Comment Henri KRASUCKI au début des années 80 traitait la question de l'unité syndicale et des luttes

Publié le par FSC

Le regard sur le passé est toujours utile quand on a la préoccupation majeure de faire face aux problèmes de l'heure.

Début des années 80 , la CGT se trouve complètement isolée sur l'échiquier  syndical à en appeler à la lutte et à l'intervention des travailleurs.

La CFDT issue de la confessionnelle CFTC depuis novembre 1964 après une période de surenchère "à gauche" de la CGT opère son recentrage.

Ce recentrage, au-delà des prétextes invoqués (prise de distance par rapport aux partis politiques) consiste dans les faits à prendre ses distances (c'est un euphémisme) par rapport aux luttes, à rompre l'unité d'action avec la CGT, à prêcher le "consensus social", le réalisme syndical ...

Toutes choses qui en dehors d'un contexte encore plus marqué par la crise, par la volonté de l'oligarchie de s'en prendre à tous les conquis sociaux marque toujours en profondeur l'orientation de la CFDT, ses choix, ses pratiques, ses alliances.

A l'époque (on le verra ci-après), sans renoncer à la recherche de l'unité, Henri KRASUCKI s'en remet de manière décisive aux travailleurs eux-mêmes en refusant de cacher les difficultés qui se présentent pour donner toute leur ampleur aux luttes.

En s'en expliquent donc publiquement !

Pourquoi donc en ce moment alors que les mêmes questions se posent, que la CFDT n'a absolument pas changé mettre la poussière sous le tapis, s'engager dans des initiatives articulées autour de la revendication du "dialogue social", donc sous l'emprise du renoncement ?

Poser la question c'est ouvrir le nécessaire débat qui doit devenir incontournable, en particulier dans la préparation du 52e congrès de la CGT !

 

EXTRAITS de l'ouvrage :

 

Publié dans CGT 52e CONGRES

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