CHARTRES : grève pour les moyens à la maison de retraite

Publié le par FSC

Des salariés de la maison de retraite Villa Evora, à Chartres, ont entamé une grève illimitée, ce vendredi 7 septembre 2018. Le mouvement a été suspendu pour laisser place à la négociation.

Une vingtaine de personnels, soutenus par l’Union santé départementale CGT, ont manifesté, ce vendredi 7 septembre 2018,  devant les grilles de Villa Evora, rue Patton : une maison de retraite privée appartenant au groupe Korian. L'établissement compte 102 résidents et soixante salariés.

Cécile Barbe, déléguée syndicale CGT au sein de l’établissement, détaille les revendications portées par ce mouvement social qui mobilise, selon elle, environ la moitié des personnels : « Nous ne réclamons pas d’argent mais des moyens supplémentaires. »

4,5 créations de postes réclamées

Les grévistes réclament la  création de 4,5 postes : deux postes d’aide-soignants (AS), deux postes d’agents de service hôtellier (ASH) et un demi-poste d’animatrice.

Selon Céline Barbe, les moyens actuels ne permettent pas au personnel d’assurer correctement ses missions : « Ils y a deux ans, la charge de travail réclamée par la direction aux agents de service hôtellier a augmenté. Depuis les aide-soignants sont obligés de les aider pour assurer le service. »

« Plus le temps de parler aux résidents »

Les grévistes avancent un autre  facteur : la problématique du grand âge. « Les résidents d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier. Leurs besoins sont plus importants et leur prise en charge, de plus en plus lourde ».

 

Marie-Christine Santos, assistante de direction et gréviste, ajoute : « On n’a plus le temps de parler aux résidents. Il faut enchaîner. On a parfois le sentiment de bâcler notre travail.  »

"Laisser leur chance aux négociations"

En fin de matinée, le mouvement a été suspendu par les grévistes, après une rencontre avec la direction, qui a débouché sur l’engagement pris, de part et d’autre, d’entamer des discussions visant à améliorer l’organisation interne de l’établissement.

Cécile Barbe précise : « On a voulu laisser leur chance aux négociations. Mais nous reprendrons nos actions si rien n’aboutit. »

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