POSTE : lutte contre le sabotage du service public

Publié le par FSC

Les responsables politiques et administratifs de ce sabotage préférant masquer leur forfaiture derrière des propos mielleux et mensongers !

SOURCE : La Montagne

 

Aix-en-Provence : à Gambetta, il n'y aura bientôt plus marqué "La Poste"

Les mauvais coups, bizarrement, ça tombe toujours en plein été", soupire Xavier Rossi, un badge Sud épinglé sur le polo, au milieu des gilets fluo estampillés CGT. Le syndicaliste est venu soutenir ses camarades de La Poste, réunis devant le bureau Gambetta, à Aix, sur le boulevard du Roy-René. Ce jeudi midi, ils sont une vingtaine, réunis à l'initiative de la CGT pour manifester contre la fermeture de ce bureau de centre-ville. Une surprise, pour les postiers qui expliquent avoir appris la nouvelle il y a seulement une semaine. "La directrice a reçu un mail annonçant que la Poste Gambetta fermerait le 6 août", s'étrangle Frederic Béringuier, pour la CGT. Le bureau, qui a compté jusqu'à 7 personnes "à une époque", ne compte aujourd'hui plus que 4 postiers, et plus de conseiller financier depuis plusieurs mois.

Divergences d'interprétation

La direction de la Poste préfère, elle, parler de "cessation de l'activité du bureau", en fait, dès le 28 juillet pour l'activité courrier et colis, au profit d'un "La Poste Relais", au magasin Utile voisin, et du bureau de Poste de l'hôtel de ville, pour l'activité bancaire, où les deux agents titulaires seront transférés. "C'est à 600 mètres...", précise La Poste, qui retire aussi le distributeur de billets. Raison invoquée : une baisse de la fréquentation de 19 % depuis 2014.

Sauf qu'entre-temps, les horaires d'ouverture ont été réduits. "Le bureau n'ouvrait plus que de 10h à midi et de 14h à 17h. Avec des horaires pareils, forcément, la fréquentation a baissé. Et quand la fréquentation baisse, la Poste ferme des bureaux pour redispatcher le personnel sur d'autres sites en manque", explique Frédéric Béringuier. "Quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu'il a la rage", abonde François Canu, le secrétaire général de l'union locale, pour qui ces réductions d'horaires et fermetures, "entrent dans le cadre d'une attaque globale des services publics, après les cheminots, l'énergie..."

La direction de la Poste maintient, elle, une autre interprétation : "C'est parce qu'on avait moins de clients qu'on a réduit les horaires. Là où la fréquentation augmente, on modernise les bureaux, comme celui de Luynes, la semaine dernière". Et de mettre en avant les amplitudes horaires étendues de La Poste Relais (en fait, ceux du magasin Utile), passant de 37 h hebdomadaires, à 76 %.

D'autres bureaux menacés ?

Mais pour Jean-Luc Botella, figure de l'union locale CGT, "Cadarache, Saint-Paul, Jouques et Meyrargues pourraient fermer à leur tour, c'est dans le projet, mais on est en train de se préparer à résister à ça, car ce sont des secteurs où il y a beaucoup de personnes âgées isolées, ça pose la question de l'accessibilité de La Poste, en tant que service public !EN SAVOIR PL

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