Brésil : futur quartier général du néonazisme mondial

Publié le par FSC

SOURCE :

http://lepcf.fr/Bresil-futur-quartier-general-du-neonazisme-mondial

par Heitor O’Dwyer de Macedo

 

Pour le Brésilien que je suis, les mots utilisés pour dire ce qui se passe au Brésil aujourd’hui ne nomment pas vraiment ce qui s’y joue. On parle de dictature, d’extrême droite, de fascisme. Des mots obsolètes. Comme si la pensée s’arrêtait au seuil de l’horreur. Comme si le silence empêcherait le monstre d’advenir.

C’est un épisode peu connu de la deuxième guère mondiale. Pour retarder l’avancée des forces alliées sur Caen, les nazis ont lancés contre les tanks deux milles petits engins d’un peu plus d’un mètre. Leur nom de code était : les œufs de la mort. Leur petite taille les rendaient indétectables aux radars des blindés qui se désintégraient au contact de ces équipements menus bourrées d’explosifs. La particularité c’est qu’ils étaient conduits par des enfants tziganes entre huit et dix ans. On dit que leur entrainement s’est fait dans la plus grande joie, heureux qu’ils étaient de conduire ces mini voitures. Cet enthousiasme pendant les exercices de préparation, se doit à l’instructeur militaire, excellent pédagogue et une autorité en méthodes comportementalistes.

On ne connaît pas tous les détails des conditionnements qui ont permis que l’objectif de l’opération ait été pleinement atteint : les enfants ont sans hésitation dirigé leurs véhicules contre les chars. La seule information dont on dispose : en prévision de l’action, et pour éviter que les gamins paniquent au moment de l’intervention, un mois avant celle-ci tous ont été rendus sourds par chirurgie. 95% des engins ont percuté les chars et les ont détruits. Tous les petits pilotes sont morts.

Hanna Arendt disait que « l’homme normal ne sait pas que tout est possible. » Mais, depuis presque un siècle, nous n’avons plus de doute, nous savons que l’inhumain fait partie de l’humain, que le pire est une banalité, que la haine et le meurtre peuvent être une méthode de gouvernement.

Pour ce qui se passe actuellement au Brésil des informations précises ont été donné ici, à MEDIAPART. 
- L’article de Romaric Godin : https://www.mediapart.fr/journal/international/221018/bresil-une-economie-en-panne-minee-par-les-inegalites, 
- l’échange éclairante entre Erika Campelo, Maud Chirio et Fabrice Andréani : https://www.mediapart.fr/journal/international/101018/vers-une-derive-fascisante-au-bresil , 
- le papier du correspondant au Brésil, Jean Mathieu Albertini : https://www.mediapart.fr/journal/international/181018/au-bresil-les-agressions-politiques-se-multiplient-avant-le-second-tour 
- ou encore les réflexions de Christian Laval : https://blogs.mediapart.fr/christian-laval/blog/221018/la-dictature-neoliberale-qui-menace-le-bresil

Mais pour le Brésilien que je suis, qui a vécu un temps sous la dictature militaire installée après le coup d’état militaire de 1964, les mots utilisés pour dire ce que se passe au Brésil aujourd’hui ne nomment pas vraiment ce qui s’y joue. On parle de dictature, d’extrême droite, de fascisme. Des mots obsolètes. Comme si la pensée s’arrêtait au seuil de l’horreur, comme si l’on avait peur de penser jusqu’au bout. Par pudeur, par crainte de, en nommant le monstre, le faire exister. Comme si le silence l’empêcherait d’advenir. Mais le monstre est déjà bien là. Il rit de l’effroi qu’il provoque, il bave de jouissance en vomissant ces ordures.

Pareillement inconsistantes sont les analyses politiques qui essayent de rendre compte du comment on est arrivé à une telle situation épouvantable. On insiste sur la corruption. Mais la corruption existe au Brésil depuis qu’il est au berceau ; donc, une telle proposition relève plutôt, soit de l’ignorance, soit de la paresse de pensée. On essaye de réfléchir au Brésil, selon les repères d’une société occidentale qui a un relatif fonctionnement démocratique ; or, au Brésil il n’y a jamais eu le rempart des contre-pouvoirs. Autrement dit, c’est encore une analyse qui adopte le point de vue colonial : quelqu’un qui croit que Marie a fait un enfant avec une colombe, ne peut comprendre la multiplication cellulaire.

