La CFDT toujours au service du capitalisme !

Publié le par FSC

Dans nos combats, dans la recherche nécessaire de l'unité des travailleurs, ne perdons pas de vue que de l'intérieur des forces syndicales et notamment la CFDT se comportent en relais des campagnes du pouvoir et du patronat.

Ce combat là doit être mené auprès des travailleurs pour les prémunir contre ces tentatives de neutraliser leurs luttes et permettre la mise en oeuvre des contre-réformes et la remise en cause de tous les conquis.

En leur faisant remarquer les reclassements avantageux  de ces dirigeants par la bourgeoisie comme c'est le cas du numéro 2 de la CFDT Véronique Descacq et comme ce fut le cas pour Nicole Notat, Chérèque ...

Il y va également de la crédibilité du mouvement syndical authentique, d'autant que ces mesures de reclassements  pour services rendus à la classe dominante affectent tout dirigeant syndical qui capitule devant les exigences de la lutte des classes comme le prouve le sort réservé à un J.-C. Mailly ou à un T. Lepaon.

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SOURCE : le site d'El Diablo et http://www.sitecommunistes.org/

À suivre son congrès qui vient de se tenir on est frappé par le fait qu’à aucun moment, le rapport d’ouverture du secrétaire général L. Berger  ni la discussion qui a suivi, n’ont posé la question : dans quel monde vivons-nous et à partir de là quelle positions syndicale devons-nous adopter ? 

    

Rien de surprenant dans ce refus d’analyse de la société. Depuis son origine la CFDT a toujours refusée la réalité de la lutte de classe entre les propriétaires privés des moyens de production et d’échange et les travailleurs qui ne possèdent rien, obligés de vendre leurs forces de travail pour survivre.

 

  Laurent Berger condamne une nouvelle fois « le patronat ringard bloqué au XXème siècle trop heureux de rejouer la lutte de classe avec des organisations contestataires » (comprendre la CGT).

 

  C’est bien cette réalité qui le gêne. Celle d’un capitalisme engagé dans la férocité de la concurrence mondialisée et qui,  pour augmenter sans cesse ses profits détruit tout ce qui est un frein à cette augmentation : acquis sociaux collectifs, services publics, garantie collective des salaires, droits syndicaux

 

  En pleine lutte des cheminots, la CFDT a été pratiquement absente des débats(1) sur la question des salaires, traitements et pensions, de l’emploi, des conditions de travail. Aborder ces questions aurait amené à se positionner sur l’attaque globale menée par le pouvoir au service du capital, de la nécessaire riposte interprofessionnelle unie, ce que refuse la CFDT et qui conduit à l’affaiblissement de la riposte pour faire reculer les exigences patronales.

 

  La seule « critique » envers Macron et son gouvernement est le refus de celui-ci d’écouter et de mettre en œuvre les propositions de la CFDT de « codécision » qui visent à intégrer encore davantage les salariés à leur propre exploitation.  La CFDT vient de réaffirmer quelle a choisi son camp : celui d’accompagner le capitalisme, pas de défendre les travailleurs.    

 

(1) Le congrès terminé Berger a déclaré « souhaiter la fin du conflit pour le 18 juin » (jour du début des épreuves du bac), rejoignant direction, gouvernement et médias aux ordres dans le dénigrement de la lutte pour un service public ferroviaire.

 

-Pendant des années la CFDT annonçait 800.000 adhérents. Loin de la réalité. Au congrès elle en revendique 623.802 de 50 ans de moyenne d’âge. Un mensonge qui n’a pas eut l’honneur des médias capitalistes et gouvernementaux. Il ne faut pas faire de tort aux amis. *Une pratique permanente. La secrétaire générale adjointe de la CFDT, Véronique Descacq, à quitter son poste à l’issue du congrès. Elle va rejoindre  un poste de direction la Caisse des Dépôts et Consignation. Un service rendu à celle qui a « négociée » les ordonnances travail ? Elle vient après les Chérèque (père et fils) Nicole Notat qui après avoir quitté leurs responsabilités syndicales se sont retrouvés dans des postes gouvernementaux.         

 

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A
Elle a quitté ; pas "a quitter" !
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