RETRAITES : les priorités sont : quel montant de pension et à quel âge ? ... RIEN de bon à attendre de la contre-réforme macronienne !

Publié le par FSC

SOURCE : la CGT

 

MULTILATÉRALE HAUT-COMMISSARIAT AUX RETRAITES DU 10 OCTOBRE 2018

Le haut-commissaire aux retraites a réuni les organisations syndicales de salariés et d'employeurs le 10 octobre pour un bilan de la 1ère phase de concertation sur la réforme systémique des retraites.
Face aux risques que comporte une réforme aussi radicale, en particulier, pour les salariés les plus fragiles (carrières hachées, CDD, temps incomplet de nombreuses femmes salariées, etc.), le gouvernement allonge les délais et recule la présentation du projet de loi à juin 2019, après les échéances électorales.
Il a présenté un cadre qui reste très flou destiné avant tout à rassurer. La majorité des citoyens n'est, en effet, pas dupe des risques de baisse des pensions pour toutes et tous.
Les mécanismes de redistribution et de solidarité sont tous remis en cause, ce qui vise en premier lieu les salariés du secteur privé. Il y a tout lieu de craindre que les nouveaux mécanismes de solidarité que le haut-commissariat envisage de reconstruire soient plus restreints, plus ciblés, plus individualisés, avec des économies réalisées sur le dos des plus fragilisés.
Cette perspective de régime unique conduirait à la disparition des régimes des fonctionnaires et des régimes spéciaux et, en conséquence, à la remise en cause des statuts d'agents publics et de fonctionnaires. De même, les retraites complémentaires disparaîtraient.
Aucune perspective de gouvernance démocratique du système de retraite n'a été évoquée par le haut-commissariat.
En affichant le maintien du niveau de cotisation (28 %) et de l'âge d'ouverture du droit à retraite (62 ans), le gouvernement veut faire croire que le nouveau système maintiendra le niveau de pension et l'âge de départ, avec un supplément de transparence.
Il n'en est rien.
Si par exemple on applique les règles de la retraite complémentaire actuelle en points (Arrco-Agirc) à la totalité du salaire, une pension de 1600 euros passerait à 1000 euros. Le gouvernement doit sortir du flou.
Le système en point ne permet d'évaluer la pension qu'à la veille de la retraite. Il prend en compte la totalité de la carrière et pas les meilleures années (privé) ou la fin de carrière (public). La solidarité ne consistera qu'en points supplémentaires dont rien ne garantit qu'ils seront au niveau du salaire antérieur (maladie chômage, maternité, etc.).
Pour la CGT, les priorités sont : quel montant de pension et à quel âge ? Points sur lesquels le projet ne dit rien et n'apporte aucune garantie. 
La CGT réaffirme son opposition à ce projet et portera des propositions pour améliorer les droits de toutes et tous.

Montreuil, le 10 octobre 2018

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Richard PALAO 16/10/2018 19:02

LAMENTABLE ce communique la CGT pretend etre l heritiere du CNR dont le programme prevoyait entre autre un systeme UNIQUE de securite sociale donc un regime UNIQUE de retraite comment la CGT peut elle donc continuer a ne rien vouloir changer en revendicant le maintient des 42 regimes actuels tous deficitaires renfloyes par ke budget de l etat et donc nos impots ou par le regime feneral au nom de la solidarite inter regime
La CGT ne doit pas kaisser a MACRON le monopole de l'universalite elle doit revenir au vraiprogeamme du CNR et revendiquer la mise en place d un regime unuqye de retraite de haut niveau avec un alignement par le haut prenant en compte les particularites des metiers des sratuts la penibilte et finance par des cotisationsissues des produits du travail

RICHARD PALAO
Cadre retraite de la securite sociale
Militant cgt