Sixième jour de grève de la CGT Santé à l'hôpital de Bourges

Publié le par FSC

SOURCE : Le Berry Républicain

Ce mardi 21 mai, un rassemblement avait lieu dans le hall du centre hospitalier de Bourges à l'occasion du sixième jour de la grève impulsée par la CGT Santé. Une délégation a été reçue par la direction, sans pour autant obtenir de réponses à leurs revendications. 
Dans le hall du centre hospitalier de Bourges, une cinquantaine de personnes s'est rassemblée pour dénoncer une nouvelle fois les conditions de travail. Le personnel soignant se dit « à bout », comme indiqué dans la lettre ouverte de la CGT, lue à la direction ce mardi matin. 

Une délégation a été reçue par le conseil de surveillance, auquel participait Agnès Cornillault, directrice de l'hôpital. « Le personnel a pu évoquer le mal-être ressenti au travail, mais aucune réponse n'a été apportée à nos revendications. Ils disent seulement qu'ils entendent notre souffrance, qu'ils n'arrivent pas à recruter », déclare Armelle Paris, infirmière en pédiatrie, porte-parole de la CGT.

Le syndicat demande à la direction, entre autres, « d'embaucher du personnel, de combler les postes vacants, l'ouverture de soixante lits de médecine, ou même de la reconnaissance et du respect. »

Le personnel demande dans sa lettre ouverte « l'abandon du projet alternance jour/nuit, dévastateur pour la santé des personnels ». « C'est prévu pour 2020, mais les collègues sont déjà en burn-out et s'en vont de tous les services. Le travail de nuit n'est pas obligatoire, certains ne le supportent pas. La direction nous a dit aujourd'hui qu'il se ferait sur la base du volontariat », affirme Armelle Paris. 
Un incident qui se serait produit dans la nuit de samedi à dimanche a aussi été signalé à la direction. « Un enfant de quatorze ans est arrivé dans un état grave. Il aurait dû être transféré vers le service de réanimation pédiatrique de l'hôpital de Tours.  Cela n'a pas été possible en raison du manque de personnel. Il n'y avait pas de médecin, pas de SMUR secondaire, pas de ligne d'hélicoptère. Finalement, un réanimateur de l'hôpital de Bourges a accepté de le prendre dans son service, de réanimation adulte. Il aurait eu quatre ou cinq ans, je ne sais pas comment on se serait débrouillés », regrette Armelle Paris. « Il y a un vrai risque pour la santé, une perte de chance », lâche-t-elle.  


Si aucun autre syndicat n'a rejoint la CGT, le syndicat compte poursuivre la grève, afin d'obtenir une réaction de la direction. Un autre rassemblement devrait avoir lieu la semaine prochaine, « mais ce mardi soir déjà, nous rencontrons le directeur de l'Agence régional de santé », précise Armelle Paris.  

Sollicitée, la direction de l'hôpital n'a pas souhaité s'exprimer.

Lucile Preux

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