HOPITAUX : MANIFESTATION devant le siège de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris

Publié le par FSC

 

Des centaines de professionnels des services d'urgences de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris manifestaient vendredi matin devant le siège de l'AP-HP à Paris, a constaté une journaliste de l'AFP.
"Sauvons l'hôpital public" proclamait une banderole. Un docteur Diafoirus, le médecin du "Malade imaginaire" de Molière affublé d'un masque, rebaptisé "Macronfoirus" se démenait devant un cercueil figurant l'hôpital public.
"Vous voulez moins d'impôts? Vous aurez moins d'hôpital", beuglait le médecin au faux nez au milieu d'urgentistes en blouses blanches et bleues de plusieurs hôpitaux parisiens.
Les personnels de l'AP-HP étaient appelés vendredi à une grève générale de 24h, alors que depuis lundi, une dizaine d'établissements ont rejoint le mouvement entamé mi-mars aux urgences de l'hôpital Saint-Antoine, à la suite d'une série d'agressions, sans pour autant perturber la continuité des soins, les personnels pouvant être assignés.
"On veut une reconnaissance de la spécificité du travail des urgences", a indiqué à l'AFP Bruno, infirmier à Saint-Antoine. "L'AP-HP nous promet 61 emplois, on est loin du compte."
Les syndicats réclament 700 postes de plus et une prime de 300 euros pour les services d'urgences.

Conditions d'exercice dégradées, impossibilité de faire "son travail correctement", patients qui attendent des heures sur des brancards... Les soignants dénoncent depuis des mois leurs conditions de travail. "On fait un week-end sur deux, et souvent un week-end en plus lorsque les collègues sont en vacances", explique Delphine, de Necker.
"Même chez nous, le ton monte, des parents s'en prennent aux soignants", abonde Laure, également en poste aux urgences pédiatriques de Necker.

Une délégation devait être reçue dans la matinée, a indiqué la direction de l'AP-HP.
 
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