Digne-les-Bains : exemple de convergence gilets jaunes gilets rouges

Publié le par FSC

Digne-les-Bains : Chaîne humaine et manifestation en ''Rouge et Jaune'' pour un ras-le-bol de tous bords
 

 

Plusieurs journées de manifestations et de revendications à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) se déroulent du 13 au 15 décembre. Tout a commencé jeudi matin avec les enseignants qui s'opposent à la réforme du système des retraites, et qui sous la férule de la FSU ont rejoint l'inspection d'académie.

Regroupés un peu plus tard sur la place du général de Gaulle avec quelques 250 manifestants mobilisés à l'appel des syndicats CGT, FSU, Solidaires, et du PCF, ils ont tenu à signifier leur mécontentement face à la politique du gouvernement.

Lors de sa convergence vers la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, fait exceptionnel, le cortège des gilets rouges s'est vu rallié par une cinquantaine de gilets jaunes installés au rond point du 11 novembre pour un barrage filtrant. « On avait déjà tenté d'approcher les gilets jaunes mais en vain » avouaient quelques militants CGT. Les gilets jaunes ont pour leur part repris les barrages filtrants ce vendredi dès 9h30, toujours au rond point du 11 novembre.

Dignité, respect de la démocratie et justice sociale, maintenant !

Dans un communiqué, l’Association départementale des élu·e·s communistes et républicains (ANECR), dénonce par la voix de Claire Dufour, maire de Reillanne « notre pays connaît une colère populaire légitime. Ne plus pouvoir vivre de son salaire, craindre pour son avenir, pour celui de ses enfants, pour celui des générations futures quand une minorité de privilégiés s’accapare l’essentiel des fruits du travail collectif est devenu intolérable pour la majorité de nos concitoyens qui le manifeste sous des formes multiples ».

S'associant « à la colère du peuple, les maires et les élu·e·s locaux rassemblé·e·s dans l’ANECR, qui vivent et partagent cette réalité quotidienne et la colère du peuple, invitent les maires, les élu·e·s locaux à ouvrir grandes les portes des mairies aux citoyennes et aux citoyens engagés dans ce vaste et salvateur mouvement populaire et à favoriser l’expression des revendications et des propositions (cahiers de doléances…), à réunir les forces associatives, citoyennes, politiques, sociales de leur commune pour favoriser les convergences de luttes, à se tenir aux côtés des lycéen·ne·s mobilisés et leur apporter, si besoin, l’aide nécessaire pour qu’ils puissent se réunir, s’organiser et conduire par eux-même leur mouvement, et à prendre toute initiative pour les protéger des insupportables violences policières ».

Une chaîne humaine de 6 000 personnes ?

Samedi 15 décembre dès 14 heures, une grande chaîne humaine pour le Référendum d'Initiative Citoyenne se mettra en place au départ du rond point du 11 novembre, via Forcalquier. « C'est une initiative totalement personnelle. Le RIC est une demande faite depuis de nombreuses années par de multiples associations et partis politiques. C'est une revendication trans partisane qui met presque tout le monde d'accord », explique l'instigatrice du mouvement, Anissa Slimi Demailly.

« Rendre sa place au peuple, c'est notamment ce que proposait déjà le Front de Gauche en 2012, puis la France Insoumise en 2017 avec son programme l'Avenir en Commun, programme construit via un processus collectif associant les citoyens et la société civile. Pas étonnant donc que 40 des revendications des gilets jaunes se retrouvent dans ce programme, qui comprend 357 mesures et 40 livrets thématiques ! ».

A cette heure, plus de 6 000 personnes seraient déjà inscrites via les réseaux sociaux, pour former la chaîne humaine « sur des tronçons en milieu urbanisé »

https://www.facebook.com/events/607884789629953/
 

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