ALGERIE : les oubliés de l'Histoire

Publié le par FSC

C'est El Watan, le journal algérien qui rappelle ce sanglant épisode sur le territoire français à la veille de la guerre d'indépendance et qui souligne à sa manière le lien historique -par delà les contradictions- entre le mouvement ouvrier français, la CGT et les luttes anti-coloniales.

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15 JUILLET 2018 

Il y a encore des dates marquantes et des faits oubliés ou très peu connus de l’histoire de la colonisation française en Algérie. Il y a aussi des martyrs dont on ne parle que rarement des deux côtés de la Méditerranée.

Il s’agit des militants du PPA-MTLD assassinés un certain 14 juillet 1953 à Paris, à quelques mois du déclenchement de la Guerre de Libération nationale.

Sept personnes, dont un Français trésorier du syndicat CGT, sont tombées sous les balles de la police française alors qu’elles prenaient part, à la demande des responsables du PPA-MTLD, à une manifestation pour l’indépendance de l’Algérie, organisée sur la place de la Nation, dans la capitale française.

«Environ 200 personnes ont participé à cette manifestation, à la demande des responsables du parti en France, en l’occurrence Mohamed Boudiaf et Didouche Mourad. La police française a réagi violemment en voyant le drapeau algérien dans les mains des manifestants.

Elle a tiré à bout portant sur eux», rappelle Mohammed Ghafir, dit Moh Clichy, moudjahid et ancien membre de la Fédération de France du FLN. Auteur de Droit d’évocation et de souvenance sur le 17 Octobre 1961 à Paris, Moh Clichy tient à faire connaître ce «crime d’Etat à Paris».

Dans son livre, il donne les noms et des informations détaillées sur les militants tombés sous les balles de la police française le 14 juillet 1953, jour de la Fête nationale en France. La première victime était Abdelkader Draris, manœuvre originaire de Djebala, non loin de Ghazaouet, dans la wilaya de Tlemcen.

Le deuxième martyr, Larbi Daoui, manœuvre, était originaire de Aïn Sefra. Le troisième militant tué dans cette manifestation était Abdellah Bacha, originaire du village Ivahlal dans la commune d’Aghbalou (Bouira). Tahar Madjem de Guenzet (Sétif), Mouhoub Illoul dit Isidore de Oued Amizour (Béjaïa) et Tahar Tadjadit d’Iflissen (Mizrana, Tizi Ouzou) faisaient aussi partie des victimes.

Il y avait aussi un Français, Maurice Lurot, syndicaliste de la CGT et défenseur de la cause algérienne. Cet épisode nécessite également une reconnaissance de la part de la France officielle.

 

 

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