Arrestation de Julian ASSANGE : l'infamie d'un système

Publié le par FSC

Comme à son habitude la presse dominante s'aligne en gros sur les objectifs de l'empire : entraver par la répression et l'intimidation tout véritable travail d'information qui en particulier met sur la place publique ses turpitudes et ses crimes : SILENCE dans les RANGS !
 
Comme ce matin Pierre Haski  sur France Inter en essayant de salir l'action et la personne même d'Assange !
 

Par ailleurs on apprend  que L’Équateur obtient 10,2 milliards de dollars du FMI et de la Banque mondiale : voilà qui explique la levée de l'immunité parlementaire pour permette "légalement" l'arrestation !

 

RAPPEL

SOURCE Le Grand Soir :
 
Julian Assange - Prisonnier politique depuis 2012


Depuis 2012, si vous ne savez toujours pas :

qu’il n’a jamais été accusé de viol
qu’il n’a violé aucune loi (d’une juridiction dont il dépendait)
c’est peut-être le moment de changer de sources d’information.

Par ailleurs, il convient aussi de rappeler que :

Wikileaks n’est pas un groupe de pirates informatiques. Wikileaks ne vole pas, ne pénètre pas des systèmes informatiques. Wikileaks est une organe de presse d’un genre nouveau, qui publie des documents confiés par des lanceurs d’alerte.
Julian Assange n’est pas un pirate informatique, ni un lanceur d’alerte, mais un journaliste (primé) et le rédacteur-en-chef de Wikileaks.
Suite à la crainte d’être extradé par la Grande-Bretagne vers les Etats-Unis (et non vers la Suède, comme couramment rapporté dans les médias), Julian Assange demande l’asile politique à l’ambassade d’Equateur, à Londres en 2012. La Grande-Bretagne refuse un sauf-conduit et menace de l’arrêter s’il sort. Depuis, il n’a accès ni aux soins, ni au soleil, ni à l’air libre. Sa santé décline.

Entre-temps, le gouvernement d’Equateur a changé et a décidé qu’Assange n’était plus la bienvenue. Sans avoir pris la décision de l’expulser, il a toutefois annoncé un durcissement de ses conditions de séjour. Depuis août 2018, Julian Assange est virtuellement coupé du monde extérieur, sans moyens de communication. Les visites sont limitées à ses avocats et quelques rares journalistes. Dans la minuscule ambassade, ses paroles, ses faits et gestes sont surveillés en permanence, entouré par un personnel qui a été totalement renouvelé et qui lui est hostile. Il lui est interdit de communiquer sur ses conditions de vie.

L’objectif est clairement de le briser physiquement, moralement et psychologiquement et de le faire sortir "de sa propre volonté".

L’indifférence des grands médias et leur diffusion de fausses informations sur cette affaire n’est pas pour nous surprendre. Nous sommes habitués.

Plus troublant est le silence des médias "alternatifs" qui ne seraient pas ce qu’ils sont aujourd’hui sans le travail de Julian Assange et de Wikileaks.

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LES RÉACTIONS  A SON ARRESTATION :
 
 
 
déclaration de l’Union Américaine pour les Libertés Civiles

NEW YORK - Les autorités de Londres ont arrêté aujourd’hui le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, suite à un mandat d’extradition pour le compte des autorités américaines.

Ben Wizner, le directeur de l’American Civil Liberties Union’s Speech, Privacy, and Technology Project, a fait la déclaration suivante à ce propos :

"Toute poursuite intentée par les États-Unis contre M. Assange pour les activités de publication de Wikileaks serait sans précédent et inconstitutionnelle, et ouvrirait la porte à des enquêtes criminelles à l’encontre d’autres organismes de presse. De plus, poursuivre un éditeur étranger en l’accusant d’avoir violé des lois américaines sur le secret créerait un précédent particulièrement dangereux pour les journalistes américains, qui violent régulièrement les lois étrangères sur le secret afin de pouvoir fournir des informations vitales pour l’intérêt public."

En réponse à l’accusation rendue publique, Wizner a ajouté :

"Poursuivre pénalement un éditeur pour la publication d’informations véridiques serait une première dans l’histoire américaine, et serait inconstitutionnel. Le gouvernement n’a pas croisé ce Rubicon avec l’acte d’accusation d’aujourd’hui, mais le pire scénario ne peut pas encore être écarté. Nous n’avons aucune assurance qu’il s’agisse des seules accusations que le gouvernement entende porter contre M. Assange. De plus, bien que le Premier Amendement n’octroie pas un droit à craquer un mot de passe gouvernemental, cet acte d’accusation qualifie d’" élément " d’un complot criminel les activités courantes et protégées que les journalistes mènent souvent dans le cadre de leur travail quotidien, comme par exemple encourager une source à fournir davantage de renseignements. Etant donné les attaques bien documentées du président Trump et de son administration contre la liberté de la presse, de telles caractérisations sont particulièrement inquiétantes."

