Universités : blocage et propositions d'alternative

Publié le par FSC

Malgré les vacance scolaires, malgré les interventions policières et en dépit des médias qui ne cessent de proclamer la fin du mouvement, à ce jour 4 universités sont encore bloquées, de nombreux établissements sont perturbés ainsi que la tenue des examen dont le pouvoir a fait un enjeu majeur.

Avec le  mouvement social engagé sur le long terme (cheminots, Air France, agents publics ...) et les temps forts de ce mois de mai (le 14, le 22 et le 26) de sérieuses possibilités de rebond existent pour contraindre le pouvoir à des reculs malgré sa posture d'intransigeance.

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NOUVELLES de Nanterre

Il y a une alternative : un autre Parcoursup est possible

 

Ce texte a pour objectif de démontrer que nous pouvons mettre en place un système d’affectation alternatif à ce qui nous est actuellement proposé par le gouvernement.

 

Nous ne revenons pas ici sur les problèmes de fond créés par ce dispositif et la loi ORE et que nous sommes déterminés à combattre (sous-dotation, mise en concurrence généralisée, reproduction des inégalités et orientation, etc). Nous y expliquons simplement notre refus de plier face à l’ « urgence » invoquée. En effet, il existe une autre solution permettant la tenue de la prochaine rentrée universitaire.

  1. Techniquement :

Ce qu’on nous dit : Parcoursup est déjà en place et le calendrier est trop serré pour le remettre en cause

Il est tout à fait possible de demander aux 800 000 candidat.e.s de se connecter sur la plateforme et de hiérarchiser leurs 10 vœux, comme ils l’auraient fait avec Admission Post Bac en 2017. Rappelons que c’est la même équipe informatique qui gère Parcoursup. Une fois ces vœux hiérarchisés, nous pourrons objectiver les formations dans lesquelles il manque des places pour que l’ensemble des bachelier.e.s puisse être affecté.e.s sur leur premier vœu universitaire. Cette hiérarchisation permettra d’une part de limiter les listes d’attente dans tous les secteurs (universitaire comme STS et CPGE), et d’autre part d’éviter que les 20% de « meilleur.e.s » bachelier.e.s monopolisent les places en leur proposant « seulement » le vœu qu’ielles auront défini comme leur préféré.

  1. En termes de carte universitaire :

Ce qu’on nous dit : on va créer 19 000 places pour accueillir les 48 000 bacheliers supplémentaires

Il est tout à fait possible de créer les places nécessaires pour accueillir ces candidat.e.s. Cela a été fait pour la rentrée 1969 avec par exemple la création de trois centres expérimentaux (Vincennes, Dauphine et Lumigny). Le plan U2000 lancé en 1991 constitue un autre exemple de création de places et d’établissements pour absorber la croissance démographique étudiante. Ce plan national a constitué une masse globale d’investissements de 40,3 milliards de francs sur neuf ans. Il a permis la construction de 3,5 millions de mètres carrés de nouveaux bâtiments universitaires et huit nouvelles universités à l’échelle nationale dont quatre en Île-de-France (Evry, Cergy, Marne-la-Vallée, Versailles-Saint-Quentin).

Parcoursup n’est pas qu’une solution technique aux dysfonctionnements d’APB, qui étaient dus à la saturation du système. C’est une solution politique qui redouble des arbitrages budgétaires clairs.

Au contraire, nous défendons une alternative : la création de places dans les secteurs les plus en tension (ce qu’on ne peut savoir qu’en connaissant les premiers vœux des candidat.e.s). Nous sommes début mai, il reste le temps, comme en 1968, de déclencher un plan d’urgence pour la rentrée prochaine en créant les places (c’est-à-dire les postes et les mètres carrés) permettant d’affecter un maximum de bachelier.e.s sur leur premier vœu. Nous opposons ainsi une solution technique ET politique à la sélection proposée par le gouvernement et à la non affectation de plusieurs milliers de bachelier.e.s.

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SOURCE : Le Monde

Plus d’un mois après le début du mouvement contre la réforme de l’accès à l’université, quatre facultés étaient toujours à l’arrêt lundi 7 mai : Toulouse Jean-Jaurès ; Rennes-II ; Nanterre ; et Paris-VIII. A la Sorbonne, les étudiants se sont prononcés majoritairement pour la fin des blocages. D’autres universités conservent par ailleurs certains sites bloqués ou occupés en partie (Lyon-II, Nantes, Aix-Marseille, Sorbonne Université, Limoges…).

Depuis la fin de mars, une trentaine d’universités et d’instituts d’études politiques ainsi que l’Ecole normale supérieure et l’Ecole des hautes études en sciences sociales ont connu des perturbations, allant d’une brève occupation de salle jusqu’à des blocages de plusieurs semaines. Le point sur la situation.

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