CONVERGENCES sur le 9 MAI

Publié le par FSC

 

 
Une large unité s'est réalisé dans la Fonction publique pour le 9 mai pour stopper la casse macronienne contre les servoces publics et les statuts.
Parallèlement la Commission exécutive confédérale de la CGT appelle à faire converger les luttes avec celles des agents publics.
On comprend donc que dans ce contexte Macron qui s'apprête à rendre publiques ses réponses au mouvement social sans aucune intention de changer de politique joue sur la diversion et les divisions : instrumentalisation de l'incendie de Notre dame, manipulations des violences urbaines, utilisation des propos antiflics irresponsables.
Afin que comme les prestidigitateurs qui détournent l'attention du public tenter de susciter l'illusion du réel!
Nul doute que les travailleurs ne se laisseront pas abuser par ces détournements !
 
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9 mai : Appel à la grève et à la manifestation des OS de la Fonction publique (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA)

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, porteuse de l’intérêt général.
Depuis de nombreux mois, en dépit de leurs revendications et propositions, elles constatent que le pouvoir exécutif poursuitune politique contraire aux intérêts de la population, néfaste pour les missions publiques et pour les agent-e-s. Le gouvernement pratique le double langage en prônant la modernisation de la Fonction publique et le respect des agent-e-s
public-que-s, alors même qu’il ne revalorise pas leur rémunération, qu’il supprime des postes, engendrant une forte dégradation des conditions de travail, et veut affaiblir leurs droits et garanties.
Les personnels, avec leurs organisations syndicales, revendiquent l’augmentation de la valeur du point d’indice afin d’améliorer leur pouvoir d’achat, la suppression du jour de carence et rappellent leur opposition aux 120 000 nouvelles suppressions de postes annoncées.
A de multiples reprises, nos organisations se sont opposées à ces mesures et ont mis sur la table des propositions alternatives. Poursuivant leur politique, toujours sans tenir grand compte des organisations syndicales représentatives, le Président de la République et le gouvernement comptent faire adopter au Parlement, d’ici au début de l’été, une loi dite de transformation de
la fonction publique dont nombre de dispositions ont une portée très grave tant pour les agent-e-s et les citoyen-ne-s que pour l’avenir de la Fonction publique. Il en est ainsi, par exemple, de la mise en place d’une instance unique en lieu et place des comités techniques et CHSCT, instance qui risque de diluer et amoindrir les actions dans des domaines essentiels de la sécurité, de la santé et de la vie au travail. C’est aussi le cas avec la suppression des compétences des CAP en matière de promotion et de mobilité, mesure qui va
favoriser une gestion opaque et priver les personnels de recours contre l’arbitraire. Avec le recours au recrutement accru à tous les niveaux de contractuel-le-s, la précarité sera encore aggravée particulièrement
avec des contrats de mission à durée déterminée pouvant être rompu à tout moment. Par ailleurs, aucune amélioration substantielle des garanties collectives ni sécurisation des parcours professionnels n’est envisagé pour les contractuel-le-s pas plus qu’un encadrement plus strict des conditions de recrutement et de formation. De plus, c’est l’égalité d’accès aux emplois
publics et les garanties de neutralité de l’agent public qui sont menacées.
Après des communiqués unitaires, après des délais de consultations des instances supérieures de la Fonction publique peu respectueuses d’un dialogue social de qualité, après que toutes les organisations représentatives de la Fonction publique aient donné un avis défavorable au projet de loi dit de transformation de la fonction publique, les organisations syndicales CFDT,
CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA réaffirment leur volonté de mettre en oeuvre un processus de mobilisation inscrit dans la durée.
Pour dire non au projet de loi de transformation de la fonction publique et pour demander au gouvernement qu’il ouvre enfin des négociations sur de nouvelles bases, elles appellent d’ores et déjà toutes et tous les agent-e-s de la Fonction publique à se mettre en grève le jeudi 9 mai prochain, étape forte du processus de mobilisation.

Les Lilas le 12 avril 2019

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Déclaration de la commission exécutive confédérale, pour une mobilisation la plus large possible le 9 mai

La Commission exécutive confédérale a décidé aujourd’hui d’appeler à la mobilisation la plus large possible le 9 mai prochain.
Le gouvernement a décidé de faire subir à la Fonction publique le même choc qu’ont connu plusieurs services publics ces dernières années, sans pour autant montrer une quelconque efficacité : toujours moins de réponses aux besoins, toujours plus chers pour les usagers devenus clients. C’est à rebours des exigences exprimées dans les récents différents mouvements sociaux et des sondages actuels plébiscitant plus de services publics.
Emmanuel Macron avait jugé le statut de la Fonction publique inadapté durant sa campagne et prévu la suppression de 120 000 emplois. Il confirme ! Après la réforme du Code du travail, devenue référence sociale, il s’attaque maintenant à la Fonction publique et aux statuts des fonctionnaires. Salaire au mérite, gel du point d’indice, journée de carence, mobilité imposée… la transformation de la Fonction publique s’inscrit dans la poursuite de la construction d’une société de précarité et d’individualisme dans un monde du travail fragilisé.
Une nouvelle vision de la société, dématérialisée, déshumanisée, qui n’a pas été débattue entre citoyens et actuellement rejetée.
Toutes les organisations de la CGT sont donc invitées à s’emparer de cette journée d’action pour défendre et exiger des services publics modernisés, de qualité, prenant appui sur une fonction publique renforcée avec des agents bénéficiant d’un statut de haut niveau. La question de l’avenir des services publics est donc posée en grand pour répondre aux besoins fondamentaux des citoyens, des travailleurs, du pays tout entier.
Les transformer, les affaiblir, c’est condamner à la paupérisation et à la désertification des pans entiers de notre territoire, c’est fragiliser nos concitoyens, notre économie, comme notre capacité à développer l’emploi.
C’est surtout amputer par manque d’aménagement territorial nos potentiels industriels et productifs. Emmanuel Macron veut conclure au sortir du grand débat qu’il y a un excès de dépenses publiques, et qu’il faut donc les réduire. L’opération s’annonce plus difficile à conduire que prévue, car c’est l’utilisation de l’argent qui est réellement posée et singulièrement la réponse aux besoins humains et écologiques.
Aujourd’hui, c’est principalement la spéculation et la flambée des dividendes qui sont alimentées, à l’exemple du CICE, qui est un vrai gaspillage d’argent public tant son inefficacité est démontrée en matière de création d’emploi.
La CGT milite pour un renforcement des moyens pour nos services publics, la fonction publique, et pour un statut général des fonctionnaires rénové et renforcé, garantissant leur indépendance et leur responsabilité, socle incontournable de l’égalité d’accès aux emplois publics. Cela garantit aux administrés neutralité et impartialité dans l’exercice des missions des agents, nous exigeons par conséquent le retrait du projet de loi dit de « transformation de la Fonction publique ». Nous devons créer les conditions d’une grande mobilisation nationale unitaire et citoyenne ce 9 mai. Il est temps de revendiquer la réimplantation de nos services publics dans les territoires, et la mise en place d’une gestion démocratique. Il est urgent d’exiger de nouveaux services publics (logement, alimentation, communication, santé, transport, énergie…) correspondant aux besoins du XXIe siècle.
Nous pouvons nous appuyer sur les nouvelles technologies pour les référencer et les satisfaire, plutôt que pour déshumaniser et raréfier leur implantation.
Défense, reconquête et développement des services publics !
Rien ne sera possible sans l’intervention et la mobilisation convergentes de toutes nos organisations.

Montreuil, le 16 avril 2019

 
 
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