 

Communiqué de Jean-Luc Mélenchon

Julian Assange a été arrêté ce matin par la police britannique à Londres. Depuis 2012, il était protégé par l’asile politique de la République de l’Équateur, accordé par l’ancien président Rafael Correa. Il vivait dans l’ambassade de cette dernière. Mais le nouveau président équatorien, aligné sur les intérêts des États-Unis, a décidé de retirer l’asile à Julian Assange.

Le fondateur du site Wikileaks est en effet pourchassé par le gouvernement des États-Unis pour avoir révélé l’espionnage massif opéré par lui contre tous les autres gouvernements du monde, y compris ses alliés. Julian Assange a agit pour la cause de la liberté et de l’indépendance de la France en révélant des pratiques agressives contre nous. L’honneur de notre pays doit être de lui accorder l’asile politique au moment où sa liberté est menacée.

Le 11 avril 2019

Etienne Chouard

Salut,

Julian Assange, vient d’être arrêté par la police anglaise.

Scotland Yard vient de reconnaître que l’arrestation a eu lieu sur injonction des USA…

L’extradition du Royaume -uni vers les USA est très facile, sans dossier, donc sans possibilité de se défendre.

Notre meilleur lanceur d’alerte, héros mondial, exemple vivant de journalisme, sentinelle du peuple, va bientôt finir à Guantanamo, torturé puis assassiné par les chiens de l’empire.

Et nos salauds de « journalistes », littéralement vendus aux riches, vont se taire et laisser faire au lieu de tempêter et de résister… Ces vendus seront d’ailleurs eux-mêmes sur les prochaines charrettes de l’empire (les USA ont prévenu).

Tout ça est à pleurer.

Wikileaks le sentait venir

Je vous propose de faire, ce jeudi Chouard #5, juste après ma deuxième rencontre avec Raphaël (19h-20h), un « spécial Assange » avec Viktor Dedaj (et Didier Maïsto et Régis de Castelnau) : 20 h sur Sud radio, live Youtube et live Facebook.

Juan Branco ne pourra pas venir, mais on tâchera d’avoir avec lui un échange téléphonique.

À tout à l’heure.

Étienne.

LIBÉREZ ASSANGE !

Etienne

Commission Internationale du PRCF

Julien Assange livré à l’impérialisme
Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a été arrêté jeudi 11 avril dans l’ambassade d’Équateur où il était réfugié depuis sept ans.

La police britannique a été invitée par Quito à pénétrer dans les locaux de l’ambassade d’Équateur à Londres, ce pays ayant mis fin au statut d’asile diplomatique dont bénéficiait le lanceur d’alerte. Le président équatorien Lenin Moreno confirme ainsi sa trahison de la politique progressiste de son prédécesseur Rafael Correa. Moreno a tourné le dos à tous les aspects positifs de la politique de Correa dont il fut le vice-président.Il s’est aligné lâchement à l’impérialisme étasunien.

Julian Assange est recherché par plusieurs pays. Il redoute notamment une extradition vers les Etats-Unis pour des atteintes à la sécurité nationale. L’Équateur lui fait courir le risque de « graves » violations de ses droits, s’est inquiétée une rapporteure de l’ONU, tandis qu’un autre rapporteur spécial des Nations unies prévoit de lui rendre visite sur son lieu de détention. Il est à craindre que la vindicte étasunienne s’acharne contre Julien Assange qui a commis le “crime” de faire connaître au monde les turpitudes des pouvoirs corrompus et en particulier des dirigeants des Etats-Unis.

 

Edward Snowden

 

Le lanceur d'alerte Edward Snowden a dénoncé l'arrestation de Julian Assange ce jeudi, 11 avril, comme une atteinte à la liberté de la presse à l'échelle internationale, en violation des droits de l'homme.

Edward Snowden, un lanceur d'alerte américain et ancien employé de la CIA, a parlé de «journée noire pour la liberté de la presse» à propos de l'arrestation de Julian Assange par les autorités britanniques.

...

 


 

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deligne 13/04/2019 18:35

C'est à pleurer comme dit Etienne ...

deligne 13/04/2019 18:33

LIBEREZ ASSANGE