VENEZUELA : menaces d'agression militaire américaine directe

Publié le par FSC

Aux dires de ses initiateurs emboîtés par les médias occidentaux dominants la journée de ce samedi 23 février devait être une date historique.
Les barrages formés par le gouvernement légal du Venezuela afin de défendre sa souveraineté allaient être balayés pour permettre à l'opération "humanitaire" à partir de la Colombie voisine de servir de prétexte au déploiement de l'ingérence étrangère.
 
Dans l'état actuel des informations il semble n'en avoir rien été et la tentative s'être soldé par un échec.
Ce qui explique sans doute le nouveau pas franchi par les dirigeants américains par la voix de son secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo écrivant sur Twitter :
 
 « Les Etats-Unis vont passer aux actes contre ceux qui s'opposent à la restauration pacifique de la démocratie au Venezuela. Maintenant, le temps est venu d'agir pour soutenir les besoins du peuple vénézuélien désespéré ».
 
 
Faisant ainsi peser une menace directe contre la paix dans cette région.
Plus que jamais pour les forces démocratiques politiques et syndicales de notre pays il s'agit de dénoncer cette ingérence impérialiste d'autant que notre propre gouvernement en vassal des USA appuie cette tentative de renversement d'un gouvernement légal en vue de s'emparer de ses richesses naturelles.
 
RAPPEL : PETITION de soutien au peuple Venezuelien :
 
http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=CFSPV
 
 
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On notera la  scandaleuse propagande de "nos" médias, y compris les médias publics qui comme par exemple France inter ou France info appuient de fait l'intervention et les menaces d'agression militaire américaines.
 
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Qui est Marc Pompéo, l'actuel secrétaire d'état américain ?

 

SOURCE : 

Mike Pompeo, ex directeur de la CIA, a été confirmé par le Sénat américain au poste de secrétaire d'Etat, remplaçant ainsi officiellement Rex Tillerson.

1 - Un "faucon" passé par la Californie, Berlin, l'Irak et le Kansas
Mike Pompeo, 54 ans, arrive au secrétariat d'Etat avec la réputation de "faucon", expression qui, en langage diplomatique, décrit une personne au discours agressif et adepte d'une ligne politique musclée. D'origine italienne, Mike Pompeo a eu plusieurs vies. Militaire d'abord. Major de sa promotion à la prestigieuse académie de West Point, il a été à Berlin, avant la chute du Mur, et en Irak, pendant la première guerre du Golfe - il n'a toutefois jamais été au combat. Après un passage à la faculté de droit d'Harvard, il a ensuite créé une société d'ingénierie au Kansas, dans une Amérique assez éloignée de la Californie où il a grandi.

2 - Il est proche des frères Koch, les financiers de l'ultra-droite américaine
Quand, en 2010, il se lance en politique, il est financièrement soutenu par les frères Charles et David Koch, des milliardaires libertariens qui financent les candidats défendant leurs idées. Elu à la Chambre des représentants, Mike Pompeo a acquis la réputation de présenter des projets de loi favorables aux deux frères, selon l'AFP. Comme l'explique le site Politico, ils supportent activement des candidats républicains et des lobbies qui luttent pour la réduction de l'importance de l'État, la réduction des dépenses publiques, notamment en matière de santé. Ils étaient logiquement en première ligne dans l'opposition contre l'Obamacare et ont soutenu Donald Trump lors de la dernière présidentielle.

Très vite, Mike Pompeo se spécialise dans les Affaires étrangères et se passionne pour le renseignement. En janvier 2017, il prend la tête de la CIA et fait un discours digne de Donald Trump : "Pour que la CIA connaisse le succès, elle doit être agressive, brutale, implacable et impitoyable."

3 - Sur la Corée du Nord comme sur l'Iran, il est sur une ligne dure
Comme Donald Trump, il défend la stratégie de la "pression maximale" sur Pyongyang. Alors que Rex Tillerson était opposé à des frappes préventives, Mike Pompeo avait expliqué que son rôle à la CIA était de "fournir des options" au président américain, notamment celle d'une intervention militaire. Il est également un farouche opposant à l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien, un texte "désastreux" selon lui. Mais, devant les sénateurs, le responsable a commencé à adoucir son discours sur ces deux dossiers brûlants, assurant qu'il n'était ni le "faucon" ni le "va-t-en-guerre" souvent dépeint dans la presse. "Je n'ai jamais été partisan d'un changement de régime" en Corée du Nord, a-t-il aussi déclaré.

4 - Il ne veut pas entendre parler de réchauffement climatique
Mike Pompeo est également opposé à l'Accord de Paris sur le climat, celui de la COP21. Lors de son audition devant le Sénat américain, il a refusé de clarifier sa position et le rôle joué par l'homme dans le changement climatique. Une position identique à celle des frères Koch qui ont fait fortune grâce à l'exploitation du pétrole. Au moment de la signature de l'Accord de Paris, il avait attaqué Barack Obama, l'accusant de capituler face "aux extrémistes de l'environnement".

5 - Il défend le recours à la torture

Le nouveau patron de la diplomatie américaine a également des positions très tranchées sur des sujets sociétaux, comme la place des musulmans et le mariage homosexuel. Mais c'est son avis sur l'usage de la torture que dénonce particulièrement l'opposition démocrate. En novembre 2016, il avait ainsi défendu le programme d'interrogatoires de la CIA sous George W. Bush, affirmant que les hommes et les femmes ayant participé n'étaient "pas des tortionnaires mais des patriotes". De même, Mike Pompeo est également favorable à laisser la prison de Guantanamo ouverte.

 

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