L'écologie punitive de classe : le cas des centrales thermiques

Publié le par FSC

Sur la taxe essence l'idéologie dominante oppose volontiers ceux qui vivent en ville disposant d'un important réseau de transport collectif et le monde rural contraint d'utiliser sa voiture. Sous-entendu il y a une contradiction entre les impératifs écologiques et les contraintes du quotidien.

Il s'agit d'abord d'opposer les populations !

Mais ce qui disparaît là-dedans ce sont les choix effectués par le pouvoir et qui tous sanctionnent pratiquement exclusivement les couches populaires.

Et il en va de même concernant les centrales thermiques.

Le choix : ON FERME POINT FINAL !

Sans étudier une possible évolution beaucoup moins polluante desdites centrales. Sans concertation avec les personnels et leurs organisations.

En mettant sur la paille des centaines et des centaines de familles, des régions entières.

En ce sens la transition écologique a bond dos pour justifier des politiques de casse et s'effectuent dans la plus totale incohérence !

LA PREUVE :

Quelles mesures contraignantes sont prises pour l'énorme pollution du monde aéronautique ?

Quelles taxes sur le kérosène alors que ce sont les déplacements en avion qui sont de loin les plus polluants ?

Tandis que les projets de privatisation des barrages hydro-électriques livrent aux intérêts privés des parts de plus en plus importantes de la production d'électricité.

Les choix du pouvoir : au nom de la transition écologique faire supporter toujours aux mêmes le poids des conséquences sociales de ces choix.

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SOURCE : France Bleu

Le gouvernement a annoncé la fermeture des 4 centrales à charbon françaises d'ici 2022. Une décision que dénonce la CGT. A l'appel du syndicat, une centaine de personnes a manifesté son opposition, ce mercredi, devant la centrale thermique EDF du Havre.

Une centaine de personnes, agents EDF, personnels extérieurs sous-traitants et familles s'est retrouvée ce mercredi 14  novembre, vers midi, au pied de la centrale thermique du Havre.


Le syndicat CGT demande au gouvernement de ne pas fermer ces centrales mais de les faire fonctionner différemment pour réduire l'impact environnemental. En produisant moins souvent, au moment où on en a le plus besoin et en introduisant 80% de bio-masse
Au Havre entre emplois directs et indirects, la centrale thermique fait travailler près de 1000 personnes.  
 

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Paris Normandie

 

LE HAVRE (Normandie) - Jean-Paul Lecoq a interpellé ce mardi matin l’Assemblée nationale Nicolas Hulot sur les conséquences des annonces récentes du président de la République concernant la fermeture de toutes les centrales à charbon du pays d’ici 2022. Le député PCF de la 8e circonscription de Seine-Maritime (Le Havre, Gonfreville, Harfleur, Gainneville) a dit au ministre de la Transition énergétique que « ce choix qui impacte la centrale du Havre est binaire, précipité et surtout bien peu responsable, les centrales thermiques constituant des outils indispensables pour le réseau électrique français qui risque de se tendre à l’amorce de la transition énergétique. L’évolution de la quantité d’énergie disponible sur le réseau ne sera pas suffisante, même avec l’ouverture de l’EPR de Flamanville, pour faire face aux pointes de consommation électrique lorsque les centrales à charbon auront été fermées » a rappelé Jean-Paul Lecoq.

« Les équilibres de la transition énergétique sont très précaires. Or, les centrales thermiques pourraient constituer une réponse à l’intermittence des énergies renouvelables telles que l’éolien et le solaire. Maintenir notre indépendance énergétique en cas de pic tout en préservant nos outils énergétiques et les savoir-faire des salariés d’EDF semble une solution bien plus pragmatique que la fermeture pure et simple du Havre et de Cordemais, en Loire-Atlantique. D’autre part, l’activité de ses centrales est très importante pour l’économie locale. On estime par exemple que la fermeture pure et simple de la centrale du Havre fera perdre une cinquantaine d’emplois de dockers au Havre et près de 4 000 emplois en France » a fait valoir l’élu du Havre.

« L’enjeu, c’est le combustible »

 

« Dans la fermeture des centrales à charbon, l’enjeu c’est le combustible » a-t-il rappelé. « Les deux centrales thermiques d’EDF font aujourd’hui d’énormes efforts de recherche pour diminuer la part du combustible charbon dans leur production d’électricité. Au Havre, ce sont les combustibles solides de récupération qui sont testés, tandis que Cordemais se charge de tester l’apport de déchets verts ligneux dans son mix de combustible. Ces tests sont fondamentaux. Nous avons aujourd’hui la possibilité de créer à court terme des solutions innovantes et performantes et les exporter pour que la France soit un acteur incontournable de la reconversion écologique des centrales thermiques » a complété Jean-Paul Lecoq qui a alerté Nicolas Hulot « sur le désastre des fermetures de centrales thermiques : pour l’emploi, pour les territoires, pour l’innovation ! »

Le ministre de la Transition énergétique a infléchi la position du gouvernement. Une réflexion va être engagée sur les combustibles alternatifs au charbon et qu’à l’arrivée cela ne signifierait pas forcément la fermeture des centrales thermiques. « En tout cas, il n’y a plus visiblement de position catégorique de fermer toutes les centrales thermiques, c’est déjà cela de pris ! » s’est félicité Jean-Paul Lecoq.

Le 16 janvier, Luc Lemonnier avait reçu Hervé Mariton, à la tête d’une mission ministérielle pour évaluer l’avenir de la centrale thermique du Havre et lui avait fait part de sa volonté de voir le site perdurer avec des combustibles alternatifs au charbon. Ce qu’il a redit lors de ses voeux à la presse en fin de semaine dernière.

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Sauver la centrale thermique à charbon du Havre ? EDF le croit possible. « Quand on regarde bien, le problème ce n’est pas la centrale mais bien le charbon. Donc le défi est de le remplacer par un autre matériau »

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a10tppdybo 11/12/2019 15:50

What is preventing the world from eradicating polio?