Syndicats, CGT le piège macronien

Publié le par FSC

Tout changer pour que rien ne change

 
Macron est acculé par le mouvement populaire.
C'est une donnée centrale.
C'est la politique de classe et d'injustice sociale, de destruction de tous les conquis de la Libération qu'il mène depuis son élection qui est rejetée.
Ce sont les contre-réformes qu'il entend poursuivre comme pour les retraites et l'indemnisation du chômage avec un fantastique recul des droits qui sont en cause.
 
Le problème pour lui c'est donc de tenter d'enrayer le mouvement, de le diviser alors que montent les convergences : lycéens mais aussi les grèves annoncées dans de nombreux secteurs et notamment de vendredi 14 décembre, grèves que l'ensemble des médias taisent consciencieusement de crainte de la conjonction gilets jaunes / gilets rouges.
 
Conjonction qui est décisive et qu'ils entendent neutraliser.
 

Le sens de la réception à l'Elysée

 

C'est pourquoi la réception de ce lundi à l'Elysée des "partenaires sociaux ", les 5 organisations représentées par leur principal dirigeant n'a qu'un sens : c'est une opération de communication de Macron pour se tirer du mauvais pas dans lequel il se trouve AFIN de pouvoir ENSUITE poursuivre ses attaques contre le monde du travail et contre le peuple.
Dans la droite ligne des offres de service de Laurent Berger et de la CFDT, donc de trahison des intérêts populaires !
 
Y participer c'est donc prêter la main à cette opération quelles que soient les explications qui accompagnent et accompagneront cette démarche.
A l'inverse il faut mettre à profit l'affaiblissement du pouvoir pour à la fois avancer l'ensemble des revendications du mouvement social et des organisations syndicales et BLOQUER définitivement les contre-réformes qu'il envisage !
 
Ce qui est possible à l'inverse de ce qui s'est passé par exemple avec la privatisation de la SNCF!
 
Philippe Martinez pour la CGT avait refusé de se rendre à la convocation de la ministre du travail Muriel Pénicaud, pourquoi donc aujourd'hui se rendre à l'Elysée ?
 
Tandis que les structures de la CGT encore une fois dans le silence des médias préparent l'action et les grèves du 14 décembre et que le développement de la lutte est le SEUL moyen de faire reculer le pouvoir ? 
 
Dans ces circonstances s'aligner sur la CFDT, mériter les louanges de tout le gratin réactionnaire célébrant le sens des responsabilités des organisations syndicales c'est contribuer au discrédit qui frappe le syndicalisme considéré comme faisant cause commune avec un "système" de plus en plus vomi !
 
Le "dialogue social" n'est que le moyen pour le patronat et les classes dominantes d'imposer leur politique réactionnaire.

Pour la direction de la CGT il est plus qu'urgent d'en sortir et d'avoir à rendre des comptes sur les raisons profondes d'y demeurer attachée !
 
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Et voilà comment la presse patronale voit les choses

Les partenaires sociaux reviennent sur le devant de la scène

Ils devaient reprendre le chemin du ministère du travail mardi. Avant cela, les leaders patronaux et syndicaux se rendront ce lundi à l'Elysée à l'invitation d'Emmanuel Macron.

Il a promis en juillet au patronat et aux syndicats de les écouter plus, mais au démarrage du mouvement des  « gilets jaunes » , il a largement ignoré les propositions des organisations de salariés - au premier rang desquelles la CFDT  - pour sortir de la crise. Tout juste a-t-il invité les leaders patronaux et syndicaux parmi les dizaines de représentants du monde politique et de la société civile qu'il a conviés à l'écouter le  mardi 27 novembre dernier .

Feuille de route

Après les violences du 1er décembre et le constat de l'impossibilité de trouver des interlocuteurs chez les « gilets jaunes », ils sont revenus sur le devant de la scène. Le gouvernement en a fait ses interlocuteurs au niveau national avec les associations d'élus pour travailler sur les mesures à construire en réponse au mouvement des « gilets jaunes ». C'était vendredi dernier , où pas moins de cinq membres du gouvernement étaient là pour les recevoir. Rendez-vous a alors été pris avec les mêmes ce mardi, mais toujours pas de contact direct prévu avec le chef de l'Etat. 

Et puis voici qu'au lendemain de l'acte IV du mouvement des « gilets jaunes », Emmanuel Macron a décidé de les recevoir, avec les élus et les présidents des assemblées parlementaires, dès ce lundi matin. Côté syndicats, sont invités  non seulement les numéros Un des cinq confédérations représentatives - CFDT, CGT (la présence de Philippe Martinez reste à confirmer), FO, CFTC et CGC-; mais aussi ceux de l'UNSA, de la FSU et de Solidaires (qui ne viendra pas), surtout ou exclusivement présents dans la fonction publique.

« C'est la poursuite par le président du processus de concertation pour définir sa feuille de route », explique-t-on dans son entourage, ajoutant: « Le 27 novembre, c'était top down ; cette fois-ci, il y aura un échange ». 
Quelques heures seulement avant que le chef de l'Etat n'annonce des mesures « concrètes et immédiates », selon les termes de Muriel Pénicaud. Le lendemain, les leaders patronaux et syndicaux se rendront rue de Grenelle, à l'invitation de la ministre du travail, où ils retrouveront les associations d'élus. Pour « une méthode et un calendrier », avait annoncé Muriel Pénicaud vendredi. 

Leïla de Comarmond

 
 
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