Quelques rappels. Steve Bannon, le suprématiste blanc (sic !), néonazi mentor de Trump, a intégré l’équipe de campagne du candidat Jair Bolsonaro. Celui-ci est en voie d’acheter, ou a déjà acheté, la chaine de télévision Record, concurrente de La Globo. Ce qui signifie que de l’argent, beaucoup d’argent, et certainement pas seulement brésilien, est déjà dans le circuit.

Avant cela : il y a eu la destitution de la Présidente Dilma Roussef, et l’installation d’un gouvernement d’assassins (cette phrase n’est ni une métaphore, ni une expression de colère). Puis, sans aucune preuve, le Président Lula est mis en prison. Quelque temps après, l’actuel chef du gouvernement annule le décret qui interdit le travail esclave et lundi dernier, le 18 Octobre il a rétabli la police politique.

Les preuves que Jair Bolsonaro est un néo-nazi, on les trouve dans ses déclarations et dans ce qu’il fait depuis des années.

Il a voté la destitution de Dilma Roussef, en dédiant son vote au tortionnaire de Dilma Roussef, le Colonel Ustra. Le fils de Bolsonaro, député nouvel élu, se déplace avec une chemise où est imprimée l’effigie d’Ustra. Mais Bolsonaro a aussi dédié son vote, comme le rappelle Jean Mathieu Albertini, à Duque de Caxias qui a massacré la révolte des esclaves brésiliens au XIX siècle.

Entre les deux tours de la prochaine élection, le vénérable Moa do Catendê, Maître de Capoeira, a été assassiné avec plusieurs coups de couteaux parce qu’il déclarait être contre Bolsonaro. Des femmes qui ont manifesté contre Bolsonaro sont violées, battues. Des homosexuels, sont lynchés : oh bicharada, toma cuidado, o Bolsonaro vai matar viado (oh les pédales, avec Bolsonaro, est venue l’heure de tuer les folles), ceux qui distribuent des tracts pour Haddad sont passés à la barre de fer.

« On donne des coups de pieds sur le visage de ceux qui aiment l’art, la culture, l’éducation, la liberté d’expression, la diversité, la citoyenneté, la solidarité, la démocratie On marche docilement vers l’abîme, dans cette insanité collective où le Brésil nie un autre Brésil possible. Et la haine, et l’horreur et la haine, et rien de ce qui est dit n’a plus de sens. L’important c’est de savoir si la bourse a grimpé, si le dollar a chuté »

(Ceci n’est pas un poème, dans les réseaux brésiliens, Octobre 2018, anonyme)
Oui, l’effroi est installé.

Les extraits que je donne ici, ci-dessous, viennent tous de documents filmés au cours de sa longue députation. Ils sont visibles sur youtube ou sur des réseaux sociaux brésiliens. Sans aucun doute, Steve Bannon a bien choisi, avec Bolsonaro, le terrain d’entrainement de ses troupes.

Je m’excuse d’avance de partager avec le lecteur français un échantillon minime de ce que vivent les brésiliens quotidiennement depuis des mois. Parce que, je sais, ce peu est déjà excessif. Mais il me semble important que vous puissiez vous représenter la peur, l’angoisse, l’effroi que vivent mes amis – qui seraient certainement ceux d’une grande majorité de ceux qui liront ce papier. Et la peur des amis de mes amis. Et la peur qu’ont aussi les pauvres, les pauvres, tous les opposants, le peuple – que le candidat néonazi désigne déjà comme ses ennemis. Croyez, c’est avec douleur et dégout que je transcris et traduit toute cette ignominie. Mais l’indignation et la colère contre toute cette mer de boue qui traverse le Brésil, plus la solidarité avec ceux qui sont déjà menacés d’humiliation, de torture et d’assassinat, sont plus fortes que la peine et la nausée.

