MONTBELIARD : recherche de l'unité ... et divisions

Publié le par FSC

Ce qui s'est passé ce week-end à Montbeliard exprime bien la situation à laquelle nous sommes confrontés : d'un côté l'incontestable volonté de se rassembler dans la lutte contre la politique rétrograde du pouvoir et de l'autre les obstacles à ce rassemblement.
 
Que les médias ne se privent pas de grossir et de mettre en relief.
 
Mais par exemple quelle opposition réelle entre les slogans revendicatifs dits traditionnels et le drapeau et le chant de la Nation ?
Si ce n'est dans l'esprit de ceux qui opposent l'attachement à l'indépendance nationale et les luttes ouvrières.
En oubliant que longtemps le drapeau rouge et le drapeau bleu-blanc-rouge ont été étroitement associés par le mouvement ouvrier.
 
Avant que ce dernier ne soit dans les faits abandonné à l'OPA de l'extrême droite.
Signe en tout cas que ré-associer les deux drapeaux constitue une nécessité pour le combat social !
 
A noter que par ailleurs le reportage de France 3 Région est assez différent, montrant lui la véritable convergence qui a eu lieu ce samedi .
 

 

 
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SOURCE : France Bleu
 

 

Près de 700 personnes ont manifesté à Montbéliard ce samedi 12 janvier 2019. Cette marche pour la liberté de manifester a été organisée conjointement par l'intersyndicale CGT, FSU, FO et par des gilets jaunes. Une première dans le Nord Franche-Comté. 

Plusieurs centaines de manifestants (entre 600 et 700), gilets jaunes et syndicalistes confondus commencent la marche pour la « liberté de manifester » au Pied des Gouttes à 


La mobilisation a été organisée en réaction aux expulsions des gilets jaunes aux ronds-points d'Arbouans et d'Audincourt.

Houria Hedjem est membre de l'Union locale de Montbéliard de la CGT : "Si on s'attaque à la liberté de manifester des gilets jaunes, dans un futur proche ça pourrait aussi impacter les syndicats et les organisations" déclare-t-elle. C'est par ailleurs la CGT qui a déclaré la manifestation en préfecture. 

Pour les organisateurs gilets jaunes comme Alain, pharmacien à Audincourt, cette alliance avec les syndicats est nécessaire : "Si nous avions déposé une déclaration de manifestation en préfecture, elle ne serait pas passée. Mais nous restons complètement indépendants." affirme-t-il. 

Division du cortège


Pourtant le cortège s'est rapidement divisé en deux au niveau du rond-point de l'Helvétie. En tête, les syndicats et certains gilets jaunes ont continué jusqu'à la sous préfecture selon le parcours déclaré aux autorités. Plusieurs mètres plus loin, environ 200 gilets jaunes ont emprunté l'avenue de l'Helvétie avant de se rendre dans le centre-ville de Montbéliard, devant le parvis de la gare. 


Fred, gilet jaune de Belfort, ne s'est pas senti à l'aise avec les syndicats : "J'ai failli rentrer chez moi. Du côté des syndicats, on entend les mêmes slogans depuis des années, de notre côté il y a des drapeaux français, on chante la marseillaise. Nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde" explique-t-il.   


Les manifestants sont ensuite revenus au point de départ, au Pied des Gouttes. 

Marche pacifique et populaire à Héricourt


À Héricourt, 140 manifestants ont défilé pour une marche pacifique et populaire. Le cortège, parti du parking de l'ancien Norma, a fait un arrêt devant la mairie pour déposer des bougies en hommage aux victimes du mouvement. 

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GQ 14/01/2019 22:14

Ce n'est pas qu'un question de drapeau, je pense que les GJ se placent d'emblée en marge de toute légalité, et qu'ils constatent que pour le moment ça marche. Les organisation syndicales ne peuvent pas les suivre sur ce terrain.