NIORT : un combat historique au centre hospitalier

Publié le par FSC

Une réponse à ceux qui opposent la formidable lutte des gilets jaunes sur leurs rond-points à la lutte dans les entreprises et les services pour mieux diviser et tenter d'éclipser le combat de classe qui n'a jamais cessé !
 
Un point d'interrogation cependant : La Nouvelle République ne dit rien de ce à quoi a abouti cette grève de 120 jours !
 
A suivre donc !
 
 
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SOURCE : La Nouvelle République 26 décembre
 

 

 

Plus de cent vingt jours de grève. Le mouvement est historique au centre hospitalier de Niort. Sandrine Fournier, secrétaire de la CGT, le vit de l’intérieur.


Un mouvement historique, énorme. Dans le local de la CGT niché au cœur du cloître du centre hospitalier de Niort, Sandrine Fournier trouve les termes les plus forts pour évoquer la grève débutée à la fin du mois d’août au sein de l’établissement. « Des agents qui travaillent depuis quarante ans à l’hôpital nous disent qu’ils n’ont jamais vu ça. »
Les mots de soutien des personnels, mais aussi des patients et usagers, sont les plus belles des récompenses pour la secrétaire syndicale désignée par la confédération depuis 2016. « C’est la preuve que nous ne nous sommes pas trompés de combat. Dans vingt ans, peut-être que l’on parlera encore des grèves de 2018. »
“ Notre mouvement a eu le mérite de décloisonner l’hôpital ”


Après de plus de cent vingt jours de mobilisation, la porte-parole, du haut de ses 46 ans, n’oublie pas que ce sont ces agents qui ont initié la révolte : « Ils avaient connu le pire au cours de l’été alors que cela faisait des années que nous alertions sur le manque de moyens en psychiatrie. »
Adjointe administrative au sein de l’établissement depuis avril 1999, l’équivalent de secrétaire médicale dans le privé, Sandrine Fournier a rapidement coiffé la casquette de syndicaliste. Successivement élue du CHSCT, du comité technique d’établissement, ou au sein des Unions locales et départementales de la CGT, elle multiplie les engagements, « sans prosélytisme », assure-t-elle.


La reconnaissance des citoyens


« Ce sont bien les conditions de travail et une prise en charge des patients de qualité que nous défendons. Nous ne demandons pas d’augmentation de salaires, par exemple », insiste-t-elle. Au-delà de toutes connotations purement cégétistes ou politiques, c’est la revendication d’un soin de qualité qui a trouvé écho auprès des citoyens et des usagers.


« Nous avons vécu de super moments dans le camp à l’entrée de l’hôpital. Notre mouvement a eu le mérite de décloisonner l’hôpital, de permettre des rencontres entre les personnels de psychiatrie et de médecine, chirurgie et obstétrique. Nous avons su faire sortir les problèmes de nos murs et lors de la marche blanche début octobre, nous avons été émus par une vraie reconnaissance avec des citoyens qui nous ont accueillis sur la place de La Brèche. »


Des moments forts


L’installation des tentes, l’action « Hôpital silence », la décoration du sapin, voilà autant d’actions symboliques marquants dans l’esprit de Sandrine Fournier. « Des moments forts et nous allons encore en vivre parce que les agents continuent de nous porter. » Toujours convaincue et impliquée, la porte-parole ne lâche rien. S’accordant simplement une pause pour les fêtes.

En pensant à sa petite famille : « Mon chéri, Yohan et mes deux filles, Eugénie et Louise, m’ont soutenue dans ce combat. » Eux aussi ont dû se montrer patients.

 

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