POUR L'AMNISTIE DES MANIFESTANTS CONDAMNÉS !

Publié le par FSC

HALTE À LA VIOLENCE DE L’ÉTAT ! HALTE À
LA RÉPRESSION ! HALTE À L’ÉTAT EXCEPTION
! AMNISTIE DE TOUS LES MANIFESTANTS 

André Chassaigne lance un appel à Emmanuel Macron. Dans un communiqué transmis à lSecrétariat du CN La Commune – 25-12-2018 'AFP, samedi 29 décembre, le chef de file des députés communistes demande au président de la République d'annoncer, au cours de ses voeux lundi soir, une loi d'amnistie pour les "gilets jaunes" condamnés pour des faits commis lors de manifestations.

"Sans occulter l'insuffisance des mesures prises et les multiples revendications à satisfaire, cette initiative présidentielle serait un geste politique fort et une mesure d'apaisement dans une période aussi socialement troublée", défend  le député communiste du Puy-de-Dôme dans ce communiqué. 

Des peines particulièrement sévères sont prises à l'encontre de manifestants qui n'ont commis aucune violence physique contre des personnes ou dégradation volontaire de biens.


André Chassaigne,

député PCF dans un communiqué

 

*****************

Secrétariat du CN La Commune – 25-12-2018 

Nous pouvons apprécier la mobilisation en gilets jaunes de différentes manières. Depuis le 17 novembre dernier, pour notre part (et comme de nombreuses autres organisations) nous soutenons inconditionnellement cette mobilisation, du seul fait de la revendication qui l’a fait se lever : annulation de la hausse de la taxe Carburant, abrogation de la taxe carburant.

Mobilisation qui tend à déboucher sur un combat pour les  salaires et les pensions, pour leur réindexation sur les prix. De plus,  nous savons qui, face à cette mobilisation, combat la démocratie et  provoque la violence : Macron-Castaner. Ce tandem agit ainsi en 
s’appuyant sur tout l’arsenal juridique que Hollande-Valls lui ont  légué et qu’ils peuvent encore durcir. Le tapage médiatique incessant sur le « fascisme » sert à couvrir la répression « en marche ».

Cette répression a déjà causé plus de blessés qu’en mai-juin 1968. Il appartient à l’ensemble du mouvement ouvrier et démocratique de prendre fait et cause contre le déchaînement de cette violence d’État, pour l’amnistie de tous les manifestants condamnés, la libération de tous les manifestants emprisonnés. Explication. 

Ce samedi 23 décembre, les medias aux ordres relatent l’agression de trois motards des forces de l’ordre par des manifestants, hors contexte. 
Nous ne sommes évidemment pas partisans de la violence gratuite. Un des motards a donc sorti son arme et c’est cela que la propagande d’État a voulu justifier. Heureusement, le motard n’a pas tiré.

Pour couvrir l’événement, le dénommé Griveaux a fait état de « fascistes, putschistes, lâches »…Le lendemain, nous apprenons qu’avant cette altercation, ces agents des forces de l’ordre avaient lancé une grenade de type assourdissante pouvant provoquer de très graves lésions face à des gens qui ne faisaient alors que manifester. Sachez qu’un pays comme la Biélorussie est considéré en Europe comme une dictature du fait de ce type de répression des manifestations, que ce type de grenade est interdit dans les autres pays d’Europe. 

Sachez qu’en France, appeler à une manifestation qui n’est pas autorisée par la préfecture est un délit passible de prison. 

Dans sa grande majorité, la population sait que le pouvoir est à 
l’origine des violences, de par la violence de ses mesures antisociales et la violence de ses dispositifs policiers, policiers sommés d’exécuter des ordres venus d’en haut, avec un ministre de l’Intérieur qui tient un Poste de commandement. 

Nous sommes confrontés au mécanisme des interpellations préventives, à la confiscation des moyens de protection du visage face aux gaz lacrymogènes, à des violences qui mutilent à vie. Cette situation est actuellement dénoncée par Amnesty International. 

Comme tous les militants ouvriers, tous les citoyens épris de justice et de liberté, nous entendons combattre l’extrême-droite et la réaction. 
Or, il n’est pas possible de combattre l’extrême droite sans combattre les agissements du pouvoir contre les manifestations, impossible de combattre l’extrême droite sans combattre la répression déchaînée par Macron-Castaner. 

Nous attendons de nos organisations syndicales, de nos associations de défense des droits humains qu’elles organisent la nécessaire riposte démocratique à cette dérive totalitaire du pouvoir. 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article