Laurent Berger veut liquider au plus vite la lutte des cheminots !

Publié le par FSC

Allant au devant des attentes du pouvoir bien que la CFDT ne fasse pas bien sûr de politique entend mettre un terme à l'unité syndicale d'opposition à la casse de la SNCF.

Et où sont les "avancées" servant de prétexte à Berger ?

Car pour rappel la plate-forme en 8 points qui unit les organisations syndicales de cheminots approuvées par toutes qui ne se limite évidemment pas à la reprise d'une partie de la dette par l'état.

Notamment, a déclaration commune antérieure au 15 mars dans une lettre adressée à la ministre des transports, Élisabeth Borne, précise ce que l'intersyndicale des cheminots conteste :

La transformation des EPIC du groupe public ferroviaire en sociétés anonymes, même sous la forme de sociétés à capitaux publics garantis, dont les motivations ne nous semblent pas crédibles et qui préfigure le lancement d’un processus de privatisation ;
• La filialisation de Fret SNCF sous la forme d’une société anonyme, alors même qu’après des restructurations considérables, la situation économique actuelle de cette activité est directement liée à l’absence de volontarisme de l’Etat en faveur d’un transfert modal ;
• L’absence totale de solution de financement pour maintenir les petites lignes ; dans ces conditions l’annonce du Gouvernement de ne pas suivre la recommandation du rapport Spinetta n’est qu’une déclaration de façade ;
• L’absence de solutions concrètes sur le désendettement du groupe public ferroviaire, dont l’hypothèse reste conditionnée à la réalisation par le groupe de nouveaux efforts de productivité et de vente de filiales ;
• La fin du recrutement au statut et l’objectif de réduire son contenu pour ceux qui continueraient à en bénéficier.

Par quoi on voit bien qu'on est très loin actuellement des prétendues "avancées" revendiquées par Laurent Berger.

Pour sortir Monsieur Berger il faut trahir la lutte des cheminots en prolongeant d'autres trahisons !

 

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Grève SNCF : Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, « veut sortir au plus vite du conflit »

Tout en poursuivant la mobilisation, le syndicat va faire des propositions au gouvernement. « Les deux semaines qui s’ouvrent sont décisives », dit Laurent Berger au « JDD ».

LE MONDE | • Mis à jour le

 

« La CFDT ne veut pas relâcher la pression » avant la fin du débat parlementaire sur la réforme de la SNCF, affirme Laurent Berger, son secrétaire général, dans un entretien au Journal du dimanche (JDD) du 27 mai, précisant que le syndicat « veut sortir au plus vite du conflit, mais dans de bonnes conditions pour les cheminots et l’avenir du transport ferroviaire ».

Pour lui, les deux prochaines semaines s’annoncent « décisives » avec le vote du Sénat le 5 juin et une commission mixte paritaire prévue le 13 juin. « Jusque-là, la mobilisation continue », assure le représentant de la CFDT, qui va continuer à faire des propositions.

« Le gouvernement nous a engagés dans une réforme marathon. Nous sommes dans les dix derniers kilomètres, et ce ne sont pas les plus simples à courir ! »

Des « points à éclaircir »

Alors que la grève se poursuivra lundi contre le projet de réforme ferroviaire, Laurent Berger reconnaît qu’il y a eu des « avancées » et de « réelles discussions » avec le gouvernement. Lors d’une rencontre à Matignon, vendredi, le premier ministre Edouard Philippe a notamment signifié aux syndicats que l’Etat reprendrait une partie de la dette de la compagnie ferroviaire, soit 35 milliards d’euros (25 milliards en 2020 et 10 milliards en 2022). « Nous avons parlé de sujets de fonds, pas de sortie de conflit », tient à préciser le secrétaire général de la CFDT, qui se réjouit d’avoir obtenu une pérennisation de la structure du groupe telle qu’issue de la réforme de 2014.

 

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