Hanna Arendt disait que les nazis sont « une bande d’hommes déclassés qui cherchent à ôter aux autres leur sens de la réalité. » Voici donc Bolsonaro dans ses mots. Réflechissez. Et faites circuler ces informations.

 Je suis favorable à torture. (…) L’erreur a été de torturer et de ne pas tuer
– (Etant élu) je fermerai le Congrès et je donnerai le coup d’état le jour même. Je pars pour la dictature
 Je suis le seul député qui a voté contre tout projet des droits du travail pour les femmes de ménages
 Des politiques pour que la mortalité infantile arrête d’augmenter ? Cela a à voir avec l’alimentation de la mère, beaucoup de femmes enceintes n’ont pas d’hygiène buccale
 J’ai l’immunité pour dire que je suis homophobe. Avec grand orgueil
 Lula a annoncé hier un million de maisons populaires. J’aurai aimé qu’avec cette proposition soit aussi annoncé un million de ligatures et de vasectomies 
– Sur Hitler : Il faut comprendre ce qui s’est passé à cette époque-là. Il avait le plan de dominer le monde et d’imposer sa race. Les vainqueurs d’une bataille imposent leur volonté. Et Hitler voulait imposer sa volonté. C’est logique, aujourd’hui on n’admettrait pas cela. À cette époque là, c’était une autre histoire. Un seul homme voulait cela, et tous en Allemagne l’ont rejoint. (Journaliste : Pour vous, il y a quelque chose d’admirable chez Hitler ?) Professionnellement il a été un grand stratège. Quand tu as un général, ici au Brésil, ou dans n’importe quelle armée du monde, lui, le général, doit être prêt pour annihiler l’autre pays, pour détruire l’autre pays pour défendre son peuple
 Excuse-moi, à travers le vote tu ne changeras rien dans ce pays. Rien, absolument rien. Tu ne pourras changer, malheureusement, le jour où l’on engagera une guerre civile ici, à l’intérieur. En faisant un travail que le régime militaire n’a pas fait. En assassinant environs trente mile. À commencer par Fernando Henrique Cardoso (ex président du Brésil et qui se refuse aujourd’hui à soutenir le vote contre Bolsonaro) Non, il ne faut pas le laisser de côté. Oui, en assassinant. S’il y a quelques innocents qui vont mourir, c’est très bien. Dans n’importe quelle guerre, il y a des innocents qui meurent.
 Nous allons fusiller tous ceux qui soutiennent le PT ici, dans l’Etat du Acre (en faisant le geste d’une rafale de mitraillette)
– Sur l’esclavage, sur les noirs : Les Portugais ne mettaient même pas les pieds en Afrique. Ce sont les nègres eux-mêmes qui livraient les esclaves (…) Qu’est-ce que c’est cela d’avoir une dette historique avec les noirs ? (À une journaliste noire qui lui demande ce qu’il ferait si son fils tombait amoureux d’une noire) Écoute, nègre, je ne vais pas discuter promiscuité avec toi. Je ne cours pas ce risque, et mes fils ont eu une bonne éducation, et n’ont pas vécu dans des environnements comme sont lamentablement les tiens. ( Le non de l’interveiweuse est Preta, ce qui en brésilien veut dire nègre. La traduction n’est pas exact dans sa littéralité, mais elle rend bien l’effet de discours)(…) (Les nègres) ne servent même pas pour procréer (…) Je ne rentrerai pas dans un avion piloté par un nègre. Je n’accepterai pas d’être opéré par un nègre
 Trump est en train de faire un excellent gouvernement dans son pays
– (à une femme députée qui l’interpelle) Je (ne) te viole pas parce que tu ne mérites même pas ça
 Quelques mesures si je suis élu : zéro budget pour les ONG qui défendent les droits de l’homme … Tout propriétaire rural aura le droit d’avoir des armes …
 Où il y a une réserve indienne, il y a une richesse dans le sous-sol. Il faut changer cela 

Voici ce qu’a dit Bolsonaro par téléphone, lors de la manif de soutien à sa candidature le samedi 20 octobre – manif qui venait en contre-point à celle de gauche en soutien de Haddad (traduction faite et envoyée par des amis Brésiliens) :

