La REUNION : le 50ème anniversaire de la CGT-R

Publié le par FSC

SOURCE :

https://www.clicanoo.re/Societe/Article/2018/06/10/Les-noces-dor-de-la-CGTR_534340

 

La CGTR a célébré hier à Saint-Denis son cinquantième anniversaire en présence de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

Le lieu était symbolique. C'est au premier étage de l'ancien hôtel de ville de Saint-Denis là ou le Dr. Raymond Vergès après sa victoire à l'élection municipale de 1945 avait tenu sa promesse d'organiser un grand bal populaire que la CGTR a soufflé tout au long de la journée d'hier les cinquante bougies de son anniversaire. «C'est la première fois que la population foulait ce parquet», rappelait Georges Marie Lepinay, ancien secrétaire général de la CGTR, historien du mouvement. «Dans cette salle habituellement réservée aux «gros blancs» on a «crasé le séga». C'est le 2 et 3 juin 1968 dans la foulée du septième congrès de l'UD CGT que naît la CGTR au Domaine des Tourelles à la Plaine-des-Palmistes. «Nous fêtons cette année les noces d'or de la CGTR, mais cela s'inscrit dans plus d'un siècle de lutte pour le progrès social », soulignait Georges Marie Lepinay. «Nombreux sont les camarades qui ignorent les sacrifices de nos anciens. Ils sont tombés dans l'oubli. Cette rencontre d'aujourd'hui est l'occasion de s'appuyer sur l'histoire. Il nous faut donner envie aux nouvelles générations de se pencher sur l'histoire de notre combat syndical.»

Le premier syndicat en 1902

Pour Yvan Hoareau, secrétaire général de la CGTR, cette commémoration devait être l'occasion « de faire l'interface entre les anciennes et les nouvelles générations. Nous devons porter témoignage de notre passé de lutte. Nos camarades doivent avoir une meilleure connaissance de l'histoire de notre organisation qui débute en 1902 avec la création du premier syndicat dont seront issus tous les syndicats CGT jusqu'à la CGTR. Chacun d'entre nous doit s'approprier notre propre histoire pour prendre la mesure du chemin parcouru et de celui qui s'ouvre devant nous.» Tout au long de la journée, «les compagnons de la route» de la CGTR, les Francs-Maçons, la Ligue des droits de l'homme, les anciens du SNI, le PCR, l'Union des femmes de la Réunion sont venus témoigner des liens les unissant à la CGTR. De très nombreux anciens militants ont rappelé les luttes de jadis. Georges Marie Lepinay a évoqué les grandes heures de la Cour Bazile siège historique de la CGTR après son déménagement du Port à Saint-Denis et la figure historique de Simon Amourdon, «l'avocat sans robe des travailleurs». La commémoration d'hier sera complétée par des manifestions dans les unions régionales de la CGTR. La première à Saint-Pierre sera consacrée à l'histoire du syndicat dans le Sud de l'île avec le début de l'industrialisation. La seconde au Port coïncidera avec l'anniversaire du chemin de fer et du port. La troisième aura pour cadre Saint-Denis avec l'évocation du mouvement dans le BTP. La quatrième dans l'Est sera consacrée aux grandes batailles syndicales.

Alain Dupuis


Philippe MARTINEZ

«Nous ne sommes pas des dinosaures»

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sera mardi prochain à la gare d'Austerlitz à Paris aux côtés des cheminots en grève mais il assistait hier matin au cinquantième anniversaire de la CGTR. «Il y a deux confédérations mais une même volonté de travailler ensemble», a souligné le secrétaire général de la CGT. «Il faut que nos camarades réunionnais soient davantage associés aux négociations qui concernent directement l'outre-mer. Nous ne sommes pas des dinosaures. Le dinosaure est ce plus jeune président de la cinquième République qui arrive avec de vieilles idées. Nous syndicats, nous représentons la modernité. Emanuel Macron a invité 140 PDG au château de Versailles, c'est le symbole d'un autre monde. Il incarne la défense des privilégiés. Nous nous portons les valeurs républicaines. Ne soyons pas complexés mais au contraire fier de notre passé. Aujourd'hui ceux qui créent de la richesse ne profitent pas du fruit de leur travail. La santé, l'éducation, la culture ce ne sont pas des coûts. Il faut se battre pour un service public de qualité. Nous devons nous mobiliser  afin d'obtenir le meilleur score aux prochaines élections le 6 décembre dans la fonction  publique. Sans mobilisation, rien ne changera.»

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