Charte d'Amiens : indépendance syndicale et double besogne

Publié le par FSC

Le 52e congrès de la CGT ne pourra pas faire l'impasse sur la question de la relation entre les syndicats, les partis politiques et donc la visée d'une alternative globale au capitalisme.

La Charte d'Amiens est à juste titre revendiquée comme une référence pour le syndicalisme dans notre pays.

Pour le plus souvent n'en retenir que l'aspect de la revendication de l'indépendance syndicale par rapport aux partis.

Revendication qui très souvent sert de surcroît  de masque à la capitulation devant le capital et de cache-sexe à la dépendance bien réelle vis-à-vis des partis pro-capitalistes et du patronat.

Tandis qu'est ignoré l'autre aspect de la Charte d'Amiens affirmant la nécessité pour le syndicalisme d'assumer une double besogne et de préparer "l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste ".

Récemment c'est Laurent BRUN qui dans le cadre de la préparation du 38e congrès du PCF rappelle :

 

Pour une raison fondamentale, c'est que même dans les périodes de conquêtes comme ce fut par exemple la cas en 1936 avec les augmentations de salaires, les congés payés, les 40 heures ... le patronat, l'oligarchie s'efforcent sans cesse de remodifier le rapport de force et de revenir sur ce qu'ils ont du concéder sous la pression.

Comme ils n'ont cessé et ne cessent de remettre en cause les conquis de 45 du programme du Conseil national de la résistance.

Parce qu'entre autre -une paille - ils disposent du pouvoir d'état, de la puissance des médias... qu'ils modèlent les lois au service de leurs intérêts.


Et que donc la question de leur retirer ces pouvoirs pour assurer la pérennité des conquis sociaux se pose au mouvement syndical, aux travailleurs sous peine de les désarmer dans le combat de classe.

Incontournable donc pour le prochain congrès de la CGT!

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