Ce qui se passe dans l'éducation : exemple Saint Nazaire

Publié le par FSC

Des camarades nous informent :
 

Motion de l’assemblée générale de l’éducation du 7 décembre

Nous, personnels d’Aristide Briand et d’Anita Conti (professeurs, personnels de vie scolaire, agents territoriaux…), réunis en Assemblée générale le vendredi 7 décembre, apportons notre soutien à la mobilisation de nos lycéens. Nous nous reconnaissons dans leurs revendications (abandon des reformes du lycée, de la sélection à l’Université via Parcoursup…).

Dégradation et précarisation des conditions de travail

Les classes de 35 sont la norme, ce qui nous empêche de donner le maximum à ceux qui nécessitent le plus d’attention. Les suppressions de postes aboutissent à ce que certaines matières ne soient plus enseignées correctement. La précarité conduit de nombreux contractuels à vivre sous le seuil de pauvreté….

Quelles conséquences à venir ?

Les réformes en cours vont encore contribuer à la dégradation du service public de l’Education Nationale et à la déstabilisation des plus fragiles de nos élèves. La réforme du lycée conduit à la concurrence entre les élèves, entre les professeurs, entre les disciplines et entre les établissements, et aux baisses d’horaires disciplinaires pour les élèves. Parcoursup agit comme machine à sélectionner, et augmente les inégalités des chances. La précarité est devenue la norme dans l’Education Nationale et va encore s’amplifier. Les suppressions de postes dans un contexte de croissance démographique vont encore dégrader les conditions d’enseignement des élèves…

Une revendication plus large

Nous nous reconnaissons dans les appels des gilets jaunes à plus de justice fiscale. Il est normal que les citoyens aient accès à un service public de qualité qu’ils contribuent à financer par leurs impôts. Or nous constatons sa dégradation depuis des années, dans l’éducation, les services sociaux ou dans la santé. Il est temps d’y mettre un terme.

Nous demandons donc :

  • L’abandon de la réforme du lycée, qui se fait à marche forcée et sans cohérence.
  • L’abandon de la suppression des postes dans l’Education Nationale (4000 pour 2019…)
  • La fin de la précarité et la titularisation de tous les précaires
  • L’augmentation des salaires, à commencer par les plus bas de l’Education Nationale : 300 € tout de suite pour les catégories C et B, les précaires et les bas échelons.

Dans ce contexte, nous appelons à rejoindre la manifestation des gilets jaunes de Saint-Nazaire samedi 8 décembre à 10h place de la Gare

Nous appelons les personnels à se mettre en grève dès lundi 10 décembre et les convions aux rendez-vous suivants :

  • 7h30 : présence auprès des lycéens mobilisés (devant la cité scolaire)
  • 9h : organisation du mouvement des personnels (C105)
  • 12 h AG des personnels à la cité scolaire (Salle des profs du C)
  • 14/12 Greve massive et manifestation

A Saint-Nazaire le 7 décembre 2018

 
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