Maintenant c'est aux pensions qu'ils commencent à s'attaquer

Publié le par FSC

Les décisions annoncées ce 3 mai par Bruno Le Maire concernant l'épargne salariale préfigurent ce que prévoit le pouvoir en matière de contre-réforme des retraites.

C'est la radio BFM business qui vend la mèche :

En France pour 100 euros de retraite versés seuls 2 à 3 proviennent de fonds de pension, contrairement à l'Allemagne par exemple où 25% proviennent de ces  mêmes fonds.

En France les 98% proviennent donc du système de répartition alimenté par les cotisations sociales.

Pour les casseurs du modèle social issu du programme du Conseil national de la Résistance cette situation est intolérable : il s'agit donc de faire monter considérablement la part des fonds de pension contre le financement socialement partagé échappant au contrôle et à la prédation du capital, du détournement des actionnaires, des assurances, des banques.

C'est pourquoi les mesures annoncées de Bruno Le Maire visent à favoriser l'épargne retraite.

Avec un objectif caché dans la lignée de toutes les contre-réformes depuis Balladur : faire baisser les pensions de retraite versées aux salariés (la mise en place généralisée de la retraite par points), faire douter les jeunes de la pérennité et de l'efficacité du système de pension en vigueur de manière à élargir considérablement la place du capital privé dans les mécanismes

Faire baisser les pensions pour contraindre les salariés à contracter des assurances complémentaires privées voilà l'objectif de la contre-réforme envisagée par Macron sous couvert de mettre de la cohérence et de la justice dans l'actuel dispositif!

Sous le mot d'ordre bidon et mensonger et soit disant universel d' "1 euro cotisé devant ouvrir les mêmes droits pour Tous" en vue d'en finir en même temps avec les régimes spéciaux des cheminots par exemple et comme d'habitude d'harmoniser par le bas, de remettre en cause les conquis en faisant chuter encore davantage les pensions de tous afin de gonfler les revenus des privilégiés liés aux activités assurantielles notamment!

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LES ECHOS 3 mai 2018

Epargne retraite : déduction fiscale et portabilité

Dans le détail, le ministre précise tout d'abord les mesures prévues pour favoriser l'épargne retraite, notamment en rendant leur fiscalité plus attractive. « Pour chaque versement volontaire effectué par l'épargnant, vous aurez le droit à une déduction fiscale [...] dans la limite des plafonds existants (soit 30.000 euros par an pour un PERP, par exemple) », explique-t-il.

L'idée est également de donner un coup de jeune à ces dispositifs, par exemple en assurant leur portabilité lorsque l'on change d'entreprise ou de métier, ou en faisant systématiquement bénéficier au conjoint d'une option de réversion. Il n'est plus question, en revanche, de fusionner certains produits, une option qui aurait pris trop de temps, selon le ministre.

Au total, le gouvernement espère ainsi « parvenir à 300 milliards d'euros d'encours d'ici la fin du quinquennat », contre 200 milliards actuellement.

Eurocroissance : simplifier et afficher le rendement

Concernant les contrats d'assurance-vie eurocroissance, ce produit créé en 2014 et  qui reste inconnu de la majorité des Français , Bercy se fixe pour objectif de faire passer l'encours de 2 milliards d'euros à 20 milliards d'ici deux ans.

« Il faut que [les assureurs] simplifient ces contrats, mais aussi qu'ils puissent afficher très clairement le rendement qui pourra être attendu », déclare Bruno Le Maire.

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Seuils sociaux : un « bol d'air » à 500 millions d'euros

Enfin, concernant  le relèvement des seuils sociaux , le ministre confirme « la suppression du seuil de 20 salariés et les obligations sociales et fiscales qui y sont liées, à l'exception de celles liées à l'emploi de personnes en situation de handicap ». Ces obligations « seront supprimées et entièrement prises en charge par l'Etat, pour un coût 500 millions d'euros », précise le ministre.

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