« Cette bande (de gauche), si elle veut rester ici (au Brésil), elle devra se soumettre à la loi de chacun d’entre nous. Sinon, elle ira soit en taule, soit dehors du Brésil. Ces marginaux rouges (couleur du Parti des Travailleurs et du MST) seront bannis de notre patrie (…). Lula, tu vas pourrir dans la prison ! Mais ne t’en fais pas, bientôt, tu auras la compagnie de Lindenberg Faria (Sénateur du Parti des Travailleurs très actif pendant les élections et grand défenseur de Dilma au moment de sa destitution) pour jouer aux domino avec toi ! Puis Haddad, il est en chemin, mais ce ne sera pas pour te rendre visite, non ! Ce sera pour rester quelques années à tes côtés en prison. Vous vous aimez tellement, n’est-ce pas ? Eh bien, vous allez pourrir dans la prison ensemble ! Petralhada (bande du PT, parti des travailleurs) vous n’aurez plus de voix dans notre patrie !

J’effectuerai le plus grand nettoyage jamais vu dans l’histoire du Brésil. Vous verrez une armée fière qui travaillera en collaboration avec le futur du Brésil. Petralhada(bande du PT) vous aurez la police dotée d’un soutien juridique pour appliquer la loi sur votre dos.

Quand à vous, les bandits du MST (Mouvement des Sans Terre) et MTST (Mouvement de Travailleurs sans toit) vos actions seront qualifiées tout de suite comme des actions terroristes ! Folha de São Paulo, vous n’aurez plus un centime de la part du gouvernement ! (Folha de Sao Paulo : Quotidien qui vient de dévoiler un grand scandale concernant l’envoi illégal de milliers de fake news financé et pas déclaré par des grands entreprises et utilisés vraisemblablement par ce candidat pour salir l’image de Haddad.)

Et quant à vous qui m’écoutez depuis l’Avenue Paulista (Avenue de São Paulo où se tenait la manifestation en faveur de son élection), vous êtes en train de sauver le Brésil ! Restez mobilisés !

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DECLARATION DU PARTI

COMMUNISTE BRESILIEN

 

Organisez la résistance et unissez les forces populaires, démocratiques et patriotiques contre le fascisme!

Comité central du Parti communiste brésilien (PCB)

En dépit de la croissance dans les derniers jours d’une vague démocratique en opposition à la menace du  fascisme, l’élection de Jair Bolsonaro à la présidence. la société brésilienne est intervenue, le Brésil  est confronté à une nouvelle phase de la domination capitaliste dans notre pays. la période de conciliation de classe a été défaite, et une nouvelle phase de la politique brésilienne commence à partir de maintenant.

Comme il est indiqué dans l’adoption du décret présidentiel, qui a créé un groupe de travail national pour supprimer les organisations « face à l’Etat brésilien et de ses institutions », en laissant ouverte la voie à la criminalisation généralisée des mouvements sociaux et des organisations gauchistes, Temer a ouvert le chemin à Bolsonaro.

les raids arbitraires sur les universités menées par des agents fédéraux et des représentants élus, combinées à des actions belligérantes contre la presse de gauche (comme la saisie du journal Brésil ) et les entités qui ont été la tenue de réunions et d’activités contre le fascisme, montrent que nous sommes désormais sous l’état d’urgence, qui entérine le crime de positionnement politique clair en faveur de la libre circulation des idées et des libertés démocratiques.

La période entre l’annonce du résultat de l’élection et l’investiture du nouveau dirigeant peut représenter une menace sérieuse pour la classe ouvrière, les femmes, les Noirs et les Noirs, les peuples autochtones, les LGBT, les immigrés, le Nord-Est, les syndicats, les mouvements sociaux et les organisations politiques. de gauche, avec des communistes particulièrement visés.

Il existe des risques réels que la haine et la violence déjà pratiquées pendant la campagne électorale, provoquant des agressions physiques et plusieurs morts, soient davantage pratiquées  par les hordes fascistes encouragées par le clan Bolsonaro et ses partisans.

En outre, de nouvelles attaques contre le droit du travail, le bien-être public, la souveraineté nationale et les droits démocratiques peuvent être perpétrées par un gouvernement et un congrès moribonds souhaitant rendre service au nouveau patron.

