MEUSE : grève illimitée du 15 (Assistants de régulation médicale) à partir du 24 décembre

Publié le par FSC

A rapprocher de l'action du SAMU de la Seine Saint Denis qui montre que c'est l'ensemble du dispositif d'assistance médicale en urgence qui est frappé par les politiques de restriction et d'austérité, ... mais que l'heure de la résistance en grand est venue !
 
****************
 
SOURCE : L'Est Républicain

 

Ce 24 décembre à minuit, le service de régulation du SAMU 55 (situé à Verdun mais qui concentre tous les appels meusiens) sera officiellement en grève illimitée. « Le ras-le-bol est général », résume Tiphaine Kowalski. Elle est assistante de régulation médicale, ARM, dans le jargon, et secrétaire adjointe de la CGT du Centre hospitalier Verdun Saint-Mihiel.

Un mouvement « symbolique »
Les ARM revendiquent une amélioration de leurs conditions de travail pour exercer leur métier et répondre le mieux possible aux appels passés au 15. Concrètement, ce mouvement « a surtout une portée symbolique », indique la CGT, « la continuité du service public sera assurée et les patients ne seront pas mis en danger ». Les usagers ne devraient donc pas sentir les conséquences de cette grève, mais les ARM souhaitent tout de même faire passer un message fort.


« La prise de décision dans l’urgence n’est pas toujours simple »
« Quand vous composez le 15 ce sont les ARM qui décrochent », rappelle la porte-parole de la CGT. « Notre mission est d’évaluer l’urgence des appels, établir des dossiers de régulation médicale, et d’envoyer les moyens adaptés sur décision du médecin régulateur ». Les ARM sont donc le premier maillon dans la prise en charge des appels passés au 15. « La prise de décision dans l’urgence n’est pas toujours simple », rappelle Tiphaine Kowalski, et de citer l’affaire Naomi Musenga, jeune femme décédée l’an dernier à Strasbourg après avoir appelé le 15.

« Inégalités, moyens obsolètes, manque de reconnaissance et de formation »
Les ARM du SAMU 55 dénoncent au sein du service « des inégalités entre agents. Un tiers des ARM sont des contractuels qui travaillent depuis plusieurs années avec des petits contrats. Nous demandons leur titularisation ». Le mouvement entend aussi pointer du doigt « du matériel inadapté et des moyens techniques obsolètes », et enfin « un manque de formation et surtout de reconnaissance à tous les échelons ». Selon Tiphaine Kowalski, « les ARM ne font pas juste de l’administratif. Nous devons prendre des décisions rapidement, et nous souhaitons être reconnus comme des soignants ».

En août dernier, dans son palmarès des SAMU de France, le magazine Le Point avait placé le SAMU 55 sur le podium national, avec 100 % des appels décrochés par les ARM en moins d’une minute. Malgré cette bonne note, le personnel entend bien faire entendre son mécontentement. «La CGT exige l’ouverture d’une négociation constructive pour l’amélioration des conditions de travail des ARM du Centre 15», fait savoir le syndicat.

Léa BOSCHIERO lea.boschiero@estrepublicain.fr

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article