 ans, soit 337 euros de plus par mois que dans le privé. La différence s’élèverait à 163 euros pour un cheminot qui partirait à la retraite à 59 ans, à taux plein, après avoir été payé 3.568 euros par mois. Et à 66 euros pour un secrétaire administratif de catégorie B qui partirait en retraite à 64 ans, à taux plein, avec un salaire de 3.171 euros.

Mais tous les fonctionnaires ne bénéficient pas d’un régime avantageux. Ainsi, un système unique ferait gagner 58,67 euros par mois à la retraite d’un employé de catégorie C qui était payé 2.404,50 euros brut mensuels. “Dans le privé, le taux de remplacement est plus favorable aux petites rémunérations”, explique au Parisien la patronne de l’Ifrap, Agnès Verdier-Molinié.

Pour arriver à ces conclusions, le think tank s’est penché sur 4.004 cas de fonctionnaires d’Etat nés entre 1954 et 1962, et à jour de cotisation à leur départ à la retraite à 60 ans. “Notre échantillon ne porte que sur des agents ayant effectué toute leur carrière dans la fonction publique ,avec une retraite à taux plein sans décote, ni surcote alors que le COR prend aussi en compte des poly-affiliés qui peuvent avoir travaillé dans le privé”, précise Agnès Verdier-Molinié. D’après l’Ifrap, la mise en place d’un régime unique par points et le relèvement de l’âge de départ à la retraite à 65 ans permettraient “13,8 milliards d’économies d’ici à 2025”.

 

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Et la lutte contre la fraude fiscale des riches, des grandes entreprises et des multinationales ça économiserait combien madame Molinié?

Au bas mot 80 milliards d'euros par an!

Ah, mais ça c'est une réforme qu'elle ne souhaite manifestement pas car elle n'est pas grassement payée pour cela bien sûr!

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S
Elle vient de passer ce dimanche à France Inter, j'ai éteint à sa première réponse qui était un énorme mensonge et détournement :
Question du journaliste : Est-ce une politique libérale de libérer les services publics (ou la SNCF, j'ai un trou.) ?
Réponse de cette personne : "Non, cela s'est fait dans tous les autres pays, ....."
Afin de préserver ma santé psychique et ma tension nerveuse, j'ai éteint mon poste de radio !
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