Affaire BENALLA : une provocation d'état le 1er mai contre le mouvement social ?

Publié le par FSC

ci-après nous relayons l'analyse de Yann Le Pollotec qui pose des questions graves et qui en dehors du bruit et de la fureur provoqués par cette affaire concernent directement le mouvement social et la CGT.

En remarquant au passage que ce matin Gérard COLLOMB devant la commission parlementaire devant laquelle il a du s'expliquer s'est longuement attardé sur le contexte de ce premier mai 2018 insistant lourdement sur les violences des blacks blocs, le cortège de tête échappant au contrôle des organisateurs syndicaux.

Utilisant donc les violences urbaines, le climat de tension afin de justifier le dispositif policier dont on remarquera que ce dispositif intègre des barbouzes présidentielles du type Benalla, Crase et sans doute d'autres nervis mêlés aux manifestants et aux provocateurs violents.

La question est donc posée de savoir si ce premier mai nous avons effectivement eu affaire à une provocation d'état contre le mouvement social en construction !

 

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SOURCE ;  Analyse de Yann Le Pollotec  militant PCF d'Aubervilliers

Non « l’affaire d’Alexandre Benalla » ne résume pas à une coupable « amitié romantique » entre un Président de la République imprudent et un jeune homme ambitieux un peu trop pressé, qui aurait pété un plomb. Oui, il s’agit d’une affaire politique qui dépasse le destin personnel d’Alexandre Benalla. Rappelons d’abord le contexte du 1er mai : un mouvement social hétérogène et multiforme allant de la SNCF aux hydrauliciens en passant par les étudiants, qui se cherchait et dont les manifs du 1er mai pouvaient constituer une 1ère étape vers sa convergence vers une contestation générale de la politique d’Emmanuel Macron. Dans ce contexte le pouvoir a procédé dans les jours précédents à l’évacuation manu militari d’un certain nombre d’universités occupées, dont la fac de Tolbiac. 


À Paris, la manif du 1er mai fait l’objet de provocations majeures : le cortège syndical et politique est bloqué, coupé en deux puis copieusement gazé (je peux en témoigner comme nombre de mes camarades), alors que dans le même temps pendant plusieurs dizaines de minutes des centaines de casseurs très organisés se livrent tranquillement au saccage du boulevard de l’Hospital, sans intervention faute d’ordres des forces de police. Des clients d’un fast food incendié sont même mis en situation critique sans que les forces de l’ordre reçoivent l’ordre d’intervenir.


Pendant ces événements qui ressemblent fort à une provocation destinée à casser le mouvement social, Alexandre Benalla est vu et filmé avec un talkie-walkie au milieu du dispositif de police. Or ce type d’engin ne sert qu’à deux choses : donner des ordres et en recevoir. Questions quels ordres a reçu Alexandre Benalla et quels ordres a-t-il donné et à qui ?


Arrive l’affaire de la place de Contrescarpe : un rendez-vous apéro après la manif de militants libertaires et autres y était donné y compris via des sites Internet publics. Là aussi l’intervention de Benalla ne ressemble pas à un pétage de plomb, mais plutôt à une provocation réfléchie puisque l’individu n’intervient pas seul, mais de concert avec son collègue Vincent Crase, membre du SO de LREM, qui est armé d’un pistolet automatique à la ceinture. Dans la soirée d’autres provocations se produisent dans le quartier latin autour du lycée Henri IV et du Mdo du Luxembourg où de mystérieux groupes d’extrême droite attaquent et blessent des étudiants à coup de club de golf. Enfin dans la nuit un groupe de « policiers » (ou peut être de pseudo policiers avec Vincent Crase et Alexandre Benalla ?) tente au mépris de la loi de pénétrer dans les locaux occupés des EHESS, un chercheur sortant des locaux est passé à tabac.


L’affaire Alexandre Benalla n’est peut-être que la face visible d’une provocation d’État orchestrée contre le mouvement social et exécutée par des nervis dépendant directement de l’Élysée ? Espérons que les différentes enquêtes parlementaires et la presse permettront de faire toute la clarté sur ces événements très graves pour l’avenir de notre démocratie.

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