Mairie de Toulouse : une rentrée sous tension !

Publié le par FSC

Collectivité territoriale de Toulouse : un exemple de la situation qui est imposée à de très nombreuses

collectivités sous le chantage à la réduction des dépenses et le choix de tout céder aux intérêts privés!

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SOURCE ; La Dépêche

 

Maternelles : une rentrée sous tension à Toulouse

Les syndicats Sud et CGT mettent la pression sur la mairie de Toulouse, qui dévoile aujourd'hui son plan d'actions en matière scolaire. Les conditions de travail des atsem sont au cœur de la grogne, malgré la charte des métiers mise en œuvre l'an dernier.

La municipalité de Toulouse va exposer, aujourd'hui à 15 heures au Muséum, son programme pour une «rentrée scolaire réussie», au slogan de «L'éducation, notre priorité !», dans un climat qui s'annonce déjà tendu à dix jours de la reprise des cours lundi 3 septembre. Le syndicat Sud collectivités territoriales 31 et la CGT (syndicat majoritaire qui assure avoir déposé un préavis de grève) ont également choisi ce lundi 27 août pour proposer une «rencontre de rentrée» pour le personnel de l'éducation : soit près de 2 200 personnels concernés, dont moins de 1 000 atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles), autant d'agents techniques, directrices (teurs) de centres de loisirs associés à l'école (Clae) et adjoints. Depuis plusieurs années déjà, mais surtout depuis la mise en œuvre de la nouvelle charte municipale des métiers, ils dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail en grande partie liée à un fort absentéisme.

 

«Intensification du travail»

Selon les atsem qui l'ont testée cette année, rapportent les syndicats, la réorganisation du service par la ville a des conséquences négatives. Constat des syndicats : une «intensification du travail, l'augmentation de l'absentéisme, le non-remplacement, agents méprisés, dégradation de la qualité d'accueil des petits Toulousains…» Au surplus, plusieurs écoles, qui ont des effectifs sous tension, n'ont cessé de réclamer l'an dernier «au moins une atsem par classe». Une revendication qui ne conteste pas le Capitole. «On sait très bien que dans des écoles, ça a été plus compliqué que dans d'autres cette année, explique Marion Lalane de Laubadère, adjointe au maire de Toulouse chargée des affaires scolaires. Nous nous sommes rencontrés avec les organisations syndicales et, globalement, ce qu'il en ressort est plutôt positif».

Cette «charte des métiers» mise en place pour les 2 200 employés à l'éducation à Toulouse n'a pas pour autant dit son dernier mot. Elle est toujours dans sa phase d'évaluation, qui a commencé au début de l'été et dure jusqu'à fin septembre. Cette dernière comprend notamment, indique l'adjointe au maire, des entretiens avec les représentants de chaque catégorie de métier, mais aussi des entretiens individuels.

Marion Lalane de Laubadère en tire un premier bilan qu'elle juge prometteur : «Sur l'ensemble des agents consultés, seulement 20 % ont répondu aux différentes questions (fermées et ouvertes), dit-elle. Sur ces 500 personnes environ, elles sont près de 85 % à juger positives les mesures prises cette année par la ville pour améliorer leurs conditions de travail, avec des nuances bien sûr. Il faut attendre la fin de la consultation fin septembre. Nous avons aussi fait appel à un cabinet extérieur, mais nous sommes très confiants».


47 agents recrutés

Preuve que les moyens sont à l'étroit dans les 108 écoles maternelles et les centres de loisirs associés à l'école (Clae), la mairie de Toulouse a dû recruter cinquante agents supplémentaires cet été, a-t-on indiqué au service des affaires scolaires. Ils seront en poste à la rentrée 2018 et viendront renforcer les 24 postes recrutés au printemps dernier par la ville, selon les syndicats enseignants.

 

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