Roubaix. Grève de la faim devant Happychic : une déléguée CGT poursuit le mouvement pour l'emploi et le reclassement !

Publié le par FSC

SOURCE : Lille Actu

Yamina Azzi, déléguée syndicale CGT, en est, le samedi 6 octobre 2018, à son 9e jour de grève de la faim. 

Samedi 6 octobre 2018 : c'est le 9e jour de grève de la faim pour Yamina Azzi, déléguée syndicale CGT, au siège Happychic de Roubaix (Nord). Le point sur une situation qui stagne.

Le vendredi 28 septembre 2018, plusieurs salariés ont commencé une grève de la faim devant le siège d’Happychic, à Roubaix (Nord).

Prise de température devant le siège le matin du samedi 6 octobre 2018, où plusieurs personnes sont venues soutenir la dernière gréviste, dont l’action n’a pour l’instant pas fait plier la direction.

Questions sensibles

Joues creusées, traits tirés, la déléguée syndicale de la CGT Yamina Azzi a pourtant accueilli avec le sourire ses camarades venus la soutenir. Elle leur propose même le café, et leur tend des chaises, par-dessus les barreaux de la grille d’entrée, fermée.

 

« Je suis prête à continuer ! », lance-t-elle, quelques minutes plus tard, après son 9e jour de grève de la faim.Une grève entamée suite à une réunion de délégués du personnel qui a mal tourné. Écourtée suite à une marque de « manque de respect de la part de la direction » (certaines questions posées ont heurté des sensibilités), elle a initié un mouvement de grève, qui s’est ensuite étendu.
 

Reclasser les salariés

Cette grève de la faim a vite pris une dimension plus importante. Les grévistes (qui étaient trois au départ, des syndicats CGT, FO et CFDT) ont réclamé le maintien des emplois de tous les salariés d’Happychic, en plus de la suppression de ces questions posées en réunion.

Deux demandes « impossibles à satisfaire juridiquement », selon la direction :

Nous ne pouvons que regretter cette situation et espérons que nous trouverons très rapidement une issue à ce blocage.

Le vendredi 5 octobre, la CGT a été convoquée au Ministère du travail. Farida Khelifi, secrétaire du syndicat CGT, revient sur le contenu de cet entretien :

Nous avons rappelé nos revendications, à savoir le maintien des emplois, et le reclassement des employés au sein du groupe Mulliez.

Pointant du doigt un gouvernement qui ne favorise pas la pérennisation de postes dans ce cas de figure, elle soulève une autre question :

Il faut qu’on m’explique pourquoi les directeurs sont automatiquement reclassés, et pas les autres salariés ? Ils en trouvent, des solutions, pour les hauts-placés ; pourquoi pas pour les autres ?

La direction, reçue par le ministère du travail à son tour, reviendra dans les jours à venir vers les salariés. 

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