Le gouvernement Bolsonaro sera un gouvernement fondé sur une combinaison de forces réactionnaires, comprenant d’importants secteurs des forces armées, un Congrès plus conservateur que l’actuel et un pouvoir judiciaire contrôlé. Comme ce fut le cas lors de la campagne électorale du second tour, lorsque diverses allégations d’irrégularités et de crimes commis par la candidature victorieuse, telles que « Encadré 2 » pour financer le flot de fausses nouvelles et de propagande fasciste dans Whatsapp, ces dénonciations furent simplement ignorées par les instances. des tribunaux brésiliens.

Nous ferons face à un état d’exception institutionnalisé, fortement militarisé, avec le soutien de groupes paramilitaires fascistes et le soutien social obtenu par la propagande idéologique anticommuniste et antidémocratique auprès de divers secteurs de la société. Bolsonaro, élu, a construit une base sociale pour soutenir ses idées et ses propositions néo-fascistes des secteurs de la haute bourgeoisie et de la classe moyenne.

Grâce à un programme mafieux de propagande frauduleuse financée par de grands hommes d’affaires et diffusée par des groupes ultraconservateurs, des pasteurs sans scrupules d’églises néo-pentecôtistes, il a été en mesure de répandre l’irrationalité et la haine et de capturer le cœur et l’esprit des secteurs populaires et ouvriers. Ils ont réussi à convaincre le Brésil que le plus grand mal à combattre serait la corruption du PT, comme si ce parti avait inventé la corruption, systémique dans le capitalisme, qui s’est produite à grande échelle, même sous les gouvernements militaires nés du coup d’État de 1964, lors de la censure La terreur et la peur l’ont empêché d’être rendu public et puni.

Le nouveau gouvernement devrait accroître  les mesures de criminalisation des mouvements sociaux et de l’activisme politique et social de toutes les tendances et de la gauche en particulier. Il voudra faire avancer le processus de privatisation de l’État, la subordination aux intérêts de l’impérialisme américain et la livraison de la richesse nationale, comme l’a annoncé le nouveau président en campagne, « l’Amazonie ne nous appartient pas ».

Si vous appliquez en fait ce qu’il a promis pendant la campagne électorale, Bolsonaro a l’intention d’accélérer le retrait des droits civils, politiques, sociales et du travail, détruire le système national de santé pour favoriser les grandes sociétés de gestion des plans de santé privés à privatiser l’éducation du public, introduire des cours différents dans l’école primaire, en plus d’instituer légalement le tristement célèbre projet de l’école sans parti, c’est-à-dire de l’école avec bâillon.

Le fascisme brésilien est en pleine mutation, mêlant les caractéristiques du fascisme traditionnel – telles que le recours à la violence contre la gauche et le mouvement syndical organisé, la haine de la raison, de la culture et du savoir, l’utilisation de symboles et de slogans xénophobes, l’idéologie ultraconservateur dans tous les domaines – avec une proposition économique ultralibérale et dénationalisante. Mais ils ne jouent pas seuls. La majorité de la population brésilienne a rejeté le vote du candidat du PSL.

C’est pourquoi il est nécessaire d’organiser la résistance, qui sera dure et difficile, mais qui tend à se développer dès que les personnes qui ont cru en ce projet se rendent compte qu’elles ont été trompées de manière peu scrupuleuse. Il est nécessaire immédiatement que toutes les forces populaires et démocratiques s’unissent autour de la construction d’un large front antifasciste, qui devrait mobiliser les divers secteurs sociaux mécontents de l’élection de Bolsonaro et de ceux qui verront leurs droits compromis par les attaques à venir.

Au sein du front démocratique antifasciste (qui devrait réunir des mouvements, des partis et des entités représentant un large éventail de forces démocratiques, progressistes et même libérales) et surtout dans les luttes populaires et dans le mouvement syndical et ouvrier, l’unité des organisations politiques et des mouvements sociaux anticapitalistes et anti-impérialistes dans tout le Brésil. Seule la classe ouvrière organisée vaincra le fascisme!

Oser se battre, oser gagner!

 

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