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Notre camarade Roger SILVAIN dans le Maitron

Publié le par FSC

La notice dans le Maitron de notre camarade-président du Front Syndical de Classe Roger SILVAIN

 

SILVAIN Roger

Né le 24 juillet 1931 à Chaville (Seine, Hauts-de-Seine) ; ajusteur Renault ; secrétaire puis secrétaire général du syndicat CGT de Renault Billancourt (1965-1976), administrateur salarié du comité central d’entreprise, président de la branche automobile de la FSM ; militant communiste, puis oppositionnel à la CGT dans l’association Front syndical de classe.

Son père, Maurice Silvain, pupille de la Nation en 1915, résistant, s’engagea dans l’armée De Lattre de Tassigny jusqu’en juillet 1945. Sa mère, Berthe Zussy alsacienne, était née allemande en 1910 à Thann. Titulaire du CEP, obtenu à Versailles (Yvelines), Roger Silvain intégra l’école Renault et obtint son CAP en 1949. Il fut ensuite embauché comme jeune ouvrier en formation à l’atelier de l’artillerie, réparation machine outil à Billancourt et passa P1 en octobre 1950. Il effectua son service militaire à Oujda au Maroc, de janvier à avril 1952 puis à Nîmes (Gard) et Fribourg (Allemagne), où il fut démobilisé en juillet 1953. Il devint P2 ajusteur-outilleur en 1954 puis P3 par promotion collective en 1973. 
Roger Silvain rejoignit la CGT en 1960 et adhéra au PCF en 1962. Il fut élu délégué du personnel en 1963 et intégra le bureau du syndicat en 1964, puis devint membre de son secrétariat en 1965. En février 1967, il devint permanent comme secrétaire à l’organisation. Il quitta l’usine formellement en 1971, pour assurer la responsabilité de secrétaire général du syndicat CGT Renault Billancourt, en même temps qu’il devint délégué central CGT. Dans les années 1969-1973, marquées par un climat de violences au sein de l’usine, entre la CGT et le PCF d’une part et les groupes maoïstes de l’autre, Roger Silvain participa aux affrontements et fut blessé légèrement devant l’usine le 10 janvier 1972 au cours d’une rixe collective. Il réintégra l’entreprise en octobre 1976, à l’atelier expérimental des forges. En décembre 1976, il fut élu secrétaire du comité central d’entreprise pour l’ensemble du groupe Renault, et en mai 1981 il fut désigné par le ministre de l’Industrie comme administrateur au titre du CCE. En mars 1984, il fut élu administrateur salarié sur une liste CGT. Il prit sa retraite en décembre 1987. Il gagna ensuite un procès pour discrimination syndicale de carrière en 2001 et toucha 213 000 € d’indemnité. 
Roger Silvain était également un cadre de la branche métaux de la Fédération syndicale mondiale, dont il fut président de la commission automobile. À ce titre, il effectua de nombreux voyages, notamment en Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Colombie, Uruguay, Mexique), en URSS ou au Canada. Comme administrateur CGT de la RNUR, il effectua des voyages d’étude au Japon et aux États-Unis. 
Sur le plan familial, Roger Silvain eut deux enfants d’un premier mariage à 24 ans. Divorcé, il se remaria en 1979 avec une syndicaliste CGT et militante communiste. 
En 1998, en désaccord avec la ligne du PCF représentée par Robert Hue, il ne reprit pas sa carte après avoir publié une lettre publique d’explication. À 80 ans, en contradiction avec l’orientation impulsée par Bernard Thibaut au sein de la CGT, il adhéra au Pôle de renaissance communiste en France en 2008 et devint président de l’association Front syndical de classe qu’il contribua à créer en juin 2009 et qui militait en 2012 pour un renouveau de la CGT

 

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E
Comment va Roger ?
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R
Même si on ne partage pas tous les choix de ROGER , par son engagement constant aux cotés des travailleurs et son indéfectible fidélité au syndicalisme de classe il mérite notre respect et notre admiration , sa place dans le maitron est donc totalement justifiée , bravo ROGER et longue vie à toi ...
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